• L'industrie de la croisière en Europe s'organise pour porter la bonne parole

    publié le 16/03/2012 à 15:54, mis à jour à 16:40

    L'industrie de la croisière en Europe s'organise pour porter la 
bonne parole

    afp.com/Filippo Monteforte

     

     

    PARIS - Le Conseil européen de la croisière (ECC) et l'association internationale des croisiéristes (CLIA) se sont dotés de porte-parole sur leurs principaux marchés européens pour défendre l'industrie du secteur et rassurer sur la sécurité après le naufrage du Concordia.

    L'industrie des croisières veut "s'adresser à ses principaux interlocuteurs suite au récent incident du Costa Concordia (32 morts en janvier, NDLR), afin de répondre aux préoccupations en matière de sécurité" et réaffirmer sa "réputation positive" en Europe, ont expliqué l'ECC et CLIA dans un communiqué commun vendredi.

    Pour la France, la Belgique et le Luxembourg, c'est Erminio Eschena, directeur général France de MSC Croisières, qui a été choisi.

    Les quatre autres représentants en Europe sont David Dingle, PDG de Carnival au Royaume-Uni, Michael Thamm, président d'Aida Cruises en Allemagne, Roberto Martinoli, PDG de Grandi Navi Veloci en Italie, et Carlos Pedercini, vice-président des opérations maritimes de Pullmantur en Espagne.

    Accident inédit pour un géant des mers, le naufrage du Concordia, fleuron de la flotte du premier croisiériste d'Europe, survenu au large de l'Italie le 13 janvier, a porté un coup à l'image du secteur. Dans les semaines qui ont suivi, les réservations ont chuté de l'ordre de 15% au niveau mondial selon Carnival, maison mère de Costa, et Royal Caribbean Cruises Ltd (RCCL), numéro deux.

    La profession juge nécessaire de repenser sa communication pour ne pas pénaliser ce secteur en plein essor.

    Car pour la première fois en 2011, plus de 6 millions de croisières ont été réservées en Europe (+9% sur un an), a annoncé l'ECC mardi, un chiffre qui a plus que doublé en une décennie. Les Britanniques restent les plus férus de croisières (1,7 million de voyages, +5%), suivis par les Allemands (près de 1,4 million, +14%), les Italiens (900.000 passagers) et les Espagnols (700.000). La France est le 5e marché (441.000, soit +14%).

    La croisière va continuer son développement mais l'année 2012 sera "particulièrement compliquée" en raison de "l'impact" du Concordia, estimait cette semaine le président de l'Association française des croisiéristes (AFCC), Georges Azouze, par ailleurs patron pour la France de l'italien Costa.

    "Nous estimons que nous devons nous adresser aux clients, aux professionnels du tourisme, aux journalistes, aux gouvernements et aux autorités de régulation afin de démontrer que les croisières sont sûres (...) et de montrer comment les croisières contribuent de manière significative et positive à l'économie européenne", a déclaré le président de l'ECC, Manfredi Lefebvre d'Ovidio.

    Les "primo-croisiéristes" ont notamment besoin d'être rassurés sur la sécurité, relève-t-on dans le secteur, qui souhaite aussi mettre l'accent sur le monde des armateurs ou encore les problématiques du tourisme d'escales.

    Interrogé par l'AFP, Erminio Eschena s'est dit "honoré" d'avoir été choisi pour fédérer la parole de l'industrie des croisières.

    "Il est tout à fait important que l'on soit présents sur ce terrain pour prendre la parole", a fortiori "dans des moments de difficulté, de doutes, d'interrogations". Mais il ne s'agit pas "de se concentrer sur le seul événèment qui attire l'attention (...) Je vais m'atteler à ouvrir les portes de l'industrie de la croisière, pour en montrer toutes les facettes", a dit M. Eschena.

    La France, première destination touristique au monde, est en matière de croisières "à la fois un pays émetteur, avec des têtes de ligne et des départs de Marseille, Cherbourg, Le Havre, Villefranche, Nice... et un vecteur d'arrivées de touristes grâce aux bateaux qui font escale en France. L'impact économique est important, nous allons en parler", a promis M. Eschena.

