• Lundi 16 Avril 2012

    Après Costa Concordia plus de sécurité pour nos côtes
     
    Trois mois après le naufrage du Costa Concordia, l’Ile du Giglio (IT) a accueilli, les 12 et 13 avril, un séminaire sur comment « Concilier la sécurité maritime et le développement du transport de passagers ».


    Le séminaire a été organisé par la Conférence des Régions Périphériques Maritimes (CRPM) et la Région Toscane (IT) à l’invitation de son Président Enrico ROSSI, et en partenariat avec la Région Bretagne (FR), la Ville de Giglio (IT) et la Province de Grosseto (IT).

    L’appui des Régions maritimes européennes à cette initiative s’inscrit dans le contexte de l’initiative « ERIKA IV », pilotée au sein de la CRPM par la Région Bretagne (FR) et qui vise à stimuler l’action de l’Union européenne sur le renforcement des mesures de prévention et de réaction aux accidents maritimes.

    Dans ce cadre, la CRPM appelle les institutions européennes et internationales à associer directement les Régions maritimes à leurs travaux sur la sécurité maritime, car elles sont des acteurs de premier plan, à travers le soutien qu’elles apportent au secteur du transport maritime, dont elles bénéficient largement, mais aussi à travers l’impact considérable des accidents maritimes sur les territoires.

    Jean-Yves LE DRIAN, Président de la CRPM et Président de la Région Bretagne a rappelé que le Conseil Informel sur la mer se tiendra le 8 octobre 2012 sous Présidence chypriote et que les Régions maritimes s’attendent à "un bilan politique et des perspectives ambitieuses de l’agenda maritime européen". Plus particulièrement sur la sécurité maritime, le Président de la CRPM a rappelé que "les territoires maritimes sont des victimes potentielles en permanence" en soulignant la contradiction qui résulterait du fait que "la compétence juridique dans les accidents maritimes soit celle de l’État du pavillon du navire et non de l’État du désastre."

    La possibilité de naviguer seulement dans certaines zones, le suivi du trafic maritime, la formation des capitaines et des équipages, la stabilité des navires en cas d’accident et les procédures d’évacuation sont, entre autres, des aspects que pour la CRPM, la Commission européenne et l’OMI devraient aborder dans les futures législations en termes de sécurité maritime, notamment dans un Paquet ERIKA IV.

    Sur ces aspects, Enrico ROSSI, Président de la Région Toscane a rappelé que pour les avions, le plan de vol est d’abord établi puis approuvé par le contrôle aérien : "J’ai demandé au personnel aérien si les avions suivaient un plan de vol déterminé. Ils m’ont répondu que c’était effectivement le cas. J’ai aussi demandé si le commandant peut décider de manière autonome de dévier du plan de vol préétabli. Il m’a été répondu que si des modifications de vol s’avèrent nécessaires, l’accord préalable du contrôle du trafic aérien est obligatoire. Pourquoi n’est-ce pas le cas pour le transport maritime ? Il est vrai qu’en mer le risque de collision avec d’autres embarcations est plus faible, mais… il y a des rochers, des pétroliers et du brouillard."

    Pour le Parlement européen, Debora SERRACCHIANI, Membre de la Commission Transports et Tourisme a insisté sur « l’excès de pouvoir discrétionnaire des Commandants dans l’application des normes et non dans le manque de législation». La députée a ainsi déclaré que le système Galileo pourrait améliorer la surveillance du trafic maritime, et elle a souhaité "une réglementation UE qui instaure une distance minimale de navigation depuis les côtes."

    Cristiano ALIPERTA, Vice-amiral et Représentant Permanent Adjoint de l’Italie auprès de l’Organisation Maritime Internationale (OMI) a rappelé que le Comité de sécurité maritime, un organe de l’OMI en charge de la sécurité, de la construction, de l’équipement et des opérations des navires de la marine marchande se réunira à Londres le 16 mai 2012 et que la sécurité des navires à passagers sera largement débattue.

    Du côté de la Commission européenne, Carlo PETTINELI, Directeur, DG Entreprises et Industrie a souligné l’importance du tourisme en Europe et en particulier celui du secteur des croisières qui a représenté dans l’UE, six millions des passagers en 2011. Il a également annoncé que la Commission lancera un plan pour le tourisme maritime côtier en Europe afin de favoriser la croissance et l’emploi sur le littoral et qu’une consultation publique sera ouverte d’ici peu.

    L’industrie des croisières a également pris part aux débats. Pour Roberto MARTINOLI de l’European Cruise Council, qui représente les 30 plus importantes entreprises du monde dans ce secteur, la Commission et le Parlement de l’UE, ont aujourd’hui des "positions modérées et constructives et sont ouverts à travailler avec l’industrie. Nous devons tous apprendre de l’accident du Costa Concordia parce que la mort d’un passager est terrible pour toute l’industrie maritime."

    Une déclaration finale a été approuvée par les participants et soumise à l’attention des Institutions nationales européennes et internationales. Elle appelle, entre autre, les 27 États membres à exprimer, avec l’appui de la Commission européenne, "une position ambitieuse, forte et unie dans le cadre de l’Organisation Maritime Internationale" et "à poursuivre continuellement son action en matière de sécurité maritime". En premier lieu, la CRPM insiste sur la mise en œuvre des règlementations existantes, et notamment du Paquet Erika III, car seuls 40% des États membres ont adopté les transpositions de ce Paquet, même si la Commission européenne a ouvert plus de 80 procédures contre les États membres défaillants. Deuxièmement, les Régions maritimes insistent sur de nouvelles mesures législatives (ERIKA IV), notamment sur les navires à passagers et sur les porte-containers.


