• Les malouins six semaines avant le naufrage

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    Des Malouins en croisière à bord du Concordia

    jeudi 26 janvier 2012
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    <script src="http://s7.addthis.com/js/250/addthis_widget.js#pubid=xa-4ec268b772d3ee2a" type="text/javascript"> </script> Trois couples malouins ont voyagé sur le Costa Concordia, six semaines avant la catastrophe. Choqués à l'annonce du naufrage, ils se remémorent leur croisière et pensent aux victimes.
     
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    Voilà douze jours que le bateau de croisière Costa Concordia a fait naufrage près de l'île italienne de Gilglio. Une catastrophe qui a fait seize morts, dont quatre Français identifiés. Seize personnes sont toujours portées disparues, mais les recherches pour retrouver d'éventuels survivants sont interrompues. Les secours s'emploient désormais à éviter toute pollution avant de trouver une solution pour démanteler l'énorme carcasse.

    Trois couples

    Les images qui défilent chaque jour à la télévision ont de quoi impressionner trois couples de Malouins. Ils étaient sur le Costa Concordia, avec le même commandant, six semaines avant le drame. « On ne peut pas s'empêcher de se mettre à la place des victimes », témoignent tout en pudeur Nathalie et Christophe Detrois, les restaurateurs du Tourne-Pierre, une crêperie de l'intra-muros.

    Ils se sont offert une croisière à bord du paquebot début décembre. Un joli cadeau pour ce couple qui tenait à fêter ses dix-huit ans de mariage. Avec des amis, Clara et Philippe Garnier, qui tiennent la boutique Aux délices malouins, les restaurateurs ont voulu s'offrir un périple exceptionnel. Ils étaient à bord avec un autre couple de commerçants, eux aussi de Saint-Malo.

    Christophe Detrois n'était pourtant pas « un fan de ce genre de voyage, mais comme il le dit, nous n'avions jamais fait de croisière avant, et l'offre était intéressante ». Le souvenir d'une croisière idyllique, qui va virer au cauchemar quelques semaines après leur retour. Quand il allume la télévision, le samedi 14 janvier, Christophe interpelle aussitôt sa femme : « Nathalie notre bateau ! »

    « C'est scandaleux ! »

    Depuis lors, les souvenirs de la croisière ne cessent de se bousculer dans leurs têtes. Leurs premières pensées vont aux victimes : « Des personnes sont mortes alors qu'elles voulaient juste passer un moment agréable en famille ou entre amis, et tout ça à cause d'un seul homme ! C'est scandaleux », s'indigne le jeune restaurateur.

    Le commandant du paquebot, Christophe et son épouse, l'ont croisé à bord lors de leur croisière. « Il avait tout d'un Italien charmeur, avec ses cheveux gominés, mais il n'était pas très proche des passagers. On ne le voyait pas souvent. » Pour autant, rien ne laissait présager un tel drame. « Il ne traînait pas au bar, c'était plutôt rassurant. »

    Encore aujourd'hui, les images les sonnent. La salle de musique « et son violoniste qui a perdu la vie », le « pont numéro 3 avec ses ascenseurs verts, immergé ». Un sentiment de gâchis les envahit quand ils évoquent la majestueuse silhouette du Costa Concordia. Ils étaient « impressionnés par la taille du bateau » et le pensaient « insubmersible ». Comme un Titanic moderne.

    « On se sentait en sécurité »

    Long de 290 mètres et large de 38 mètres, le Costa Concordia peut accueillir jusqu'à 3 780 passagers et un millier de membres d'équipage. Une course au gigantisme aujourd'hui remise en cause. Mais qu'en était-il de la sécurité à bord ? Le couple malouin avoue avoir pris les démonstrations de sécurité « à la rigolade ». Comme celles à bord d'un avion, où l'hôtesse de l'air est souvent imitée, pas vraiment écoutée.

    Dans la cabine, pendant les premières 24 heures, un film passait en boucle pour illustrer la procédure à suivre en cas d'évacuation. « Nous avons assisté à une réunion au lieu de la démonstration faite avec les membres d'équipage. Et le film décrivait les différents points de ralliement au cas où il arriverait quelque chose », explique Nathalie Detrois.

    Nathalie et Christophe insistent : « On se sentait en sécurité. On se sentait invincible sur un bateau de cette taille. » D'ailleurs, ils sont prêts à refaire une croisière si l'occasion se présentait. Sans jamais oublier les victimes de la catastrophe.

     

    Locky MOKBEL

    « Mise en placeCoincé 36 h le commissaire de bord raconte »

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