• Costa Concordia: Greenpeace dénonce la pollution autour de l'épave

    Publié le vendredi 09 mars 2012 à 17H18 paris-normandie.fr

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    Près du Paquebot de la compagnie Costa, échoué en janvier dernier en Italie, les chercheurs de Greenpeace ont relevé des quantités d'azote ammoniacal variant de 2,04 microgrammes (mg) à 2,12 mg par litre d'eau de mer alors que la limite supérieure est de 0,066 mg/l. Ils pensent que ce dépassement pourrait provenir de la décomposition de matériel organique, comme la nourriture et les boissons qui se trouvaient à bord du navire.

    Greenpeace a en outre relevé des quantités variant de 3,77 mg/l à 4,35 mg/l d'éléments chimiques provenant des produits de nettoyage, alors que le maximum toléré par la loi est de 0,50 mg/l.

    Selon l'ONG, ces mesures donnent des chiffres pour la pollution supérieurs à ceux de l'agence officielle régionale pour la protection de l'environnement (ARPAT). Mais la différence pourrait venir du fait que les prélèvements de Greenpeace ont été réalisés à la surface de la mer et pas en profondeur.

    En ce qui concerne les hydrocarbures, les quantités relevées dans l'eau de mer semblent suffisamment basses pour ne pas inquiéter l'ONG. Celle-ci relève cependant que les niveaux constatés dans l'eau du robinet d'un magasin du port (82 mg/l) ne peuvent certainement pas « être considérés comme des indices de bonne qualité de l'eau potable », même si la loi ne se penche pas sur la présence d'hydrocarbures dans l'eau potable et ne fixe donc aucune limite.

    L'état des fonds marins est en revanche considéré comme normal par Greenpace qui demande le plus rapidement possible un plan pour l'enlèvement de l'épave.


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  • Risque de pollution après le naufrage du Costa-Concordia

    Publié le 10 février 2012 Plongee mag.net

    Quasiment un mois après son chavirage (le 13 janvier), quelle est la situation de l’immense paquebot, reposant couché sur son flanc droit à une encablure à peine de l’île italienne de Giglio ? Au-delà évidemment des intolérables pertes humaines, il existe un risque important de pollution, la zone touchée par le naufrage du Costa-Concordia ayant d’ailleurs été décrétée en état de catastrophe naturelle par le gouvernement italien.

    Cela est passé inaperçu en France, mais rappelons que les environs du Giglio forment une réserve maritime naturelle réputée pour la limpidité de ses eaux et la richesse et diversité de sa vie marine. En effet, 700 espèces végétales et animales, dont des tortues marines, des dauphins et des phoques, ont été recensées. Les nombreux sites sous-marins situés aux alentours font notamment le régal des plongeurs italiens.

    Or l’agence de protection de l’environnement de Toscane relève un commencement de pollution par les déchets que déverse l’épave. Une concentration de 2 à 3 mg/l de tensio-actifs (substances présentes dans les détergents) dans l’eau de mer a été relevée, contre zéro habituellement. Un tel niveau place Giglio au même niveau qu’un port industriel !

    « Une telle situation est périlleuse, explique Gaetano Benedetto, porte-parole de la branche italienne du Fonds mondial pour la nature (WWF). Outre le pompage des 2400 tonnes de carburant des réservoirs, le devenir des autres polluants potentiels, tels que liquides de batteries, substances ignifuges, solvants ou huiles, est très préoccupant. On ne dispose d’ailleurs d’aucune évaluation précise. »

    Le temps presse donc pour dégager l’épave du Costa-Concordia. Mais la mise en place d’une solution concrète devrait prendre entre 7 et 10 mois selon les experts…

    Olivier Clot-Faybesse


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