• Coincé 36 h le commissaire de bord raconte

     

    Costa Concordia : le commissaire de bord est resté coincé 36h

    Créé le 23-01-2012 à 11h01 - Mis à jour à 11h39     

    Après avoir aidé des passagers, Manrico Giampedroni est tombé "dans un trou" et a trouvé refuge sur un meuble.

    Sauveteurs à l'oeuvre à la suite du naufrage 
du Costa Concordia (SIPA/ Carabinieri/ Olycom)

    Sauveteurs à l'oeuvre à la suite du naufrage du Costa Concordia (SIPA/ Carabinieri/ Olycom)

     
     

    "J'ai vu ma vie défiler" confie depuis son lit d'hôpital à Grosseto (Toscane) Manrico Giampedroni, commissaire de bord du Costa Concordia. Sa jambe gauche a été écrasée après le naufrage. En charge de la logistique, la mission du commissaire de bord, sur un ferry comme sur un paquebot, est "d'organiser toute l'activité commerciale à bord : l'accueil, le confort et le divertissement des passagers et de veiller à la sécurité de tous" rappelle le site des Armateurs de France.

    "Tout à coup, je suis tombé dans un trou de 4-5 m"

    Dimanche dernier, Manrico Giampedroni, père de famille de 52 ans, a été la troisième personne retrouvée vivante. Quand l'alerte a été donnée, vendredi 13 janvier, il se trouvait sur le pont 4B. "J'ai mis les gens dans les chaloupes, puis je suis retourné voir si certains passagers n'étaient pas restés coincés dans leur cabine" explique-t-il au "Parisien", quand "tout à coup, je suis tombé dans un trou de 4-5 m de profondeur, probablement une porte ouverte car le navire était déjà penché."

    Le commissaire de bord est resté toute la nuit dans ce trou, juché sur un meuble sur lequel il a trouvé refuge. Un moment, confesse-t-il, "d'effrayante solitude". Il avait pourtant participé à des mises en situation "dans une salle plongée dans le noir, entourée de flammes..." Mais, indique-t-il, "la réalité est sans commune mesure".

    "Dès que je serai rétabli, je retournerai en mer"

    Manrico Giampedroni, issu d'une famille de marins originaire de Ligurie, a tenu bon. "J'ai pensé sans arrêt à ma femme et à ma fille de 12 ans. Je me suis repassé comme un film tous les événements heureux de ma vie" confie-t-il au "Parisien". Il a travaillé toute sa vie à Costa Croisières, a été félicité par la compagnie et assure avoir "reçu des lettres chaleureuses du monde entier". Et ne compte pas jeter l'éponge : "Dès que je serai rétabli, je retournerai en mer. Pour nous, c'est comme une drogue."

     

    Quant au drame, il n'était selon lui pas du tout prévisible : "Il y a proprement un sentiment de sécurité quand vous montez sur un tel navire. Jamais je n'aurais imaginé que le Concordia puisse couler." Au sujet du capitaine du paquebot Francesco Schettino, accusé de toutes parts, il évoque un homme "gentil et compétent" et ajoute seulement que "l'enquête redistribuera les responsabilités."

    Le 
Nouvel Observateur

     

    Par Le Nouvel Observateur

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