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    La musique de «Titanic» passait quand le bateau s'est échoué

    Par Marc-Henri Jobin. Mis à jour le 16.01.2012 http://www.tdg.ch

    Ironie du sort, le restaurant du Costa Concordia diffusait «My heart will go on» de Céline Dion au moment où le navire s'est échoué. Pour les rescapés suisses, les opérations de sauvetage à bord ont été «une catastrophe».

    «Les images du film Titanic sont plus réalistes qu'on ne l'imagine. Elles me venaient sans arrêt en tête», raconte Yannick Sgaga, un rescapé suisse du naufrage du Costa Concordia.

    Les circonstances, il est vrai, l'avaient immédiatement replongé dans l'ambiance: le restaurant dans lequel il se trouvait avec son frère Kevin diffusait la bande-son du film de James Cameron lorsque le navire s'est échoué.

    «Démonstration d'incompétence»

    Là s'arrêtent les comparaisons avec le naufrage du «Titanic», la nuit du 14 au 15 avril 1912. Car pour le reste, «l'évacuation a été une catastrophe dans la catastrophe», tonne Georg Linsi. «Jamais dans ma vie je n'avais vu pareille démonstration d'incompétence, d'inconscience et d'irresponsabilité», explique cet autre rescapé suisse.

    «Lorsque le bateau a commencé à pencher à gauche, nous avons grimpé sur le flanc droit. A part un jeune matelot, nous n'avons trouvé aucun membre d'équipage près des bateaux pour organiser le sauvetage.»

    Des propos qui se recoupent avec ceux des frères Sgaga. Les passagers ont dû organiser eux-mêmes leur sauvetage, confirment les jeunes Zurichois, interrogés séparément. «A part le personnel de cuisine, qui a aidé, il n'y avait plus de membres d'équipage.»

    «Vu l'inclinaison, il était devenu impossible d'utiliser les bateaux ou les îles de secours situées à droite du navire, renchérit Georg Linsi. «Nous sommes repartis pour le flanc gauche.» «A ce moment-là, des centaines de personnes se trouvaient dans le bateau, sans information, sans indications sur le comportement à suivre.»

    Passagers livrés à eux-mêmes

    «Il y a eu un vent de panique lorsque le navire a pris une telle inclinaison que nous avons dû marcher sur les parois», poursuit le rescapé. «Nous n'avons été rassurés qu'une fois le navire stabilisé. Nous sommes restés coincés presque trois heures à l'intérieur avant de pouvoir gagner l'extérieur et de pouvoir quitter le navire par une échelle souple, pour rejoindre le pont d'un bateau des garde-côte.»

    Les frères Sgaga n'ont pas eu de peine à trouver place dans un bateau de sauvetage. Mais ils sont entrés en collision avec une autre embarcation de secours, puis avec un bateau de transport. «Nous avons cru un moment donné que nous prenions l'eau. Mais finalement nous avons pu regagner la côte.» (Newsnet)

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