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    Mardi 20 novembre 2012, une interview de Francesco SCHETTINO à il Giornale :

    Alain LITZLER le papa de Mylène que je remercie, m’a fait parvenir la traduction d’une interview que Francesco SCHETTINO a donnée à un journal italien "il Giornale.it", cet interview a été publiée le 16 novembre 2012…

    Bonjour, je suis Francesco Schettino, celui de la Concordia.

    Vous devez commencer à m’écouter parce que les limites sont dépassées …

    Maintenant, je ne lis plus que des mensonges exagérés sur mon compte. Il existe des preuves, liées à l’enquête, qui racontent une toute autre histoire et montrent que le concerné n’a pas été un capitaine lâche.


    Ne jouez pas les victimes, commandant…

    Non je ne pense pas jouer les victimes, parce que les véritables victimes sont ailleurs. Mais je n’accepte plus d’être acculé de mensonges honteux. Et comme tout le monde a parlé et a pas mal déformé la vérité, maintenant c’est moi qui vais parler. Je suis en train d’écrire un livre, et je vais mettre au grand jour ce qu’on ne voulait pas qui se sache sans faire de cadeau à personne.

    De quoi parlez-vous?

    Des preuves ignorées, des cartes cachées, des enregistrements intégraux diffusés de manière volontairement partiale ou trompeuse comme celui du “ Revenez à bord, bordel ! ”. Personne n’a remarqué que ce fameux fichier audio a été mis en circulation juste au moment de la décision du juge d’instruction sur mon éventuelle incarcération. Une décision dont on disait dans les milieux journalistiques et juridiques qu’il n’était pas évident qu’elle allait être celle qu’a imposée l’opinion publique. Malgré le pilori médiatique il était du domaine du possible que je ne sois pas détenu parce que je ne pouvais évidemment pas répéter l’infraction avec le navire échoué au Giglio, ou fuir à l’étranger sans papiers en étant pourchassé par toutes les télévisions du monde, ou encore truquer des preuves qui ne pourraient pas être à ma portée. Et là, si je puis me permettre, nous en arrivons à une autre victime de la tragédie : le Commandant Gregorio De Falco, le héros, celui du coup de téléphone.

    Commandant, mais que dites-vous ? De Falco une victime?

    Oui c’est une victime parce qu’il s’est retrouvé dans un jeu terrible plus grand que lui et il a essayé d’y jouer d’une façon incorrecte. En fait, en n’étant pas présent sur les lieux et, par conséquent, en ne se rendant pas compte de la situation, il n’a pas su utiliser les seuls instruments qu’il avait à sa disposition à ce moment-là : mes yeux et ma compétence professionnelle. Ré-écoutez ce coup de téléphone : j’essaie de le rassurer, et on n’a jamais vu un naufrage où il faille calmer son sauveteur en essayant de lui faire comprendre ce qu’il devait faire. Cet appel téléphonique, cependant, n’a pas changé d’un pouce le cours des évènements. En fait, pour tout vous dire, il me semble très suspect.

    Pourquoi suspect?

    Qui va en mer sait que les communications d’urgence sont enregistrées, il n’avait pas besoin de le rappeler et de le marteler avec ce ton menaçant, qui est devenu un souvenir impérissable. Le temps était très compté, les gens risquaient leur vie, je cherchais à faire le maximum de choses. Et qu’est-ce qu’il fait ? Au lieu de se caler sur le commandement général de la Capitainerie du port de Rome, avec lequel j’avais auparavant et sans aucune difficulté ni animosité convenus des modalités des secours, il menace de m’envoyer en prison. En fait, De Falco commence par dire qu’il va appeler le Procureur, bordel, en faisant ainsi passer les activités d’investigation et de justice avant celles de secours. Qui sait peut-être a-t-il fait ça parce que De Falco est aussi avocat …

    Une tension compréhensible, dans ce contexte…

    Ah oui ? Mais vous le savez que cet appel arrive quand tout est pratiquement fait, terminé, à 1 h 42 en pleine nuit, après qu’il y ait déjà eu 12 contacts au moins, tout à fait calmes et fructueux avec ses autres collègues, qui se sont déroulés entre 22:14 et 00:34 pour la préparation de l’évacuation du navire qui a finalement permis de sauver plus de quatre mille personnes ?

    C’est facile de parler pour vous qui, à ce moment-là, étiez au sec sur un rocher…

    Mais oui, faisons encore de l’ironie. Vous devez comprendre comment je me suis retrouvé sur ce rocher, et pourquoi je n’ai plus pu approcher le navire. La réalité, c’est que, à un moment donné, j’ai réussi à monter à bord d’un canot de sauvetage pneumatique d’un des ferry qui ont pris part aux secours pour qu’il me transporte sur le côté émergé de la Concordia. Si je ne suis pas arrivé à remonter à bord, c’est parce que nous avions commencé à embarquer de l’eau et donc été contraints de retourner au port, à 3 heures du matin.

    Mais, relisez De Falco, il a dit…(Le commandant m’interrompt).

    Je dis que si ça s’est fini par un grand nombre de problèmes c’est aussi à cause du coup de téléphone que l’officier-héros a donné au magistrat en suggérant que j’allais voler la boite noire pour la soustraire à ses enquêteurs. Une accusation qui allait faire le tour du monde et sur laquelle le même De Falco persistera carrément le jour de mon interrogatoire dans une brève note aux autorités judiciaires qui a fait penser à tort au procureur par ce qu’elle sous entendait que j’avais été surpris en train de voler le VDR dans la confusion des évènements.

    Il reste tout de même à expliquer l’abandon du navire…

    Quand la Concordia a commencé à se renverser sur le côté droit, je me suis retrouvé avec un sol qui avait tourné de 90 degrés. Nous ne pouvions plus marcher, il n’y avait plus aucun appui et quelqu’un de moins agile que moi serait passé par-dessus bord. Pourtant, bien que l’eau ait déjà inondé le pont, j’ai continué à aider les passagers à monter sur les derniers bateaux qui faisaient le va et vient sur mes instructions, avec la terre ferme. Seulement, l’explosion des fenêtre des ponts en-dessous et l’inondation qui en a suivi ont provoqué le basculement brusque du navire qui a piégé un bateau avec le bras de fer de la grue. En outre, le pilote a paniqué et est parti complètement à côté de ses pompes. À ce moment là, en équilibre précaire, je pouvais choisir de mourir comme un idiot écrasé par le navire à vingt mètres de la rive, ou m’accrocher au bateau pour prendre la place du conducteur en proie à la panique et essayer de porter en sécurité des dizaines de personnes. J’ai choisi la seconde solution, et j’ai donné un coup de poing au conducteur de la lance qui était paralysé par la peur et j’ai conduit de nombreuses personnes en sécurité. Il y a des dizaines de témoignages qui le confirment.

    C’est tout ce que vous voulez dire?

