• Strasbourg Une rescapée du Costa Concordia témoigne « Un raclement lugubre »

    Plusieurs Alsaciens se trouvaient à bord du Costa Concordia 
lors de son naufrage, notamment une jeune femme qui a fait parvenir des 
photos aux DNA (lire son témoignage dans notre édition d’hier).  
Documents remis

    Plusieurs Alsaciens se trouvaient à bord du Costa Concordia lors de son naufrage, notamment une jeune femme qui a fait parvenir des photos aux DNA (lire son témoignage dans notre édition d’hier). Documents remis

    Martine, une habitante du quartier du Neuhof à Strasbourg, se trouvait dans le bateau qui s’est échoué ce week-end sur les côtes italiennes. Quelques heures après son retour en Alsace, elle raconte l’épreuve partagée avec son mari.


    La croisière sur la Méditerranée, c’était son cadeau d’anniversaire. La première de sa vie. « Et la dernière », s’empresse-t-elle d’ajouter. Martine est rentrée à Strasbourg dans la nuit de dimanche à lundi, vers 1h du matin, après avoir vécu le naufrage du Costa Concordia, vendredi soir à proximité de l’île italienne du Giglio (lire nos précédentes éditions). Hier, elle disait avoir « encore froid aux mains ».

    Au moment du choc avec le rocher, Martine, 57 ans, était dans sa cabine, au premier étage du navire, avec son mari. « Il y a eu ce bruit, raconte-t-elle. Un bruit que j’ai encore dans les oreilles. Un raclement lugubre. J’ai vu ces rochers par le hublot. C’était énorme. Il y avait de l’écume partout. »

    « Les rats quittent le navire… »

    Le couple s’habille précipitamment et sort les gilets de sauvetage. Au micro, « ils nous ont dit deux fois “On a la situation en main. Ne vous inquiétez pas”, poursuit la rescapée. Le bateau s’est penché. » Martine et Alain retrouvent le couple de Strasbourgeois avec lequel ils partageaient cette croisière d’une semaine, qui devait arriver à son terme dimanche à Marseille.

    Martine décrit alors « une cohue pas possible dans les escaliers ». « Au début, tout le monde pensait qu’il s’agissait de l’exercice qui était prévu et que l’on n’a jamais fait », dit-elle. La mêlée se poursuit sur le pont, au quatrième étage, où les Alsaciens sont rassemblés avant d’embarquer dans des chaloupes. « Deux Italiens ont bousculé tout le monde et ils ont écrabouillé deux gosses, s’indigne-t-elle. Et puis, derrière nous, on a vu des “gradés” passer. Ils sont sortis au moins une demi-heure avant nous. » Elle pense qu’il s’agit des principaux membres d’équipage. « Les rats quittent le navire… », commente aujourd’hui Martine, amère.

    Plus d’une heure s’est déjà écoulée lorsque Martine et son époux montent sur la chaloupe. « Elle était coincée, elle penchait. Des gens tapaient. Il y avait des cris. » L’embarcation a fini « par tomber » dans l’eau après une chute de plusieurs mètres. « Deux femmes que je connaissais ont sauté à l’eau et rejoint le rocher à la nage », complète la quinquagénaire.

    Vers minuit, les rescapés débarquent sur le quai du port du Giglio. Commence alors une attente dehors, dans le froid – « l’église était pleine » – de douze heures. « On a vu des gens de Costa enlever leur veste et les jeter à terre.

