• 12.03.2012 : gers ils attendent toujours d'être indemnisés

    06h00 | Mise à jour : 08h05
    Par Jean-Charles Galiacy sudouest.fr
       

    Gers : les rescapés du Costa Concordia attendent toujours leurs indemnités

     

    Deux mois après le naufrage, l'un des deux couples gersois présents sur le paquebot attend toujours ses 22 000 euros. L'autre souhaiterait toucher un peu plus.

    Les quatre Gersois présents sur le paquebot Costa Concordia, en janvier dernier, continuent de se battre pour obtenir réparation.

    Les quatre Gersois présents sur le paquebot Costa Concordia, en janvier dernier, continuent de se battre pour obtenir réparation. (Photo archives philippe bataille/« sud ouest »)

    Demain, cela fera une paire de mois. Le 13 janvier dernier, le Costa Concordia percutait un récif et s'échouait à proximité de l'île du Giglio, en Toscane. Bilan : une trentaine de morts et des milliers de naufragés, bien obligés de quitter le navire longtemps surnommé « temple du luxe et des divertissements. » Parmi eux, quatre Gersois : Sabine Gastambide et Philippe Siria-Rocca, 44 ans, habitant Simorre et leurs amis, Cédric et Nathalie Pastre, la trentaine, résidant à Pellefigue.

    Deux mois après les faits, leurs trajectoires sont différentes. Les premiers ont choisi d'accepter l'offre de Costa Croisières qui proposait dès fin janvier 11 000 euros d'indemnités par personne contre l'abandon de toute poursuite. « Nous souhaitions intenter une action en justice, explique Philippe. Nous avons contacté notre assurance, mais il nous fallait consulter un psychologue régulièrement. On ne voulait pas s'embarquer là-dedans. Alors, quand nous avons reçu la lettre de Costa, nous l'avons signée et renvoyée. »

    Toujours pas de chèque

    C'était il y a plusieurs semaines déjà. Comme indiqué sur le courrier, ils comptaient bien recevoir leurs indemnités sept jours plus tard. Aujourd'hui, le facteur ne leur a toujours porté aucun chèque. Et les Simorrains de douter, désormais, d'une future indemnisation, surtout en cas de dépôt de bilan de l'entreprise italienne…

    À quelques kilomètres, à Pellefigue, Cédric et Nathalie Pastre préfèrent l'option judiciaire. Eux qui accomplissaient leur première croisière, elle qui en était à son quatrième mois de grossesse, ne sont pas prêts de revoir la proue d'un paquebot. « Nous avons adhéré au collectif et nous nous sommes attaché les services d'un avocat afin de nous conseiller dans notre action, explique Nathalie Pastre. Pour l'instant, nous n'avons rien fait mais nous estimons que la somme de 11 000 euros par passager, c'est insuffisant. »

    « 15 000 euros »

    Leur avocat pourrait très prochainement faire une offre à hauteur de 15 000 euros par personne. « Avec tout ce qu'on a perdu, tout ce qu'on a subi, c'est bien le minimum, reprend Nathalie. En plus, j'étais déjà enceinte lors de ce naufrage. J'estime que mon enfant a été une victime, comme moi. »

    Deux mois après la catastrophe, les quatre Gersois ont, malgré tout, repris le cours de leur vie. Philippe Siria-Rocca a regardé, il y a quelques jours, un reportage à la télévision. « Certains ont été marqués davantage que nous », admet-il. L'homme avait repris le travail trois jours après le naufrage.

    Nathalie Pastre, elle, n'a toujours pas oublié et n'a pas repris son activité professionnelle. « J'y repense, forcément, livre-t-elle. Cela dépend des jours. Quelquefois, on se dit qu'on a eu de la chance de s'en sortir. »

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