    Tout ? Ce n’est qu’un début. Il faudra encore parler des honteuses rumeurs sulfureuses qui ont tant intéressé les médias, des manœuvres désespérées pour amener le navire à s’échouer sur les rochers (il y a la preuve sur la boite noire, il n’y a pas à sortir de là), des rapports que j’ai faits à mes supérieurs de chez Costa, des coups de téléphone où j’aurais payé pour que nous accordions nos versions en ma faveur, des inchini, de l’histoire des ancres utilisées comme des freins. Bientôt, je vais révéler des vérités frappantes. Alors, ceux qui m’ont accusé devront faire des excuses, non à moi, mais aux familles des victimes et au public qui ont été trompés par des informations fausses et déconcertantes.

    Fin de l'interview !

     

    issu du site concordia.fr


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  • L'interview du commandant du Concordia choque l'Italie (lire l'article d'origine)


    Francesco Schettino a reçu la somme de 57.000 euros pour un entretien exclusif sur la chaîne italienne Canale 5.

    Alors que les victimes se sont retrouvées vendredi sur l'île du Giglio en Toscane, six mois après le naufrage du Concordia , le commandant du navire, Francesco Schettino, vient de conclure les termes d'une interview exclusive avec une chaîne italienne Canale 5. La tractation, sur laquelle des rumeurs circulaient depuis quelques jours, a finalement été «conclue à 57.000 euros», a confié au Figaro un journaliste de la chaîne appartenant au groupe de Berlusconi.

     

    "26 mn d'interview pour 57 000 euros

    La chaine italienne canale 5 a reçu l'ex commandant du Costa Concordia

    «Cela choque beaucoup de personnes en Italie, y compris les journalistes», a-t-il commenté.

    Les victimes en colère

    L'attitude de Francesco Schettino scandalise les victimes tant sur «le manque de décence» de cette marchandisation que sur son montant même qui s'avère bien supérieur aux indemnités qu'«on ne pourra jamais espérer», s'indigne Nicole, une rescapée qui a reçu 11.000 euros en guise de réparation de son préjudice.

    En outre, les propos du commandant, loin du mea culpa, choquent l'opinion. En revenant sur les faits, survenus dans la nuit du 13 janvier dernier, il revendique avoir évité le pire. «J'ai été guidé par une main divine, a-t-il déclaré à la presse transalpine. Mon flair et mon attention m'ont permis d'éviter un choc frontal avec le rocher. Et le fait d'avoir retardé l'ordre d'évacuation a été providentiel. Il aurait été très imprudent d'arrêter brusquement le navire. Il risquait de se retourner et le nombre des victimes aurait été bien supérieur.»

    «C'est vraiment révoltant, dit Brigitte Litzler, la mère de la jeune Mylène, morte dans le naufrage aux côtés de son fiancé Mickaël Blémand. Non seulement il n'est plus assigné à résidence mais il pérore et se fait de l'argent sur le dos des victimes. C'est une honte. Je ne comprends plus dans quel monde on vit.» Les parents de Mylène n'ont pas voulu se rendre vendredi au Giglio pour l'hommage aux victimes. «Ça ne rime à rien tant qu'on n'a pas retrouvé les autres», estime-t-elle en faisant référence aux deux corps encore introuvables. Le naufrage a fait 32 morts.

     


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  • Concordia : de la cocaïne dans les cheveux du capitaine Schettino

    Lundi, 20 Février 2012 10:35 | Écrit par Jean-Luc http://www.sharknews.fr

    Francesco Schettino est probablement à l’heure qu’il est l’homme le plus impopulaire d’Italie. Les dernières révélations de l’enquête sur le naufrage du Concordia, ne devraient pas aider à faire remonter sa côte de popularité.

    Suite à une analyse, les enquêteurs ont retrouvés des traces de cocaïne sur ses cheveux.

    Selon la police, cela ne prouve pas pour autant que la capitaine ait consommé de la drogue, d’autant plus que les analyses urinaires n’ont rien révélé de suspect.

    Mais cette analyse capillaire prouve en revanche que celui qui est désormais surnommé « capitaine lâche » a été à proximité immédiate de cocaïne, et que la drogue n’a vraissemblablement pas pu atterrir dans son cuir chevelu sans qu’il ne puisse sans rendre compte.

    Reste à savoir qui dans l’entourage de Schettino était susceptible de consommer de la drogue… La cocaïne était-elle un autre moyen de faire plaisir au chef des serveurs, pour lequel le capitaine avait accepté de se rapproché inconsciemment de la côte ? L’amante moldave du capitaine, qui n’aurait pas dû se trouver sur le bateau, était-elle une consommatrice ?


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  • L'espress.fr

    afp.com/Enzo Russo 18/02/2012

     

    Des traces de cocaïne ont été trouvées sur les cheveux du capitaine du Costa Concordia, Francesco Schettino, selon l'agence AP. 

    Des traces de cocaïne ont été trouvées sur les cheveux de Francesco Schettino, selon l'agence Associated Press. 

    Les experts ayant procédé aux analyses estiment toutefois qu'il n'est pas certain que le capitaine du Costa Concordia, qui a fait naufrage le 13 janvier dernier, ait consommé cette drogue.  

    Ses analyses d'urine ne montrent en effet pas de trace de cocaïne. De nouveaux examens ont été demandés aux enquêteurs. Un test ADN doit notamment être réalisé pour s'assurer que les échantillons incriminés appartiennent bien à Francesco Schettino. 

    Ce dernier est aujourd'hui poursuivi pour homicides multiples par imprudence, naufrage et abandon du navire. 


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  • Naufrage en Méditerranée

    20 janvier 2012 10:43; Act: 20.01.2012 14:27 Print

    «Je ne suis pas la maîtresse de Schettino»

    «Je ne suis pas la maîtresse de Schettino»

    La jeune Moldave, qui se trouvait à bord du «Costa Concordia», n’avait pas de cabine réservée à son nom. Elle dément par contre toute relation avec le commandant du navire.

    «Je ne suis pas la maîtresse du commandant Francesco Schettino. Et vous savez pourquoi? Il montre toujours à tout le monde une photo de sa fille quand elle était petite. Un homme qui veut une amante ne se comporte pas de cette manière. Domnica Cemortan, la mystérieuse Moldave de 25 ans qui se trouvait à la salle des commandes du «Costa Concordia» lors de l’accident, s’est défendue dans une interview donnée au quotidien italien Corriere della Sera.

    C’est la faute des Russes. Ce sont eux qui ont fait les photos et ont raconté des choses fausses, comme dire que les officiers buvaient avec les hôtesses et étaient ivres. Sur les navires Costa, il y a des caméras de surveillance partout. S’ils attrapent quelqu’un qui boit pendant le service, il est licencié sur-le-champ». On en apprend également plus sur la jeune femme. Domnica aurait suivi des cours de danse classique à Chisinau, mais elle a passé plusieurs années à Bucarest, en Roumanie. Elle possède d’ailleurs la double nationalité, ce qui lui permet de circuler librement en Europe.

