• 23.02.2012 - Le chef des pompiers à la rescousse

     

    Costa Concordia : le patron des pompiers audois appelé à la rescousse

    Le 23/02/2012 à 06h00 par Guillaume Richard | Mis à jour à 08h59

     lindependant.fr

     

    les recherches dans la partie immergée du Costa Concordia ont fait un bond de géant, hier.  © ENZO RUSSO AFP et CHRISTOPHE BARREAU

     

    Le colonel Henri Benedittini n'en espérait pas tant. Arrivé mardi après-midi sur l'île de Giglio, où a sombré l'immense navire de croisière Costa Concordia, le patron du Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) de l'Aude s'est aussitôt mis au travail.
    Il avait été appelé à la rescousse par les autorités italiennes, en compagnie de cinq autres experts européens, afin d'apporter son savoir-faire en matière de recherche des corps prisonniers de l'épave du navire.
    La technique qu'ils ont plébiscitée - plongée en scaphandre lourd - a aussitôt porté ses fruits (lire interview). Huit corps sur les quinze qui sont toujours portés disparus ont en effet été localisés hier ! "Nous avons réussi à remonter les corps de trois des quatre victimes localisées ce (mercredi) matin, mais le dernier corps, ainsi que les quatre découverts plus tard n'ont pas pu être récupérés, en raison des mauvaises conditions météo", a déclaré Francesca Maffini, porte-parole du commissaire du gouvernement en charge de la gestion de cette catastrophe. Si le temps le permet nous essaierons de nouveau dès jeudi matin".

    "Un des corps est celui d'une fillette"

    "Les cadavres sont en décomposition après tout ce temps passé dans l'eau", a précisé à l'AFP une source sous couvert de l'anonymat. Un long travail d'identification va maintenant commencer.
    La protection civile italienne, la structure dirigée par M. Gabrielli, a indiqué que les corps avaient été retrouvés à l'intérieur du pont numéro 4 à la suite de témoignages de rescapés sur les endroits où pourraient se trouver des victimes.
    "Les opérations de récupération seront longues", a précisé la protection civile. Selon des secouristes cités par Ansa, un des corps retrouvés est celui d'une fillette italienne de cinq ans, Dayana, partie en croisière avec son père et dont le sort avait ému le pays.

    Henri Benedittini :« Nous avons privilégié la plongée en scaphandre lourd »

    Depuis de longues années, le colonel Henri Benedittini se porte au secours des sinistrés de grandes catastrophes, comme le tsunami en 2005 à Sumatra ou le tremblement de terre à Haïti en 2010.Ses compétences reconnues en matière de sécurité civile ont incité les autorités italiennes à faire appel à lui pour retrouver les disparus du Concordia.
    Quelle est votre mission à Giglio ?
    Nous apportons notre expertise en matière de recherche de corps. En arrivant, nous avons pris contact avec les sapeurs-pompiers locaux, ainsi qu’avec les plongeurs des garde-côtes et de la marine. Nous avons échangé avec eux sur les différentes techniques pour retrouver ces corps.
    Quelle a été celle que vous avez retenue ?
    La plongée en scaphandre lourd. Cela demande un matériel beaucoup plus lourd que la plongée en scaphandre autonome (avec bouteilles) qui avait déjà été utilisée. Il faut notamment une alimentation extérieure, mais cela permet à un plongeur de rester sous l’eau pendant une heure. Et comme ces hommes se relaient sous l’eau, on peut faire des recherches toute la journée.
    Quel endroit du bateau a été ciblé en premier pour ces recherches ?
    Le pont où les passagers devaient se rassembler pour monter sur les chaloupes. On pense que la majorité des disparus s’y trouvent.
    Les recherches sont-elles aisées ?
    Non, c’est très compliqué. Le bateau est immense, une véritable petite ville, avec d’innombrables recoins. Il faut tenir compte des conditions météo, des mouvements du bateau qui sont gérés grâce à un système laser.
    Qu’est-ce qui vous a marqué en arrivant à Giglio ?
    L’énormité des moyens mis en place par la protection civile et les pompiers, que ce soit pour la recherche des victimes, la dépollution. Tous les objets qui se trouvaient à bord sont identifiés et répertoriés, afin de servir à la Justice. C’est un travail conséquent.Jusqu’à quand resterez-vous à Giglio ?Notre mission d’expertise se termine en fin de semaine. On verra si les autorités italiennes font de nouveau appel à nous.

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    17 morts et 15 disparus

    Le 13 janvier, le Costa Concordia transportait 4 229 personnes, dont 3 200 touristes de 60 nationalités différentes et un millier de membres d'équipage, lorsqu'il a heurté un rocher près de la petite île du Giglio, située dans un archipel toscan protégé.
    Le naufrage a fait , en excluant les corps retrouvés hier.
    Les 17 personnes décédées ont été identifiées. Il s'agit de six Allemands, quatre Français, trois Italiens, un Hongrois, un Espagnol et deux Péruviens.
    Sur les 15 personnes qui manquaient encore à l'appel, six étaient des passagers allemands, quatre Italiens, dont la fillette de 5 ans et un membre d'équipage, un jeune couple de Français, deux Américains, et un autre membre d'équipage indien.

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