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    Dépêches  liberation.fr 1.02.2012 à 11h29

    Costa Concordia: plainte en France pour homicide involontaire

     

    La famille d'un Français de 71 ans mort après avoir laissé à son épouse le seul gilet de sauvetage que le couple avait pu se procurer lors du naufrage du Costa Concordia a déposé plainte contre X pour homicide involontaire, a-t-on appris mercredi auprès de son avocat. ( © AFP Filippo Monteforte)
     

    TOULOUSE (AFP) - La famille d'un Français de 71 ans mort après avoir laissé à son épouse le seul gilet de sauvetage que le couple avait pu se procurer lors du naufrage du Costa Concordia a déposé plainte contre X pour homicide involontaire, a-t-on appris mercredi auprès de son avocat.

    La plainte a été déposée mardi auprès du parquet de Paris qui centralise les procédures concernant les victimes françaises du naufrage du 13 janvier, a précisé Me Alexandre Martin, avocat au barreau de Toulouse.

    D'après la famille, Francis Servel, 71 ans, originaire de Ramonville-Saint-Agne, dans la banlieue de Toulouse, avait été contraint de sauter à l'eau tout comme son épouse Nicole, alors que la panique régnait à bord du bateau. Le septuagénaire avait laissé à son épouse le seul gilet de sauvetage que le couple avait pu trouver car elle ne savait pas nager.

    Il s'agit d'une plainte contre X pour "homicide involontaire, blessures involontaires, mise en danger de la vie d'autrui et non respect des règles de sécurité", a déclaré Me Martin.

    Il faut "déterminer toutes les responsabilités". Car au-delà des fautes du capitaine, "visé évidemment", la famille veut des explications sur tout ce qui a fait défaut "dans la formation de l'équipage en cas de naufrage et dans l'organisation des secours", a-t-il ajouté. "Il y a l'absence d'accès aux gilets, les chaloupes grippées qui descendaient difficilement, le retard mis à organiser ces secours", a-t-il poursuivi.

    "On a voulu attendre que mon père soit enterré avant d'entamer toute procédure", a expliqué pour sa part à l'AFP Edwige Servel, fille de la victime. "On veut que justice soit faite, on veut comprendre comment on a pu en arriver à cette situation et que les responsabilités soient bien identifiées", a-t-elle ajouté, expliquant que la plainte avait été déposé par la veuve, les cinq enfants et sept petits-enfants de Francis Servel.

    "Costa nous a dit qu'ils assumeraient leurs responsabilités et j'espère que ça sera le cas", a-t-elle conclu.

    Quatre Français sont morts dans le naufrage du Costa Concordia et un jeune couple de la région parisienne est toujours porté disparu. Le bilan provisoire de l'accident est de 17 morts. Le paquebot transportait 4.229 personnes.

    © 2012 AFP


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  • BFM TV 01.02.2012


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  • International - Faits divers. « Costa Concordia » : la fin des recherches

    Publié le 01/02/2012 à 06:00 le progres.fr

    C’est une triste nouvelle pour les familles des victimes et en particulier celles de Mylène et Mickaël : la recherche des corps des quinze personnes encore portées disparues depuis le naufrage du « Costa Concordia », le 13 janvier au large de la Toscane en Italie, a été définitivement stoppée hier dans la partie immergée du navire, en raison de risques pour la sécurité des plongeurs qui accédaient à des ponts immergés à souvent 20 mètres de profondeur. Cependant, « les opérations continueront dans la partie émergée du Concordia » et toute la zone entourant l’épave, a précisé la Protection civile italienne.

    A ce jour, le bilan de ce naufrage a été chiffré à « 32 morts » dont 6 Français, par le commissaire spécial en charge du naufrage. « Seuls », dix-sept corps ont été repêchés.

    Reste maintenant à éviter la catastrophe environnementale. Le patron de Costa a assuré que « les opérations de pompage commenceront physiquement d’ici 24 heures », avec l’installation finale des pompes devant servir à aspirer les 2 380 tonnes de mazout encore contenues dans les réservoirs du paquebot. Concernant l’évacuation de l’épave du navire, le directeur des affaires maritimes de Toscane a affirmé hier « ne pas connaître les délais ni minimaux ni maximaux ». Le commissaire a, lui, évoqué une période de 7 à 10 mois.


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