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  • Costa Concordia: la cloche du navire volée

    (médias)

    Dossier: Naufrage du Costa Concordia

    Naufrage du Costa Concordia
    12:03 15/03/2012
    ROME, 15 mars - RIA Novosti

    La cloche du paquebot de croisière italien Costa Concordia, qui s'était échoué près des côtes italiennes le 14 janvier dernier, a disparu, annoncent jeudi les médias locaux.

    Selon ces derniers, des inconnus ont volé la cloche pesant plusieurs dizaines de kilos qui se trouvait à huit mètres de profondeur.

    Le parquet de la ville de Grosseto, chargée d'enquêter sur le naufrage du Costa Concordia, a ouvert une enquête supplémentaire.

    Dans la nuit du 13 au 14 janvier, le Costa Concordia, avec plus de 4.200 personnes à bord, dont 111 Russes, a heurté un rocher près de l'île du Giglio (côte ouest de l'Italie) avant de faire naufrage. Selon les informations officielles, la catastrophe a fait 32 morts, dont 25 ont été retrouvés et 7 sont encore portés disparus.


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  • Transport : Blacklister les personnes qui demandent des “millions” sans raison à travers des plaintes.

    March 14, 2012 http://blog.dddnews.ch/?p=12115
    By DdD

    Comme vous le savez, cela fait maintenant quelques semaines que le Costa Concordia s’est échoué. Nous pouvons voir maintenant les différentes sortes de charognard de toutes sortes, sortir de l’ombre pour tentent de profiter d’un accident afin s’enrichir sur le dos d’une compagnie de transport.

    Alors bien évidemment, je ne parle pas pour ceux qui ont perdu un proche mais bien pour ceux qui avait tout au plus, les pieds mouillés et perdu d’éventuelles papiers (alors oui c’est chiant mais de là à demander des millions… )… Je comprends bien que les personnes les plus durement touchés utilisent le “mal nécessaire” de la plainte pour faire toute la lumière lors d’un accident afin de comprendre, d’éviter qu’un accident similaire ne se reproduise et forcer certaines compagnies à prendre des mesures pour s’améliorer.

    Il faut savoir que suite au naufrage du Costa Concordia, la compagnie Costa a proposé de verser près de 11’000€ à toutes les personnes qui se trouvaient à bord, enfant compris alors que les enfants ne paient pas. Un couple avec deux enfants aurait donc touché 4x 11’000, soit 44’000.- de dédommagement alors que ce même couple, n’aura dépensé à tout casser QUE 3’000€ maximum (pour les européens)…

    Alors bien évidement je ne tente pas de minimiser l’impacte d’un accident de ce type, d’un crash d’avion ou d’autre chose. Surtout que dans le cas de Costa, c’est avant tout le capitaine qui a manqué à son devoir et non la compagnie.

    C’est aussi ce qui fait un accident, un accident… Car nul ne doute qu’un accident n’est pas réputé un moment de joie et de bonheur…

    Voyager c’est aussi d’accepter certains risques. Quand on prend l’avion on est quand même conscient que tout ce qui monte en l’air fini par redescendre, que tout ce qui flotte peu couler, etc…

    Alors c’est bien joli de vouloir le 100% sécurité et de prétendre que « parce que l’on pait » on a le droit de ne pas avoir d’accident. Alors on espère effectivement que ca ne nous arrivera pas (ou à un proche) mais le risque zéro n’existe. (je vais me répéter: Ceci ne veut pas dire pour autant qu’il faut excuser tous les accidents mais ce n’est pas non plus “des millions” qui va faire revenir les proches… Et encore moins quand on a dû marcher dans l’eau ou la boue…).

    D’un autre côté, vous pourrez me dire qu’avec les prix pratiqués, on attire la clientèle qui va avec… Peut-être ces compagnies devraient voir effectivement moins grand mais un service de meilleure qualité, ainsi qu’attirer une clientèle de meilleure qualité aussi?

