• Le commandant a pleuré

    Concordia: le commandant a pleuré

    AFP Publié <time datetime="20-01-2012T13:43:00+02:00;" pubdate="">le 20/01/2012 à 13:43</time>

    Francescho Schettino, commandant du paquebot naufragé Concordia, a "pleuré comme un enfant" dans les bras de l'aumônier de bord, quelques heures après l'accident devant l'île du Giglio, rapporte aujourd'hui le prêtre dans l'hebdomadaire Famille Chrétienne.

    Le père Raffaele Malena, qui a regagné son village de Cirò Marina, en Calabre (sud de l'Italie), a raconté avoir quitté le bateau parmi les derniers, samedi dernier à 01h30, puis être resté "auprès des blessés" sur le port. "Je suis descendu avec une échelle de corde. J’ai été récupéré dans un petit radeau de secours. (...) Vers 02h30, j’ai parlé avec le commandant. Il m’a pris dans ses bras pendant un quart d’heure, il pleurait comme un enfant".

    Les erreurs et la légèreté présumée du commandant Schettino, assigné à résidence chez lui, font l'objet de conversations en Italie. Il est sous le coup d'une enquête judiciaire pour homicide multiple par imprudence, naufrage et abandon de navire et risque jusqu'à 15 ans de prison.

    Le courage des membres d'équipage

    Dans son interview, l'aumônier, âgé de 73 ans et qui travaille pour Costa, propriétaire du bateau, depuis une vingtaine d'années, exalte le courage des membres d'équipage au milieu de la panique, "des héros de toutes nationalités" qu'il appelle chaleureusement "mes gars". "Certains disent que l’équipage était incompétent. Non, mes gars sont des héros ! Ce que je vous dis là, je le dirai aussi devant les magistrats lorsque l’on m’interrogera. Ils tremblaient de peur, on les a menacés (des passagers en colère, ndlr). Ils disaient aux gens de ne plus monter dans les chaloupes qui étaient pleines, mais les gens montaient quand même". "J’ai vu une petite fille tombée à terre, les gens lui marchaient dessus, pas par méchanceté, mais parce que tout le monde avait peur. Je l’ai prise dans mes bras, je l’ai embrassée, rassurée et je l’ai remise à sa mère qui était plus loin derrière", raconte-t-il.

    Le prêtre ne décolère pas contre les médias: "c’est nous qui avons fait descendre les passagers et nous en sommes fiers. La presse doit savoir qu’il y avait à bord un officier chargé d’entraîner tout l’équipage. Ils peuvent jeter sur nous toute la boue qu’ils veulent, mais ils ne peuvent pas dire que les gars n’ont pas travaillé, qu’ils n’étaient pas formés".

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