    «Maintenant, ça suffit. J’ai besoin de tranquillité»

    La jeune femme explique également pourquoi elle se trouvait avec le commandant au moment du choc du «Costa Concordia» contre le rocher devant l’île du Giglio. «Quand les lumières se sont éteintes et que les passagers se sont mis à hurler, c’est un officier qui m’a demandé de le suivre au poste de commandement. Il y avait beaucoup de Russes à bord et il avait besoin que je donne des instructions aux passagers. Et c’est clair que j’étais à côté de Schettino à ce moment-là. Mais je ne faisais que répéter en russe ce qu’on me disait en italien. "Retournez dans vos cabines, ce n’est qu’un problème électrique". Cette phrase, je l’ai prononcée une dizaine de fois. Pour moi, le commandant Schettino est un héros, parce qu’il s’est comporté comme tel. Je pense qu’il a fait tout son possible».

    Mais où logeait la Moldave lors de son voyage, puisque, d’après plusieurs médias, la jeune femme n’apparaissait ni sur la liste de l’équipage ni sur celle des passagers. «Le billet, je l’ai acheté en Italie avec mon argent. J’ai encore dans ma poche la clef de la cabine. Maintenant, ça suffit. J’ai besoin de tranquillité, mais je parlerai peut-être encore dans quelques jours», explique la danseuse moldave au quotidien italien. Une version qui n’a pas été confirmée par les enquêteurs. Car, d’après ces derniers, Domnica n’avait pas réservé une cabine à son nom. Ce qui laisserait penser qu’elle était l’hôte du commandant…


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  • 08 février 2012 07:22; Act: 08.02.2012 14:24 l'essentiel

    Domnica Cemortan, la Moldave qui se trouvait avec le commandant du Costa Concordia lors du naufrage se défend. Elle affirme être victime d’un battage médiatique.

    Domnica Cemortan se trouvait avec le commandant du Costa Concordia, lors de l'accident du vendredi 13 janvier.
     
    «Je ne sais pas pour qui vous m’avez prise, mais vous avez sali ma réputation. Vous trouvez que je ressemble à une trainée?» Domnica Cemortan, la jeune Moldave de 25 ans qui se trouvait avec le capitaine Schettino sur la passerelle du Costa Concordia le 13 janvier dernier, s’est confiée à l’hebdomadaire italien Oggi. Elle nie sa relation avec le capitaine du navire.
     

    «Je n’ai jamais dit aux magistrats "j’aime Schettino". J’aimerais comprendre comment une information pareille a pu filtrer. Ils disent qu’on a trouvé mon bikini dans la cabine de Schettino. Et ma valise, elle est où? Comment on peut fabriquer une histoire à partir d’un bikini? Et puis, ils ont trouvé quoi sur ce bikini pour dire que c’est le mien? Mon nom était écrit dessus, il y avait ma photo, mon ADN », se demande la danseuse. «Je ne suis pas stupide. Je ne suis pas née hier. J’ai vite compris ce qui se passait. Cette information a été divulguée pour mettre sous pression le capitaine. Ils veulent aussi l’isoler au sein de sa famille.»

    «J’ai honte quand j’entre dans les magasins»

    La blonde attaque également les journalistes. «Je parle cinq langues, j’ai obtenu des diplômes de hautes écoles dans mon pays et à l’étranger et j’ai fréquenté une académie très importante en France. Je me suis donnée de la peine. J’étais la meilleure de ma classe et j’avais d’excellentes notes. Tout ça pour me faire traîner dans la boue par des journalistes qui écrivent des choses à mon sujet sans la moindre information. Je ne peux plus regarder mes voisins dans les yeux et j’ai honte quand j’entre dans les magasins.»

    L’hebdomadaire Oggi n’est pas le seul à traiter l’affaire Domnica. La Une du magazine Chi (voir photo) montre également la Moldave immortalisée aux côtés du commandant Schettino. Le cliché aurait été pris lors d’un dîner dans un restaurant à Villefranche-sur-Mer, le 13 décembre 2011.

    domnica et schettino

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  • Le commandant de bord était au commande du Costa Concordia


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    actu-match | vendredi 3 février 2012

    Costa Concordia: Domnica, l’amoureuse du capitaine

    Domnica Cemortan. | Photo Handout . / Reuters

    Une ancienne employée de Costa Croisières a avoué aux enquêteurs son «faible» pour le capitaine Francesco Schettino, et le défend contre toutes les critiques. Elle dinait avec lui au moment du drame.

    Kahina Sekkai - Parismatch.com

    Le cauchemar continue pour Francesco Schettino. Le capitaine italien, accusé de multiples négligences après le naufrage du Costa Concordia, le 13 janvier dernier, n’en finit plus d’accumuler les blâmes.
     
    Le quinquagénaire aurait été en charmante compagnie au moment de la collision avec le récif de l’île de Giglio. C’est en tout cas ce que révèle le «Telegraph», qui affirme que des «vêtements et de la lingerie» ont été retrouvés dans la cabine de Schettino.
     
    Le tout appartiendrait à une jeune Moldave de 25 ans, Domnica Cemortan, avec qui il dinait sur le pont, autour d’une bouteille de vin. L’ancienne danseuse aurait par ailleurs affirmé aux enquêteurs italiens qu’elle était «amoureuse» de l’homme le plus détesté d’Italie. Mercredi, Domnica Cemortan a été entendue pendant six heures, au commissariat de Grosseto.
     
    Selon les informations du journal anglais, elle aurait déclaré aux policiers ne pas vouloir «détruire sa réputation». «Tout le monde s’en prend à lui», a-t-elle regretté.

    La jeune femme a confirmé avoir été «invitée» par le capitaine à assister au salut à l’île de Giglio, sur le pont du paquebot. C’est ce geste qui est à l’origine du naufrage, Francesco Schettino ayant manifestement mal jugé les distances à prendre entre les côtes et le bateau. Ancienne employée de Costa, en tant que danseuse puis représentante auprès des passagers, elle était présente sur le Costa Concordia en vacances. Elle a nié les rumeurs selon lesquelles elle aurait accordé une interview à une chaîne de télévision moldave peu de temps après le drame, où elle saluait l’«héroïsme» de son ami.

    Cependant, selon le journal «Corriere della Sera», elle aurait avoué avoir un «faible» pour Schettino, mais n’être pas sa maîtresse. Selon le «Guardian», la jeune femme n’avait pas de cabine réservée à son nom.

    La chute continue pour Schettino

    La révélation de cette liaison entache un peu plus encore plus la réputation du capitaine, marié et père de famille. Sa femme Fabiola Russo avait d’ailleurs donné une interview à notre envoyé spécial François de Labarre dans laquelle elle défendait son époux. Assigné à résidence, Francesco Schettino est soupçonné d’homicides involontaires et d’abandon de navire.