    (Je sais… ca va faire jaser ceux qui vont me faire dire que je prétends que les « moins riches » sont moins éduqués. Certains comprendront parfaitement ce que je veux dire, d’autres moins… Mais il suffit de regarder qui sont ceux qui porte plainte en demandant des millions…)

    Alors oui, on peut exiger d’une compagnie qu’elle entreprenne tout ce qui est nécessaire afin d’éviter les accidents, des faire en sorte que des incident/accident ne se reproduisent pas deux fois.

    C’est pourquoi il est important de différencier les victimes, des profiteurs afin que les compagnies aériennes, les compagnies maritime et de transport puissent « blacklister » ces profiteurs opportunistes. Dans la mesure où ces personnes utiliseront n’importe quelles excuses de mauvaise foi pour s’enrichir sur le dos d’une compagnie alors que l’accident, n’est pas en lien avec une mauvaise gestion de la compagnie et/ou que leur demande de compensation sont bien trop exagérées pour les réelles perturbations qu’elles ont dû subir.

    Pour ce qui concerne l’accident du Costa Concordia, la compagnie va a son tour mettre en poursuite toutes personnes essayant de mentir, de réclamer plus qu’ils n’ont réellement perdu (parce que la compagnie va pouvoir vérifier les cabines…). Et j’espère que ces gens seront blacklisté par le groupe Carnival et ne pourront pour les 20 prochaines années, plus faire la moindre croisière.

    Afin que les compagnies de transport ne soient plus victimes de profiteur, il est important pour elles que tout comme leurs clients qui refusent de prendre le moindre risque, qu’elles refusent de prendre le risque de transporter ces voyageurs qui feront perde beaucoup de temps et d’argent à tout le monde.

    En tous cas, si j’avais une entreprise de transport, je refuserais de prendre le risque de transporter ces gens…


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  • Naufrage du Costa Concordia en Italie

    L'agence italienne Ansa annonçait mardi après-midi l'identification du couple de français disparu. Cette information avait été démentie une première fois par la famille, après une annonce d'RTL dans la matinée.

    La fin d'une longue attente pour les familles de Mylène et de Mickaël ? Les corps de sept victimes, dont ceux d'un jeune couple de Français et de trois Allemands, morts dans le naufrage du paquebot Concordia le 13 janvier, ont été officiellement identifiés mardi, a annoncé l'agence italienne Ansa en citant la préfecture de Grosseto (centre). Selon l'agence, les sept victimes identifiées sont les deux Français Mylène Litzler et son compagnon Mickaël Blémand, trois Allemands ainsi qu'une fillette italienne de 5 ans, Dayana et son père, William Arlotti.

    "Rien d'officiel"

    Le papa de Mylène, joint par France-Soir, après cette deuxième annonce, se refusait toutefois à tout commentairePlus tôt dans la matinée, la famille avait déjà démentie une première annonce de RTL : « Il n'y a pour l'instant rien d'officiel, nous n'avons pas eu de nouvelles d'Italie », déclarait, agacé, André Litzler à France-Soir . « Il y en a marre de ces gens là. Les parents (NDLR de Mylène et Mickaël) partent mercredi pour l'Italie. Mais pour le moment on ne sait rien, on verra bien, nous sommes toujours dans l'attente ». La famille avait déjà été forcée de démentir des informations de la radio la semaine dernière. RTL avait annoncé que les corps avaient été formellement identifiés grâce à des bijoux et des tatouages. Il semblerait que l'information soit cette fois-ci confirmée.

    Dernier message

    Mylène Litzler, 23 ans, et son compagnon Mickaël Blémand, 25 ans, avaient embarqué à bord du Costa Concordia le dimanche 8 janvier à Marseille pour une croisière d'une semaine en Méditerranée. Dans un dernier message téléphonique envoyé le soir du drame, vers 23h15, ils avaient annoncé à leur famille avoir enfilé des gilets de sauvetage et s'apprêter à monter dans les canots de sauvetage. Le Costa Concordia transportait 4.229 personnes, dont 3.200 touristes de 60 nationalités et un millier de membres d'équipage, lorsqu'il a heurté un rocher. La catastrophe a fait 32 morts, dont 25 ont été retrouvés. Parmi eux, huit cadavres ont été retrouvés le 22 février dans la partie immergée du navire.


