• Indemnisations

     

    «Costa Concordia» : des rescapés réclament une avance de l'indemnisation

    Un collectif de naufragés français a mis en demeure l'armateur Costa d'envoyer 11 000 euros d'indemnisation «à titre provisionnel» avant le 6 février.


     

    Des techniciens travaillent autour du Costa Concordia, le 27 janvier, près des côtes de l'île italienne du Giglio. (Photo Filippo Monteforte. AFP)
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    Le collectif des naufragés français du Costa Concordia a mis en demeure l'armateur Costa d'envoyer 11 000 euros d'indemnisation par rescapé «à titre provisionnel» d'ici au lundi 6 février sous peine d'action judiciaire.

    «A défaut de réponse favorable» d'ici lundi à 17 heures,  «toute action judiciaire utile à la défense des intérêts des rescapés sera engagée», indique Me Bertrand Courtois dans cette mise en demeure. L'avocat a précisé qu'il saisirait le cas échéant un juge français en référé afin de condamner Costa a verser une provision.

    Prenant «bonne note» que Costa Croisières a proposé une indemnisation de 11 000 euros à chaque rescapé, hormis les blessés qui font l'objet d'une proposition d'indemnisation distincte, l'avocat estime que cette proposition «est enfermée dans un délai extrêmement court puisque expirant le 14 février 2012», ce qu'il juge «extrêmement pénalisant» pour les rescapés.

    «Pour l'immense majorité des naufragés qui a tout perdu», la somme proposée par Costa «c'est peu cher payé compte tenu des fautes», a déclaré Me Courtois en précisant qu'il n'avait pas encore eu de réponse à sa mise en demeure envoyée jeudi.

    Les rescapés entendus par la gendarmerie

    En outre, «comment évaluer le montant du préjudice alors même que le niveau de préjudice n'a pas encore été établi?», s'est interrogé l'avocat, l'enquête confiée à la gendarmerie venant de démarrer.

    Le préjudice «n'a pu être évalué» par les rescapés, précise la mise en demeure, et «une très grande partie des rescapés n'est pas en mesure d'accepter la proposition d'indemnisation».

    Le parquet de Paris a annoncé jeudi l'ouverture d'une enquête préliminaire sur le naufrage du Concordia, qui s'est échoué le 13 janvier près d'une île italienne, et a demandé à la gendarmerie maritime d'entendre les rescapés français.

    La gendarmerie maritime «est chargée de procéder à l'audition de l'ensemble des passagers français rescapés afin de déterminer les circonstances du naufrage et les conditions d'évacuation du navire et de sauvetage et d'évaluer leur préjudice personnel et le retentissement psychologique causé par cet accident», a précisé le parquet.

    Parmi les 462 Français à bord, quatre sont décédés et deux sont toujours portés disparus. Le parquet de Paris a été chargé de regrouper l'ensemble des plaintes des victimes du naufrage déposées en France. Leur nombre n'est pas connu.

    (AFP)

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