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  • Voici la traduction du message de Kevin le frère de Russel-Rebello sur facebook

    CHERS AMIS : Nous avons tous attendu depuis les 48 dernières heures pour savoir quels sont les résultats des tests ADN. Officiellement, je ne sais pas pourquoi cela tarde ni pourquoi il y a ce suspense dans la libération des 5 NOMS des corps récupérés  le 26 mars. Ce soir, je recevrai la confirmation officielle de l'ONU QUE NOTRE RUSSEL N'EST PAS parmi les 5 corps retrouvés. Mais nous devons encore ATTENDRE POUR LE BUREAU DE PRESSE DES PROCUREURS les 5 noms officiels.

    JE SUIS désolé ce n'est pas la peine de me demander les noms des  5 personnes je suis fatigué. J'espère que vous comprendrez mes sentiments.  Je fait de mon mieux pour mettre à jour ma page   FACEBOOK .

     Demain matin je quitte l'île de Giglio et JE N'AI PAS  DE DATE DE RETOUR. Nous retournons en Inde. Dieu vous bénisse tous. KEVIN


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  • L'épave du Costa Concordia, échoué depuis le 13 janvier dernier devant l'île italienne du Giglio, sera remorquée en entier et non pas découpé sur place. Alors que le pompage des soutes par la société de sauvetage néerlandaise Smit s'est terminé en début de semaine, Costa a fait savoir que, parmi de nombreux scénarios envisagés, elle a retenu cette option. Celle-ci est nettement plus coûteuse que la découpe du navire en sections évacuées au fur et à mesure. Mais elle paraît incontournable compte tenu de la localisation de l'épave dans un environnement marin protégé.
    Le site spécialisé anglo-saxon examiner.com estime le coût de cette opération à 288 millions de dollars. Actuellement, une dizaine de compagnies spécialisées se sont positionnées pour ce contrat qui devrait être prochainement attribué par Costa. Il y a notamment les armements Donjon Marine, Fukada Salvage & Marine Works, Mammoet Salvage, Nippon Salvage, Resolve Marine, Smit, Svitzer, T&T Marine, Titan, et Tito Neri. Selon plusieurs experts de la questions, et compte-tenu de l'ampleur et de la technicité du chantier, celui-ci pourrait être confié conjointement à deux compagnies. Smit, déjà sur le terrain, fait figure de grand favori. Costa a annoncé qu'une shortlist de trois sociétés serait annoncée dans les jours qui viennent. Les travaux pourraient commencer en mai prochain et devraient durer une année.

    Ramener le navire, qui devra flotter, en remorque à Gênes, va impliquer pour les sauveteurs une phase très longue de préparation. Il s'agira d'abord de rendre un semblant d'intégrité à la coque et donc de boucher l'énorme brêche sur le flanc du navire. Pour cela, des plaques en fer devront être disposés le long de la fissure, qui mesure près de 60 mètres et qui se trouve sous la ligne de flottaison du paquebot, qui mesure 290 mètres de long. Cette opération d'étanchéification menée, il faudra injecter de grandes quantités d'air pour chasser l'eau se trouvant dans les fonds et les compartiments du navire. Puis il faudra, à l'aide de grues, relever le navire avant de le stabiliser de manière à pouvoir être remorqué. Le tout dans un environnement compliqué, tant par la présence de nombreux rochers, la proximité de la côte, ainsi que des conditions météorolgiques méditerranéennes, souvent synonyme de coup de vent brutal et de mer courte. Sans oublier que depuis le naufrage, la structure a sans doute beaucoup souffert.


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  • Le Costa Concordia restera au large de l'île de Giglio jusqu'à la fin de l'année. La société qui sera chargée de démanteler et de remorquer le navire sera désignée le 20 avril, a déclaré mardi le directeur de la société Costa Crociere, Gianni Onorato. L'épave du navire devrait être entièrement remorquée pour le printemps 2013, a-t-il indiqué d'après l'agence de presse Ansa.

    Les préparatifs pour les opérations de remorquage débuteront en mai, a indiqué le commissaire spécial pour les catastrophes maritimes, Franco Gabrielli. Le navire de croisière sera également entièrement déchargé.

    Le Costa Concordia s'est échoué le 13 janvier dernier avec plus de 4200 personnes à son bord. Trente personnes ont perdu la vie lors de l'accident. Par ailleurs, deux personnes sont toujours portées disparues. Le capitaine du navire a été déclaré responsable de la catastrophe.

     


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  • Un paquebot du groupe Carnival, maison-mère de Costa Croisières, a fait l'objet d'une procédure de saisie à Galveston, aux Etats-Unis, suite à une plainte déposée dans le tribunal de la ville par la famille d'une passagère allemande décédée lors du naufrage du Costa Concordia, le 13 janvier.

    Alors que les plaignants réclament 10 millions de dollars de dommages et intérêts, un juge texan a ordonné vendredi soir la saisie du Carnival Triumph, un navire de Carnival Crusie Lines en tête de ligne à Galveston, afin de disposer de garanties financières suffisantes.

    Les avocats de CCL sont immédiatement montés au créneau afin d'éviter l'immobilisation du grand paquebot, qui peut embarquer plus de 3000 passagers. Les croisiéristes achevant leurs vacances à Glaveston ont d'abord été autorisés à descendre, avant que ceux en partance puissent monter à bord samedi après-midi, après que les avocats de Carnival aient trouvé un accord permettant de lever la saisie. Le navire a pu appareiller en fin de journée pour mettre le cap, comme prévu, vers le Mexique


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