• 19.01.2012 - Meta di Sorrento défend le commandant enfermé chez lui

    carabiniers en faction devant le domicile de schettinoDes carabiniers en faction près du petit immeuble dans lequel réside le capitaine du Costa Concordia, Francesco Schettino, à Meta di Sorrento, au sud de Naples. (Photo AFP)

    Le commandant du Costa Concordia, qui a fait naufrage près d’une île italienne, a été ramené en catimini dans la nuit de mardi à mercredi à Meta di Sorrento, petit village au sud de Naples qui défend l’enfant du pays.

     

    Dans la nuit de mardi à hier, le commandant du navire, Francesco Schettino, 52 ans, que le tribunal de Grosseto a décidé d’assigner à résidence, a pu sortir de la prison où il était détenu depuis samedi. Il a regagné en catimini son domicile de Meta di Sorrento près de Sorrente, au sud de Naples. Accusé d’homicides multiples par imprudence, naufrage et abandon de navire, il avait été placé en détention sur ordre du parquet.

    «Il ne faut pas croire toutes les attaques sur internet»

    Le procureur de Grosseto, Francesco Verusio, a démenti les rumeurs selon lesquelles il y aurait d’autres inculpés que le commandant Schettino et le premier officier de passerelle, Ciro Ambrosio.

    Dans les motivations de sa décision de faire relâcher le capitaine, la juge Valeria Montesarchio relève le maintien de « graves indices de culpabilité », notant qu’il n’a fait « aucune tentative sérieuse » de retourner « au moins à proximité du navire », après l’avoir quitté en pleine évacuation.

    Une fois descendu, a-t-elle noté, il est resté pendant des heures sur les rochers avec l’équipage à regarder les opérations de sauvetage.

    Pour sa part, le commandant a reconnu, selon les médias, avoir voulu faire effectuer au navire une sorte de parade aux abords de la côte. Il a nié toutefois avoir abandonné le bâtiment, disant, selon le Corriere della Sera, être tombé dans une chaloupe de sauvetage qu’il était en train de manœuvrer pour aider les passagers dans l’évacuation et n’avoir pas pu remonter à bord.

    A Meta di Sorrento, personne n’a vu rentrer chez lui Francesco Schettino, vers 2h30. Il s’est reclus dans son appartement à l’intérieur d’un petit immeuble dans une rue piétonne.

    Au village, la majorité a pris fait et cause pour le commandant, issu du côté de sa mère d’une longue lignée de « loups de mer ». « C’est une très bonne personne et un bon commandant », a déclaré Gaetano Perusio, qui a travaillé à ses côtés sur plusieurs croisières. « Il a certainement fait une manœuvre hasardeuse, mais il ne faut pas croire toutes les attaques sur internet », allusion au torrent d’injures qui fait florès sur le web contre « le capitaine poltron ».

    Au Giglio, dès l’aube, deux équipes de plongeurs-scaphandriers avaient repris leur activité d’exploration de la partie submergée du Costa Concordia en préparant l’ouverture de brèches à l’aide de mini-charges explosives. Mais ils ont dû suspendre leurs activités pour des raisons de sécurité. Ils espéraient ménager un accès à 18 m de fond sur le pont 4, où pourraient se trouver des victimes.

    En raison des oscillations du navire, les travaux de pompage des 2.400 tonnes de mazout, carburant dense et lourd, dont la présence fait craindre une marée noire, ne peuvent débuter.

    Le bilan est actuellement de 11 morts dont six ont été formellement identifiés : deux touristes français, un Italien, un Espagnol, et deux membres de l’équipage, l’un péruvien et l’autre hongrois.

    Selon la liste publiée par les autorités, 27 personnes manquent encore à l’appel : 24 passagers — 13 Allemands, cinq Italiens, quatre Français, deux Américains — et trois membres de l’équipage : un Italien, un Péruvien et un Indien. Ce total inclut les cinq corps non identifiés dont un serait celui d’une touriste allemande.

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