    Des habitants nous ont donné des couvertures, des nappes, poursuit Martine. Un type qui tient un bar a ouvert, vendant son café un ou deux euros. La boulangère a fait pareil, et même une commerçante a vendu des pulls. Je trouve ça ignoble. » Pendant ce temps, « personne de chez Costa n’est venu voir si on avait soif, faim ou froid. L’armée et la Croix-Rouge nous ont mis sur un ferry. On est allés sur une presqu’île : dans un gymnase d’abord, puis une école. »

    Un personnel qu’elle qualifie de « héros »

    Samedi, en fin d’après-midi, un bus amène le groupe de Martine à Savone, dans les bureaux de Costa Croisières : « On a eu de l’eau et des petits pains. Ils voulaient qu’on débarrasse le plancher au plus vite. » Après une nuit dans un hôtel local, les rescapés regagnent Marseille dimanche après-midi. « Ils nous ont donné une pizza, un Coca et 100 euros pour rentrer à Strasbourg ».

    Le cauchemar terminé, Martine fait l’inventaire des pertes : « Un caméscope, tous nos habits, les chaussures, un iPad, un portable… » Elle pense que de nombreuses victimes sont restées bloquées, juste après la collision, « dans les ascenseurs, pleins à cette heure-là. Il y avait des personnes âgées, en fauteuils roulants.

    Ce sont les serveurs et les cuisiniers qui les aidaient. » Un personnel qu’elle qualifie d’ailleurs de « héros », à l’opposé du commandant qu’elle a vu « sous une couverture » au port : « Il s’est barré avant tout le monde, assure-t-elle comme de nombreux autres témoins. Mais l’honneur d’un capitaine, c’est de partir le dernier. »


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  • Naufrage meurtrier : le cauchemar du couple en voyage de noce

    le 16 janvier 2012 à 07h57 , mis à jour le 16 janvier 2012 à 16h25

    Han Ki-Deok et sa jeune épouse, Jeong Hye-Jin, étaient partis se coucher quand le bateau qui a fait naufrage vendredi soir a commencé à pencher. Ils sont restés 30 heures dans leur cabine.

    Han Ki-Deok et sa jeune épouse, Jeong Hye-Jin, miraculés du 
naufrage
    Han Ki-Deok et sa jeune épouse, Jeong Hye-Jin, miraculés du naufrage © AFP

    Trente heures dans une cabine, dans le froid et l'obscurité. Un jeune couple sud-coréen en voyage de noce à bord du Costa Concordia a raconté lundi le cauchemar enduré. Vendredi soir, après le dîner, Han Ki-Deok et sa jeune épouse, Jeong Hye-Jin, tous deux âgés de 29 ans, sont allés se coucher. "Lorsque nous nous sommes réveillés, le bateau penchait", a déclaré Han à l'agence sud-coréenne Yonhap, depuis une chambre d'hôtel à Rome.

     
    Le couple s'engage alors dans le couloir mais la pente est tellement forte que les deux jeunes gens ne peuvent pas avancer. "Nous avons fini par glisser au fond du couloir et nous nous sommes faits mal", a raconté le jeune marié. Le couple décide alors de rentrer dans sa cabine, où l'électricité ne marche plus, dans le noir et le froid. Ils revêtent leur gilet de sauvetage et enfilent à tour de rôle un gilet supplémentaire pour combattre le froid. Pendant ces longues heures passées dans la cabine, ils se nourrissent de biscuits et d'eau.
     
    "Avoir une belle vie ensemble"
     
    Le couple crie sans relâche pour attirer l'attention des secours, jusqu'à ce que leur gorge soit trop irritée. Il souffle aussi les sifflets attachés aux gilets de sauvetage. Ils se promettent, s'ils s'en sortent, "d'avoir une belle vie ensemble", a raconté Han Ki-Deok. Les deux jeunes gens rationnent la nourriture dont ils disposaient, car ils craignent d'"être là pour longtemps", a précisé Jeong Hye-Jin. "Il faisait nuit noire dans la cabine. On ne pouvait savoir si c'était le jour ou la nuit que grâce à un rai de lumière qui passait dans un tout petit trou, dans le mur", raconte la jeune femme. Lorsque les secouristes les ont trouvés, dimanche, elle a eu l'impression de voir "(leurs) sauveurs".
     