    En France, une enquête préliminaire a été ouverte afin de déterminer les responsabilités pénales dans le drame qui a coûté la vie à 17 personnes, a annoncé le parquet de Paris jeudi dans un communiqué. C’est la Direction générale de la gendarmerie nationale qui se chargera de l’enquête. Quinze autres passagers sont toujours portés disparus, dont deux Français. Quant à l’épave du bateau, toujours échouée sur les côtes de l’île de Giglio, Costa Croisières annoncera d’ici la fin mars les plans prévus pour la récupérer. Dix sociétés spécialisées ont été mises en concurrence. La récupération du paquebot devrait prendre entre sept et dix mois.Point final

     


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  • Le Point.fr - Publié le 02/02/2012 à 12:27-

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    domnica cemortan
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    La jeune femme a assuré devant les magistrats qu'elle se trouvait bien sur le pont de commandement au moment de l'impact.

    La jeune et mystérieuse Moldave qui défendait dans des interviews le commandant du navire Concordia, Francesco Schettino, après le naufrage, s'est dite "amoureuse" de ce dernier au cours d'un interrogatoire devant la justice italienne, rapporte jeudi la presse.

    "Oui, c'est vrai, je suis amoureuse du commandant Schettino", a admis Domnica Cemortan, une danseuse de 25 ans, répondant mercredi pendant l'interrogatoire aux magistrats du parquet de Grosseto, en charge de l'enquête, écrit le quotidien La Stampa. La jeune femme, qui a la double nationalité moldave et roumaine, a par ailleurs assuré devant les magistrats qu'elle se trouvait bien sur le pont de commandement au moment de l'impact, démentant une précédente version qu'elle avait fournie à l'AFP, il y a deux semaines. Elle avait alors affirmé qu'elle était en train de dîner avec des amis quand l'accident était survenu.

    "Héros"

    Cette nouvelle déposition contredit surtout la version fournie aux magistrats par le commandant Schettino qui avait affirmé qu'aucune personne étrangère ne se trouvait sur la passerelle de commandement au moment de l'impact. La presse italienne avait rapidement évoqué la présence d'une jeune femme blonde aux côtés du capitaine lors du naufrage, s'interrogeant sur sa présence à bord du navire et sur la passerelle.

    Déjà à l'époque, dans les jours suivant l'accident, Domnica Cemortan avait qualifié dans des interviews le commandant Schettino de "héros" qui avait sauvé des centaines de vies humaines, assurant qu'elle se trouvait à bord du navire comme passagère normale, ses amis lui ayant offert la croisière comme cadeau d'anniversaire. Désormais elle affirme qu'elle était "invitée" du commandant à bord du Concordia quand il a fait naufrage, le 13 janvier. Le bilan de cette catastrophe est de 17 morts, tous identifiés, et 15 disparus.

     

     

    À ce ciro ambrosiojour, seules deux personnes sont poursuivies : Francesco Schettino et son second, Ciro Ambrosio, pour homicide multiple par imprudence, naufrage et abandon de navire. Francesco Schettino, après avoir été détenu, est assigné à domicile et Ciro Ambrosio a été laissé en liberté.

     

     

     


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  • Costa Concordia, un drame à l'italienne

    Par Delphine Saubaber et Vanja Luksic, publié le 02/02/2012 à 09:23, mis à jour à 09:23

    Costa Concordia, un drame à l'italienne

    Trois semaines après le drame du Costa Concordia, l'Italie se cherche des "héros ordinaires"... et des hommes à haïr.

    REUTERS/ Max Rossi

     

    Le commandant du paquebot échoué a bien failli faire couler toute l'Italie. Dans ce pays en mal de héros, le fanfaron déshonoré semble avoir pris la place laissée vacante par Berlusconi. Et d'un bout à l'autre de la péninsule, chacun, à sa manière, rejoue la tragédie. 

    Il y a un malentendu sur Schettino. Comme quoi l'Aldo Maccione des mers aurait coulé son paquebot, la fine fleur de la flotte Costa, refusé de remonter à bord pour rallier fissa la terre ferme et passer la nuit au sec, à l'hôtel Bahamas, où il avait emporté son ordinateur portable. "Schettino n'a pas refusé de remonter à bord, il ne POUVAIT pas, articule son avocat napolitain Salvatore Parascandola. Il était dans le noir complet, et pour monter sur une échelle, pendant que 300 personnes en descendent, il lui aurait fallu un brevet d'alpinisme." C'est haut, un palace flottant de 17 étages, même à l'envers.  

    Depuis la tragédie du 13 janvier, qui a fait selon un bilan provisoire 17 morts et 16 disparus, l'avocat Parascandola collectionne les cartes de visite des journalistes du monde entier. A l'instar de Giuseppe Tito, adjoint au maire de Meta di Sorrento, ce village au sud de Naples où le commandant Schettino vit reclus, assigné à résidence. L'élu pense "graver un CD" pour enregistrer ce qu'il a à dire et répondre par la même occasion à toutes les lettres d'injures qui lui arrivent du nord du pays, histoire de cuver sa douleur en paix. 

    Meta di Sorrento. Un charmant petit bourg adossé aux montagnes qui se jettent dans une mer bleu profond. 8000 habitants qui l'ont saumâtre. Ici, le long de ces ruelles pavées, bordées de mandariniers, on a vu débarquer une cinquantaine de camions télé, dont CNN, avec tout le barda. "Des types qui ont campé, jour et nuit, devant la maison du commandant, vico San Cristoforo, en s'imaginant psychanalyser tout le village", grimace Tito, enfoncé dans son fauteuil, à la mairie. Tito est aux premières loges, il habite à côté de la grande maison blanche aux persiennes closes depuis le 13 janvier. C'est là que Francesco Schettino vit enfermé, avec sa femme et sa fille de 15 ans, interdit de communiquer avec l'extérieur. Sur le mur, en face, des habitants ont badigeonné, en majuscules: "Presse et télévision: infâmes, dégagez." 

    "Il a sauvé des milliers de vies !"

    Ce soir du 26 janvier, l'émission de Rai Uno, La vita in diretta ("La vie en direct"), a donc posé son studio télé à 500 mètres de là, place Vittorio Veneto. Autour de la présentatrice, les amis de Schettino, en cercle. Marins eux aussi, mâchoires serrées, ils répondent à un type qui les insulte en direct de Rome. Eugenio, le premier, déroule toute la généalogie de Schettino, "petit-fils du maître d'équipage du Rex, le paquebot le plus rapide du monde en son temps", son brillant CV, son aptitude à manoeuvrer son palace "au milieu des fjords et des icebergs, jusqu'aux îles Lofoten". "Basta le lynchage! s'énerve-t-il, sous les applaudissements. Une fois que toutes les responsabilités seront établies, vous verrez que la manoeuvre de Schettino après l'impact, pour rapprocher le bateau de la plage, a sauvé des milliers de vies!"  

