• Des restes humains retrouvés près de l'épave du «Costa Concordia»
    L'épave redressée du «Costa Concordia», sur la côte de l'île du Giglio.L'épave redressée du «Costa Concordia», sur la côte de l'île du Giglio. (Photo Tony Gentile. Reuters)

    Il pourrait s'agir d'os des deux dernières victimes dont les corps étaient restés prisonniers dans la coque du paquebot.

    Des restes humains ont été trouvés jeudi à proximité de l’épave du paquebot Concordia dont le naufrage en janvier 2012 a fait 32 morts, alors que les corps de deux victimes sont toujours manquants, a annoncé la Protection civile italienne.
    «Au cours des activités de recherche qui se sont déroulées à hauteur de la zone centrale du navire, les plongeurs des gardes-côtes et de la police financière ont trouvé des restes dont la nature doit être encore définie au moyen d’examens d’ADN», précise un communiqué de la Protection civile.

    Le chef de la Protection civile italienne, Franco Gabrielli, qui se trouvait par hasard sur l’île du Giglio pour faire le point sur les recherches, a indiqué à la télévision qu’il s’agissait de «restes humains».

    «Seul l’examen de l’ADN, qui prendra quelques jours, pourra nous donner la certitude» que les restes trouvés appartiennent «aux personnes que nous recherchons», a ajouté Franco Gabrielli.

    «Vu l’endroit où ils ont été trouvés, les restes pourraient appartenir aux deux victimes mais nous devons approfondir les recherches et seul l’ADN nous donnera cette certitude», a conclu le chef de la Protection civile.

    Selon l’agence Ansa, qui ne cite pas ses sources, il s’agirait d’os. Ils n’ont pas été récupérés immédiatement et les plongeurs devraient les remonter dans l’après-midi une fois obtenue l’autorisation du parquet de Grosseto, en Toscane, en charge du dossier.

    L’accident du Concordia avait fait 32 victimes mais les corps du serveur de nationalité indienne Russel Rebello et de la passagère italienne Maria Grazia Trecarichi n’ont jamais été retrouvés. Selon la Protection civile, les familles des deux victimes et le parquet de Grosseto ont été informés de la découverte de ces restes.

    L’épave du Concordia a été redressée le 17 septembre dernier, une vingtaine de mois après l’accident, une première mondiale en raison de la taille de ce gigantesque paquebot de 114 000 tonnes qui gisait sur le flanc droit à quelques mètres du Giglio.

    Le capitaine du Concordia, Francesco Schettino, est actuellement jugé à Grosseto pour homicides multiples par imprudence, abandon de navire et dommages causés à l’environnement. Son procès avait commencé à la mi-juillet et il se poursuivra le 7 octobre par l’audition de plusieurs témoins.


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    costa concordia debout"L'opération de rotation s'est achevée. Le bateau Costa Concordia a atteint la verticale, nous sommes arrivés à zéro degré", a annoncé au matin du 17 septembre Franco Gabrielli, le chef de la protection civile italienne.  

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  • Une fois le navire sécurisé, des spécialistes vont se mettre en quête des corps des deux disparus, une passagère italienne et un serveur indien. Elio Vicenzi, veuf de la touriste italienne et Kevin Rebello, qui cherche son frère Russel, sont attendus mardi sur l'île.

    costa concordia redresse
    Ensuite, démarreront la réparation et les préparatifs pour le renflouement du navire qui prendra des semaines, voire des mois, jusqu'à son remorquage vers un port où il sera démantelé, sans doute pas avant le printemps 2014. Piombino (le plus proche), Naples ou Palerme, les médias italiens se perdent déjà en querelles de clocher sur la destination.

    Tôt mardi matin, des dizaines de cadavres de bouteilles de bières aux terrasses des bars du Giglio témoignaient des célébrations de la centaine de techniciens et ingénieurs mobilisés pour la rotation. Extrait du nouvel Obs

    Mardi 24 septembre l'équipe de recherche, se démène pour retrouver les corps, ils accentuent leurs recherches vers le pont numéro 4, là où ils ont été vus pour la dernière fois.

     


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  • Francesco Schettino se défausse. Prenant pour la première fois la parole au cours du procès dans lequel il est accusé de l'homicide involontaire de 32 passagers, l'ex-commandant du Costa Concordia a accusé le timonier indonésien Jacob Rusli Bin d'être à l'origine du naufrage. "J'ai ordonné au timonier de mettre la barre à gauche, mais il a fait le contraire. En mettant la barre à gauche, la vitesse du navire se serait abaissée. Le choc contre les rochers aurait pu être évité. Dans la pire des hypothèses, l'impact aurait été à la proue du navire et aurait été beaucoup moins violent."

     

    schettinoLes propos de Schettino sont partiellement confirmés par l'analyse de la boîte noire du Costa Concordia : le timonier a attendu treize secondes avant d'exécuter l'ordre du capitaine. Reste qu'il est aujourd'hui difficile d'évaluer le poids de ce retard. "Il est impossible de dire où se serait situé le point d'impact et la brèche qu'il aurait provoqué si l'ordre de virer à gauche avait été immédiatement exécuté, a affirmé devant la cour l'amiral Giuseppe Cavo Dragone. Mais, compte tenu de la taille du Costa Concordia et des conditions météo, il est certain que le navire aurait percuté les rochers."

     

    Nul doute que les avocats que Schettino vont exploiter ce retard de treize secondes et que le procès va se transformer en une bataille d'experts.

    "Même le Titanic a coulé droit !"

    Mais Schettino attaque également la compagnie Costa pour les avaries qui ont retardé et compliqué les opérations de sauvetage. Ainsi, le générateur de secours, pourtant situé au 11e étage et donc protégé des voies d'eau, n'est pas entré en fonction. Les portes étanches et les systèmes de mise à l'eau des chaloupes n'ont pas fonctionné. Schettino et ses avocats exigent donc de monter à bord de l'épave pour effectuer de nouvelles expertises.

    Enfin, le capitaine le plus détesté d'Italie met en cause la structure même du Costa Concordia. "Normalement, le navire aurait dû couler verticalement, a déclaré l'avocat de Schettino. Même le Titanic, qui avait lui aussi une brèche dans sa coque, a coulé droit. Si le Costa Concordia avait coulé verticalement, il se serait posé sur le fond et il n'y aurait pas eu de victimes. Personne ne sait dire pourquoi le navire s'est couché sur le flanc, mais ce n'est pas la faute de mon client."

    L'issue du procès se fait donc plus incertaine. Il sera toutefois impossible de retrouver Francesco Schettino sur la passerelle d'un quelconque paquebot, car le ministère des Transports lui a retiré son permis bateau. Il devra désormais se contenter d'un pédalo.

    Source : Le point


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