    Le couple a été amené à l'hôpital et le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a rapporté qu'ils étaient en bonne santé. Les jeunes mariés, tous deux instituteurs, ont dit être prêts pour un autre voyage de noce. Mais "certainement pas une croisière". Le Costa Concordia a fait naufrage vendredi soir, près de l'île italienne du Giglio (Toscane), avec 4.229 personnes à bord, dont plus de 3.200 touristes de 60 nationalités différentes. Le dernier bilan faisait état de six morts.

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  • Costa Concordia par le 20/01/2012 17:08

    http://www.melty.fr/costa-concordia-a-qui-reviennent-les-affaires-actu92297.html


    Costa Concordia : A qui reviennent les affaires des passagers ?


    Depuis mardi dernier, des entreprises spécialisées dans la prise en charge d'épaves s'activent autour du navire du Costa Concordia pour déterminer à qui reviennent les affaires des quelques 4000 passagers du navire, aujourd'hui enfouies au fond des mers.

    C'est une petite fortune qui s'entasse désormais au fin fond des mers, au large de la Toscane. Un butin qui risque de déchaîner les foules. Car les passagers, dans la panique la plus totale, ont dû tout laissé derrière eux, y compris leurs objets les plus précieux.

    Qu'adviendra-t-il donc de leurs effets personnels ? C'est ce que chacun tente de déterminer. melty.fr va tenter de vous éclairer sur le sujet.

    D'après la loi, la propriété de ces objets dépend avant tout de l'état d'abandon du navire. Aucune tentative de récupération du bateau ne doit ainsi être mise en place pour qu'il soit déclaré véritablement, et légalement, à "l'abandon". Et ce, pendant des années, voire des décennies.

    S'appliquera ensuite la loi du premier arrivé premier servi. Ce qui n'est vraisemblablement pas le cas du Costa Concordia autour duquel s'activent de nombreuses équipes dont des ingénieurs navals en charge de redresser le navire pour le conduire dans un endroit sûr.

    La situation ici devrait donc être la suivante : tous les biens repêchés en bon état seront restitués à leur propriétaire. On doute cependant que les passagers du navire Costa Concordia, qui ferait l'objet d'une malédiction selon certains, retrouvent toutes leurs affaires comme ils les ont laissées…

    Costa Concordia a qui reviennent les affaires des passagers

     

    Des ingénieurs navals tentent de redresser le bateau pour le conduire dans un endroit sûr

    Une possibilité s'offre alors à eux : faire une demande de remboursement auprès de la compagnie. Enfin, cela s'appliquera uniquement à ceux qui auront souscrit une assurance voyage.

    Ce qui n'est pas le cas de tout le monde. Et même pour les plus prévenants, il faut savoir que les contrats d'assurance sont très explicites au sujet des pertes et des casses : une couverture des dégâts très mince, voire inexistante.

    De plus, il n'est pas rare d'attendre plusieurs semaines pour obtenir une première réponse de la part des compagnies. Et celles-ci n'hésiteront pas à demander toujours plus de justifications avant d'accepter la demande d'indemnisation. On se demande donc comment tous les passagers vont pouvoir s'en sortir.

    Et on se doute que la situation ici sera bien différente de celle enseignée dans les manuels de droit.

    Car un témoignage récemment recueilli dénonce l'attitude de la compagnie Costa Concordia pendant le naufrage. Il semblerait qu'il soit primordiale pour la société de faire ne serait-ce qu'un petit geste commercial aux victimes de ce terrible drame…

    Que va faire la compagnie selon vous ? Les passagers finiront-ils par être dédommagés ?

     


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  • Source wikipedia

    Par recoupement de diverses sources, la répartition par nationalité des passagers sur le paquebot est la suivante : 989 Italiens, 569 Allemands, 462 Français, 177 Espagnols, 129 Américains, 69 Suisses, 12 Canadiens et 8 Belges, 70 Roumains (50 membres du personnel et 20 touristes)


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