    En attendant, les médias conspuent, chaque jour, "l'homme le plus détesté d'Italie", en opposition à Gregorio De Falco, le chef de la capitainerie de Livourne, un Napolitain lui aussi, qui lui a passé un soufflon culte au téléphone. Son "Vada a bordo, cazzo!" ("Remontez à bord, bordel de merde!") tourne en boucle sur Internet. "De Falco, la voix du devoir", "Merci, capitaine", "On a besoin de héros", lit-on dans les journaux. D'un côté, le représentant de l'Etat un peu raide, inflexible, le Mario Monti de la sécurité maritime. De l'autre, le guignol méridional à la banane brillantinée, dénué de sens collectif, capable de planter son paquebot pour épater la galerie. 

    Si la figure pathétique de Schettino lui a fait toucher le fond, l'Italie se redonne du moral avec cette galerie de héros ordinaire 

    Autour de ce bateau crucifié sur un rocher, l'Italie, à peine sortie de la farce berlusconienne, se regarde en son miroir, part en puzzle, s'acharne sur le "Schettino qui est en nous". "La dramatique conversation entre Schettino et De Falco est le document qui illustre le mieux les deux visages de l'Italie", commente le Corriere della sera. Avec au milieu une épave, métaphore d'un pays qui vit aussi cette tragédie comme une blessure d'orgueil. Récemment, l'allemand Der Spiegel ricanait : "Vous trouvez ça étonnant que le commandant ait été un Italien?" Et de disserter sur cet amour maladif de la bella figura, du beau geste, l'envie de briller à tout prix, qui mettrait en péril la monnaie unique. 

    Schettino a voulu parader devant les 800 habitants de l'île du Giglio, toutes sirènes hurlantes, avec son fameux inchino (révérence), au centre de toutes les supputations aujourd'hui. Le problème, c'est qu'il pilotait son 100 000 tonnes comme une Lamborghini. "Quand il s'est approché de la côte, à 150 mètres, il était à 16 noeuds, au lieu de 4 ou 5", reconnaît son ami de Meta, Eugenio. Son avocat opine: "La vitesse, c'est son erreur..." A Meta di Sorrento, peuple de gens de mer, on a pourtant l'habitude de voir les bateaux de croisière se rapprocher de la côte pour l'inchino. Ils viennent s'incliner devant la Madone du Laurier, la protectrice des navigateurs, dont la statue surplombe la plage. "Depuis des siècles, explique Nino, un marin du cru, tous les capitaines revenus sains et saufs de naufrages vont lui faire un cadeau." Pour offrir le sien, Schettino devra d'abord attendre de pouvoir sortir de chez lui. 

    Le capitaine du Costa Concordia, Francesco Schettino, fut l'un des
 premiers à fuir après le naufrage.

    Le capitaine du Costa Concordia, Francesco Schettino, fut l'un des premiers à fuir après le naufrage.

    REUTERS/Stringer

    Chez Costa Croisières, le rituel de l'inchino était un argument publicitaire. C'est ce qu'a relaté Schettino au juge, pour se défendre: la compagnie planifiait ces "révérences", partout dans le monde, et elles étaient annoncées le matin à bord du bateau. Une écoute du commandant, au lendemain du 13 janvier, laisse d'ailleurs entendre que Costa lui aurait demandé cet inchino : "A ma place, un autre n'aurait pas été aussi gentil pour passer là. Ils m'ont cassé les couilles, passe ici, passe là. [...] On touchait le fond mais ce n'était pas indiqué par les instruments que j'avais et j'y suis allé [...] pour faire plaisir au manager." Une énigme que les enquêteurs devront éclaircir. Comme la présence, entre autres, de la Moldave blond platine qu'on aurait vue dîner au côté de Schettino lors du désastre.  

    Pour l'heure, le commandant a enlevé ses Ray-Ban et regarde la télévision toute la journée. Il prend des notes, se repasse le film à l'infini. Sa fille ne va plus au collège. Sa femme, croit savoir un voisin, a demandé qu'il voie un psychologue, ce qui lui aurait été refusé par les autorités. Entre gens de mer, par ici, on dit que sur son bateau "le commandant est à deux doigts au-dessous de Dieu". A terre, Schettino encourt quinze ans de taule. Pour homicides multiples, naufrage et abandon de navire. 

    L'épave du Concordia attire les touristes

    Pendant ce temps, sur l'île du Giglio, les touristes débarquent du ferry Giuseppe Rum pour se rendre en procession vers la dépouille du Concordia. Un barnum de camions, d'uniformes et de cirés fluo a pris possession du petit port, alors qu'on continue de repêcher des cadavres des entrailles du bateau. Au restaurant de poissons Meino, dont la terrasse semble toucher le monstre d'acier, le propriétaire s'éponge le front, songeur: "C'est fou comme on réussit à manger, boire, rire, alors que là, à quelques mètres de nous, il y a encore des morts..." La serveuse, une joviale, a les yeux pleins de larmes quand elle parle de cette nuit d'apocalypse où les habitants du Giglio se sont tous retrouvés sur le port, pour apporter des manteaux et des couvertures aux naufragés en pyjama ou en robe du soir dégoulinante. "Quelqu'un s'est même mis à fabriquer des chaussures avec les gilets de sauvetage, se souvient-elle. Les enfants criaient, tout le monde tremblait de froid et de peur." Le curé a ouvert l'église, la pharmacie a donné ses médicaments. 

    Si la figure pathétique de Schettino lui a fait toucher le fond, l'Italie se redonne chaque jour du moral avec cette galerie de héros ordinaires. Quand De Falco supplie: "Rendez-moi un service, oubliez-moi", on découvre qu'un ingénieur de 30 ans, Cesare Scarfo, n'a pas hésité à piquer une tête dans l'eau glacée pour aller secourir les gens, laissant sa veste à un naufragé, en oubliant que son portefeuille s'y trouvait. L'adjoint au maire Mario Pellegrini, lui, est monté sur le bateau par une échelle de corde. Mégaphone en main, il a participé à l'évacuation des passagers quand le bateau se cabrait de plus en plus, retournant par deux fois à l'intérieur du navire, en quête de survivants. Sans parler de ce commissaire de bord, Manrico Giampedroni, resté jusqu'au bout, avant de tomber dans un trou de cinq mètres. On l'a retrouvé deux jours après le naufrage, sur une table au milieu de l'eau, la jambe en miettes.  