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  • « Costa Concordia » : les corps de Mylène et Michaël identifiés

    Deux mois après le naufrage du « Costa Concordia », les autorités italiennes ont annoncé hier que Mylène et Michaël figuraient parmi les corps retrouvés il y a deux semaines.

    Aurélie Foulon | Publié le 14.03.2012, 04h30

    
Mylène, 22 ans, et Michaël, 25 ans, étaient dans le navire qui a fait naufrage le 13 janvier aux larges des côtes italiennes. Depuis, leurs familles se relaient sur l’île de Giglio pour suivre au plus près l’avancée des recherches.

    Mylène, 22 ans, et Michaël, 25 ans, étaient dans le navire qui a fait naufrage le 13 janvier aux larges des côtes italiennes. Depuis, leurs familles se relaient sur l’île de Giglio pour suivre au plus près l’avancée des recherches. | (dr.)

    Pour leurs familles, qui assurent n’avoir eu aucune information officielle, Mylène et Michaël sont toujours portés disparus. « De fausses informations ont déjà circulé la semaine dernière, rappelle André, l’oncle de Mylène. Je ne vois pas pourquoi il y aurait une confirmation comme ça, sans prévenir les familles.
     
    Huit corps ont été retrouvés, et là il n’y aurait que sept noms… Ce n’est pas la peine de dire n’importe quoi et de faire plus de mal à la famille! » Deux mois, jour pour jour, après le naufrage du « Costa Concordia », les autorités italiennes ont pourtant bien annoncé, hier sur le site de la préfecture de Grosseto, que le jeune couple de Sarcelles venait d’être formellement identifié parmi les huit corps retrouvés il y a deux semaines dans l’épave.

    Brigitte, la mère de Mylène, est « trop en colère » pour s’exprimer publiquement. « Nous repartons tous les quatre en Italie mercredi matin (NDLR : aujourd’hui) pour avoir la confirmation écrite officielle des autorités sur les résultats ADN », écrit-elle sur . « Ce rendez-vous était prévu depuis longtemps, avant que les recherches ADN reprennent, souligne André. Pour l’instant, on ne sait pas. »

    Depuis le dernier texto reçu dans la soirée du vendredi 13 janvier, les familles n’ont plus eu la moindre nouvelle de leurs enfants, âgés de 22 et 25 ans. Après ce message qui se voulait rassurant, ils les croyaient équipés de gilets de sauvetage et se dirigeant vers les chaloupes pour évacuer. Le lendemain, on leur a assuré qu’ils étaient dans un car, en route pour Marseille (Bouches-du-Rhône). Ils ne sont jamais arrivés. Ces informations erronées ont finalement été rectifiées et le couple a été porté disparu.

    Pendant deux mois, leurs proches ont milité sans relâche pour que le maximum soit fait afin de les retrouver : une chaîne de solidarité pour contacter un à un les rescapés et déterminer dans quel secteur de l’immense bateau Mylène et Michaël avaient été vus le soir du drame, le dépôt d’une pétition de 2000 signatures au ministère des Affaires étrangères pour que « la monstrueuse attente dans laquelle sont enferrées les familles des quinze disparus » soit prise en compte et que « la technicité et les moyens » soient mis en œuvre « jusqu’à ce que toutes les victimes aient été retrouvées ou tout du moins que l’ensemble du bateau et ses abords immédiats aient été entièrement inspectés ».

    Redoutant d’être oubliés, les parents de Mylène et de Michaël ont rejoint l’île de Giglio, où ils se relaient depuis le naufrage avec les proches d’autres disparus pour suivre au plus près l’avancée des recherches sur le navire échoué. Aujourd’hui, ils seront tous là. « Bien sûr, au bout de deux mois, on est préparés pour cette nouvelle. On ne peut pas dire qu’on croie encore qu’ils soient vivants, confie André. Mais les parents de Mylène et de seront là-bas demain (NDLR : aujourd’hui) : la diffusion de ce communiqué pouvait attendre vingt-quatre heures… »

     

    Le Parisien


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