    "J'ai eu peur que Schettino ne se suicide"

    Pour aller plus loin:

    Salvatore Mare, président de l'association des marins de Sorrente, parle de son ami Franco Schettino: Je ne veux défendre Franco Schettino  

    Jamais, ici, on n'aurait pensé que le Concordia puisse couler. "Pour nous, le géant de la flotte Costa, avec ses instruments de navigation hyper sophistiqués, était intouchable", murmure, encore sidéré, Libero Schiaffino, responsable d'une compagnie de ferries qui a organisé l'accueil des rescapés et leur transport sur la côte. Cette nuit-là, Schiaffino a été prévenu au téléphone par un ami, habitant sur la colline, qui avait remarqué que le Concordia, d'ordinaire éclairé comme la tour Eiffel, s'était soudain évanoui dans l'obscurité. Peu à peu, la rumeur a enflé sur l'île et une cinquantaine d'habitants ont afflué sur le port. "Quelqu'un, avec des jumelles, a vu les passagers amassés sur le pont, avec leur gilet de sauvetage, raconte Schiaffino. C'est là qu'on a commencé à s'organiser. Certains sont allés accueillir les chaloupes et les gens qui arrivaient à la nage, épuisés, quand d'autres sont partis rejoindre le Concordia." Avant même que le bateau ne lance son SOS...  

    Au milieu de cette nuit d'enfer, on a vu le capitaine abandonné seul sur les rochers, absent du monde, regardant son bateau couler. "J'ai eu peur qu'il tente de se suicider quand on m'a raconté ça, se remémore Schiaffino. Alors j'ai demandé qu'on le surveille." Le lendemain, il le croisait à la sortie de l'hôtel Bahamas. 


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  • Découverte du commandant lors de son travail sur le navire


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  • Concordia: le commandant a pleuré

    AFP Publié <time datetime="20-01-2012T13:43:00+02:00;" pubdate="">le 20/01/2012 à 13:43</time>

    Francescho Schettino, commandant du paquebot naufragé Concordia, a "pleuré comme un enfant" dans les bras de l'aumônier de bord, quelques heures après l'accident devant l'île du Giglio, rapporte aujourd'hui le prêtre dans l'hebdomadaire Famille Chrétienne.

    Le père Raffaele Malena, qui a regagné son village de Cirò Marina, en Calabre (sud de l'Italie), a raconté avoir quitté le bateau parmi les derniers, samedi dernier à 01h30, puis être resté "auprès des blessés" sur le port. "Je suis descendu avec une échelle de corde. J’ai été récupéré dans un petit radeau de secours. (...) Vers 02h30, j’ai parlé avec le commandant. Il m’a pris dans ses bras pendant un quart d’heure, il pleurait comme un enfant".

    Les erreurs et la légèreté présumée du commandant Schettino, assigné à résidence chez lui, font l'objet de conversations en Italie. Il est sous le coup d'une enquête judiciaire pour homicide multiple par imprudence, naufrage et abandon de navire et risque jusqu'à 15 ans de prison.

    Le courage des membres d'équipage

    Dans son interview, l'aumônier, âgé de 73 ans et qui travaille pour Costa, propriétaire du bateau, depuis une vingtaine d'années, exalte le courage des membres d'équipage au milieu de la panique, "des héros de toutes nationalités" qu'il appelle chaleureusement "mes gars". "Certains disent que l’équipage était incompétent. Non, mes gars sont des héros ! Ce que je vous dis là, je le dirai aussi devant les magistrats lorsque l’on m’interrogera. Ils tremblaient de peur, on les a menacés (des passagers en colère, ndlr). Ils disaient aux gens de ne plus monter dans les chaloupes qui étaient pleines, mais les gens montaient quand même". "J’ai vu une petite fille tombée à terre, les gens lui marchaient dessus, pas par méchanceté, mais parce que tout le monde avait peur. Je l’ai prise dans mes bras, je l’ai embrassée, rassurée et je l’ai remise à sa mère qui était plus loin derrière", raconte-t-il.

    Le prêtre ne décolère pas contre les médias: "c’est nous qui avons fait descendre les passagers et nous en sommes fiers. La presse doit savoir qu’il y avait à bord un officier chargé d’entraîner tout l’équipage. Ils peuvent jeter sur nous toute la boue qu’ils veulent, mais ils ne peuvent pas dire que les gars n’ont pas travaillé, qu’ils n’étaient pas formés".


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  • actu-match | jeudi 26 janvier 2012

    Costa Concordia. L’honneur perdu du capitaine

    Non seulement Francesco Schettino a coulé son paquebot, mais il a abandonné ses passagers.

    Interview François de Labarre - Paris Match

    Les mains serrées sur un sac en plastique, l’homme regarde dans le vide. Ses yeux clairs, naguère brillants, ont terni en l’espace d’une nuit. Son dos s’est tassé, sa voix a perdu son éclat. « U’ Comandante », comme l’appellent les gens du pays, a troqué son uniforme contre une veste de quart. A bord d’un canot, puis sur un rocher, il vient de contempler pendant des heures son paquebot s’affaisser dans l’eau pendant que les passagers appelaient désespérément au secours.

    A 5 heures du matin, il a appelé sa mère pour lui dire qu’il y avait eu un drame, et qu’elle ne pourrait sans doute pas lui parler pendant un long moment.

    Francesco Schettino naît en 1959 à Castellammare di Stabia. Son père et ses cousins sont marins.

    Sa mère, Rosa Cafiero, appartient à une famille d’armateurs. Francesco grandit à Meta di Sorrento, face à la mer. « Nous n’avions qu’à traverser la rue et nous y étions », dit son frère Salvatore. Une enfance baignée par les embruns, avec pour passions le bateau, la pêche et, plus tard, la planche à voile. Il fréquente l’institut Nino Bixio de Piano di Sorrento, prestigieuse école d’officiers de la marine marchande. Il en sort avec un diplôme de capitaine long-courrier.

    Celle qui deviendra sa femme, Fabiola Russo, est originaire des environs de Piano di Sorrento. Une famille de marins bien implantée dans la région. Francesco la rencontre en 1984. Un an plus tard, il part pour le Canada avec le frère de Fabiola, commandant d’un pétrolier. Fabiola devient sa petite amie. Elle a 20 ans ; lui, 25. Ils se marieront dix ans plus tard. Leur fille unique naît en 1995.

    Il est 11 h 30, ce samedi 14 janvier. Douze heures après le naufrage, Schettino pense... à ses pieds ! « Où est-ce que je pourrais acheter des chaussettes ? » demande-t-il au chauffeur de taxi dépêché par la capitainerie pour le conduire dans un hôtel. Il n’y a que 500 mètres à parcourir, mais le capitaine du « Costa Concordia » risquerait d’être assailli sur le trajet.

    A l’hôtel Bahamas, il se change, demande au patron de veiller sur l’ordinateur portable qu’il a emballé dans un sac en plastique, avale un café. Puis, la voix basse, l’œil tiraillé par un tic, il donne une brève interview à la télévision italienne. « Je crois que le rocher n’était pas signalé sur la carte nautique », affirme-t-il sans conviction.

    Ses passagers se noient et le commandant en fuite pense à ses pieds. Il cherche des chaussettes

    A Meta, Francesco, beau gars, hâbleur et chaleureux, a la cote : un métier qui fait rêver, une belle femme, une grande famille soudée, des amis fidèles. Quand Mario Valentino, un des chefs de la Crim’ de Naples, le croise, il ne manque pas de saluer « U’ Comandante » avec déférence.

    Pour ce grand flic, Schettino est un brave. Il croit savoir que c’est souvent à lui que Costa confie les croisières les plus ardues : le cap Horn, les fjords norvégiens. On ne connaîtrait à Schettino qu’un seul défaut : un côté fanfaron, trop sûr de soi.

    L’expérience de Francesco à la direction de la sécurité de Costa Croisières renforce la confiance qu’il inspire. Fernando, responsable d’un des restaurants du « Concordia », a raconté au magazine « Oggi » une croisière de février 2011. « Nous étions au large de Tenerife.

    Schettino est le seul à avoir interprété correctement les données météo. Il a compris qu’on se précipitait dans la tempête et, contre l’avis des passagers, nous a ramenés à Malaga. D’autres bateaux se sont retrouvés en grave difficulté. » A notre reporter Anne-Laure Le Gall, qui le rencontre en mai dernier sur le « Costa Atlantica », le même Schettino explique que son paquebot est « une île de sécurité ».

    Il aurait dû lire « Lord Jim ». Joseph Conrad décrit cette « combinaison de circonstances qui fait naître un trac épouvantable, qui fait tout lâcher ». C’est sans doute ce qu’il va vivre le soir du 13 janvier, naviguant à vue pour saluer les habitants de l’île du Giglio. Il est aux commandes, maniant avec dextérité le joystick qui remplace la barre. Devant lui se dessinent les Scole.

    Comme tout marin de la région, il connaît ces rochers redoutables. Mais, ce soir, peut-être a-t-il envie de pousser la limite un peu plus loin. Costa couvrirait ce genre de rodéo. De là à imaginer qu’elle l’aurait encouragé... « J’ai de l’eau », assure Schettino, peu avant sa « révérence », en surveillant le sondeur. La quille ne risque pas de toucher le fond, mais le risque est ailleurs.

    Le radar annonce les rochers, en indique un à 500mètres. Schettino vire de bord, coupe le moteur. Marche arrière toutes ! La manœuvre se joue en quelques secondes, à quelques degrés près. Une précision qui, ce soir, fait défaut au commandant.

    Francesco Schettino a commis l’erreur de sa vie, et le joystick qu’il manie n’est pas celui d’une PlayStation.

    Schettino a-t-il perdu la tête, cette nuit ? Dans la panique, il n’a pas oublié d’emporter son ordinateur portable dans un sac étanche. Au commissariat d’Orbetello, lorsque les carabiniers lui confisquent ses biens personnels, l’ordinateur a disparu.

    L’a-t-il remis à la jeune femme blonde, avocate du groupe Costa, qui est venue le matin même le voir à l’hôtel Bahamas ? Dans l’église de Sorrente, des tableaux représentant des naufrages sont exposés au pied de la statue de sant’ Antonino. Celui du « Concordia » pourrait y figurer. Schettino y apparaîtrait, au loin, sur un canot.

    Enquête Rose-Laure Bendavid, Emilie Blachere et Pauline DelassusPoint final


     


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  • actu-match | mardi 24 janvier 2012

    EXCLUSIF Costa Concordia : Mon mari n’est pas un monstre !

    EXCLUSIF Costa Concordia : Mon mari n’est pas un monstre !

    En 2008, Francesco Schettino sur le « Costa ­Europa », dont il est alors le ­commandant, avec un officier, Roberto (à g.). | Photo DR


     

    Paru dans Match

    Fabiola Russo, la femme du capitaine du “Costa Concordia” parle : « Si ça ne tenait qu’à lui, il retournerait à bord d’un bateau dès demain ! » En avant-première du magazine, un extrait de son témoignage recueilli par notre reporter.

    Avec ses lunettes de soleil, elle semble porter le deuil d’un homme que, tous les jours, la presse et l’opinion publique assassinent. Fabiola Russo, 48 ans, a décidé de soutenir le commandant Schettino, son mari.

    L’appartement de son frère, Francesco Russo, 60 ans, ancien commandant de pétroliers, surplombe le golfe de Naples. C’est lui qui nous ouvre la porte. Famille, belle-famille, c’est égal. Les Schettino et les Russo, originaires de deux villes voisines, Meta di Sorrento et Piano di Sorrento, forment un même clan. Deux lignées de marins dans la pure tradition du pays.

    Lorsqu’elle était jeune, nous confie son frère, Fabiola a décliné les propositions de producteurs qui, frappés par sa beauté, voulaient faire d’elle une actrice. Elle a aujourd’hui un visage fermé, le regard sombre. Elle s’assied sans quitter le manteau trois quarts qui dissimule sa poitrine généreuse, croise les jambes. Elle trépigne sur son siège, se lève, sort fumer et revient plus nerveuse encore.

    Paris Match. Vous vous dites très en colère. Pourquoi ?
    Fabiola Russo. Je ne devrais pas ? Mon mari est au centre d’une affaire médiatique sans précédent. Je n’ai le souvenir d’aucune tragédie aérienne ou navale dont le responsable ait été traité avec autant de violence. C’est une chasse à l’homme. On cherche un coupable, un bouc émissaire, un monstre.

    Quel homme est Francesco Schettino ?
    Le contraire de ce que j’entends aujourd’hui. Quelqu’un de décidé, ferme et lucide. Il sait analyser les situations, les comprendre, les gérer. A la maison, il est ordonné, méticuleux. Sinon, c’est quelqu’un de sympathique et drôle, qui emporte l’estime des autres. C’est un passionné de la mer. Dans ses veines coule de l’eau salée. Il ne se contentait pas de tenir la barre, il étudiait la construction navale.

    Quel rapport avait-il avec ses équipiers ?
    Il a toujours eu avec eux un rôle de maître à élèves. Il leur apprenait des choses. Pour nombre d’entre eux, il a été une référence. Certains de ses anciens équipiers sont des amis.

    Est-ce vrai qu’il ne veut plus remettre les pieds sur un bateau ?
    Je ne peux pas imaginer cela. La mer, c’est sa vie.


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  • Publié le 24.01.2012, 14h04 | Mise à jour : 16h08

    La femme du capitaine dénonce une chasse à l'homme

    Par ailleurs, l' en Italie sur les causes de la catastrophe se concentre toujours sur le commandant Schettino. Peu avant d'être arrêté après le naufrage, il aurait rencontré dans son , une «élégante femme blonde», à qui il aurait remis son ordinateur. Selon les médias italiens, il s'agirait d'une avocate liée à la société propriétaire, Costa Crociere. La compagnie a démenti «catégoriquement» s'être fait remettre «quoi que ce soit par Schettino» après le naufrage.

    La légèreté présumée du capitaine au moment de l'accident continue de susciter des interrogations. Quand le bateau a heurté un récif, Francesco Schettino se trouvait sur la passerelle avec sept autres personnes, dont certaines n'auraient pas dû y être. Le petit groupe aurait plaisanté, l'empêchant de se concentrer, alors que le navire allait trop vite (15 noeuds, soit 28 km/h).

    Son épouse, Fabiola Russo, décrit au contraire son mari comme «quelqu'un de décidé, ferme et lucide». Il «sait analyser les situations, les comprendre, les gérer. A la maison, il est ordonné, méticuleux», défend-elle. Elle décnonce «une chasse à l'homme», dans une interview à paraître en France dans Paris Match jeudi. «Je n'ai le souvenir d'aucune tragédie aérienne ou navale dont le responsable ait été traité avec autant de violence.»

    LeParisien.fr


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  • Le Point.fr - Publié le 24/01/2012 à 07:00 - Modifié le 24/01/2012 à 10:58

    Schettino, le douteux capitaine au coeur de l'enquête

    L'enquête se concentre toujours parallèlement sur le commandant de bord, Francesco Schettino. Peu avant d'être arrêté après le naufrage, il aurait rencontré dans son hôtel une "élégante femme blonde", à qui il aurait remis son ordinateur personnel.

     

    Selon les médias, ce serait une avocate liée à la société propriétaire, Costa Crociere, mais la compagnie a démenti "catégoriquement" s'être fait remettre "quoi que ce soit par Schettino" après le naufrage.

    Par ailleurs la légèreté du capitaine au moment de l'accident continuait à susciter des interrogations.

    Quand le bateau géant est allé heurter un récif, il se trouvait sur la passerelle avec sept autres personnes, dont certaines qui n'auraient pas dû y être, comme le maître d'hôtel Antonello Tievoli ou le commissaire de bord Manrico Giampedroni, selon le témoignage d'un officier présent sur les lieux. Le petit groupe aurait échangé des plaisanteries, l'empêchant de se concentrer, alors que le navire allait trop vite (15 noeuds). Par la suite, malgré la gravité de l'accident, Schettino serait allé brièvement dans sa cabine.


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  • le 23 janvier 2012 à 16h16 , mis à jour le 23 janvier 2012 à 16h18 tf1

    Le capitaine n'était pas sous l'effet d'une drogue.

    Francesco Schettino, le commandant du paquebot Concordia qui a fait naufrage près de l'île italienne du Giglio il y a dix jours, n'était pas sous l'effet d'une drogue, ont affirmé lundi les médias italiens citant des résultats d'examens médicaux confirmés par son avocat.

    "Il n'y a jamais eu aucun doute sur le résultat négatif de ces tests", a commenté son avocat Bruno Leporatti, selon la même source.

    Francesco Schettino est accusé d'homicides multiples par imprudence, naufrage et abandon de navire.

    Après trois journées en prison il a été libéré mardi dernier et assigné à domicile.


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  • Costa Concordia : le commandant avait été promu en 2006

    http://www.tourmag.com/Costa-Concordia-le-commandant-avait-ete-promu-en-2006_a49219.html

     

    Dans un communiqué de presse envoyé, lundi 16 janvier à la presse, Costa Crociere "exprime sa plus profonde douleur suite au terrible accident qui vient de frapper ses hôtes, ses employés et son navire ;

    La compagnie présente ses excuses pour les souffrances et le désarroi subis par toutes ces personnes et adresse ses sincères condoléances aux familles des victimes
    "

    La compagnie indique que depuis le naufrage, près de 1.100 collaborateurs travaillent à la gestion de cette accident.

    Concernant le commandant, elle souligne que Francesco Schettino, a "rejoint la compagnie Costa Crociere en 2002 en tant qu’officier responsable de la sécurité; il a été promu commandant en 2006 après avoir été commandant en second. Comme tous les commandants de la flotte il a participé à des programmes de formation continue et de perfectionnement et a réussi tous les tests d’aptitude prévus."

     

    "Il semblerait que le Commandant ait commis des erreurs de jugement"

    Costa précise dans le communiqué : "Il semblerait que le Commandant ait commis des erreurs de jugement ayant entraîné de graves conséquences : la route empruntée par le navire s’est avérée trop proche de la côte ; il semblerait que ses décisions dans la gestion de l’urgence n’étaient pas conformes aux procédures de Costa Crociere, procédures qui, dans certains cas, sont plus strictes que les règlementations internationales en vigueur."

    Elle souligne également que l'ensemble de l'équipage disposent du certificat BST (Basic Safety Training) et qu'ils sont formés aux procédures d'évacuation et aux situations d'urgence.

    "Tous les membres d’équipage effectuent un exercice d’évacuation du navire toutes les deux semaines. Pour tous les passagers en croisière, un exercice d’évacuation est prévu dans les 24 heures après l’embarquement comme l’exige la loi."

    La Justice italienne a saisi le navire et sa VDR (dite “boite noire”). Costa Crociere ne peut dorénavant plus accéder au navire sans l’accord des autorités.

    Costa Crociere revient ce matin dans un communiqué envoyé à la presse sur le naufrage du Costa Concordia. La compagnie indique que Francesco Schettino aux commandes du navire avait été promu en 2006 Commandant, et que l'ensemble de l'équipage disposent du certificat BST (Basic Safety Training)

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  • dominicaAssailli de toutes parts, le commandant du Costa Concordia trouve un soutien inattendu en la personne de Domnica Tchemortan.

     

     

     

     

     

     

     

    Cette jeune femme moldave, considérée par les médias italiens comme un témoin clé au sujet du rôle du commandant du Concordia pendant le naufrage du paquebot, l'a défendu et a affirmé qu'il avait sauvé des centaines de vies.

    'Toutes les accusations que l'on entend maintenant sur lui sont absurdes', a déclaré à l'AFP la jeune femme, rentrée à Chisinau, la capitale de la Moldavie. 'J'ai quitté le bateau à 23h50', a-t-elle dit, ajoutant: '

    Le commandant était encore en train de travailler sur le pont'. 'Le commandant du Costa Concordia est le meilleur de la compagnie, il a fait tout ce qu'il fallait et il a sauvé plus de 3000 personnes', a affirmé la jeune Moldave.

    Domnica Tchemortan est une danseuse de ballet de 25 ans qui possède les nationalités moldave et roumaine. Elle n'a pas été recensée comme touriste ou membre d'équipage à bord du bateau et les médias italiens suggéraient qu'elle pouvait être une 'invitée spéciale' du commandant.


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