• Les rescapés du Costa Concordia se préparent à un douloureux anniversaire

     

    L'épave du Costa Concordia au large de l'île de Giglio Iitalie), le 11 janvier.
    L'épave du Costa Concordia au large de l'île de Giglio Iitalie), le 11 janvier 2013. (AFP)
    Rescapés du naufrage du Costa Concordia encore traumatisés et familles de victimes ont commencé à arriver samedi sur la petite île du Giglio (Italie), pour célébrer le premier anniversaire dimanche de l'horrible nuit du 13 janvier 2012 qui coûta la vie à 32 personnes.
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    «C'est terrible de revenir là», confie l'une des rescapées, Clara Star, arrivée au port où l'énorme épave du paquebot de croisière, deux fois plus lourd que le Titanic, gît encore sur le flanc à quelques mètres de là.«Pendant un an je n'ai pas eu peur, mais là je vis dans l'angoisse depuis hier», reprend-elle. La famille d'Erika Fani Soria Molina, serveuse péruvienne sur le navire, a aussi tenu à faire le voyage, même si «c'est très difficile pour nous, dit à l'AFP sa soeur Madelein Soria, 25 ans, alors que son père a du mal à retenir ses larmes. C'est quelque chose qui nous poursuivra toute notre vie. Je suis là pour rendre hommage à ma soeur. J'ai l'impression d'être encore avec elle.»

    Trente victimes ont été identifiées: 12 Allemandes, six Français, six Italiens, deux Péruviennes, deux Américains, une Hongroise et un Espagnole. Les corps d'une passagère italienne et d'un membre d'équipage indien, Russel Rebello, n'ont toujours pas été retrouvés. Pour le frère de ce dernier, Kevin Rebello, «ce n'est pas facile de revenir». «Je n'ai toujours pas trouvé la paix», confie-t-il.

    Le paquebot de 290 mètres a heurté un rocher avant de basculer sur le côté au moment où de nombreux passagers se trouvaient à table pour diner pour la première nuit de cette croisière méditerranéenne. Au total, 4.229 personnes -passagers et membres d'équipage- se trouvaient à bord. Elles ont dû plonger dans l'eau froide ou s'aggriper à des cordes pour remonter à la surface après avoir glissé dans les profondeurs du navire après l'accident.

    L'épave retirée au plus tard en septembre

    Témoin du cauchemar, l'imposante épave devrait être retirée au plus tard en septembre, ont promis les autorités. Il s'agit d'une opération«d'un caractère tout à fait exceptionnel qui n'a jamais eu de précédent»et doit prendre en compte «les conséquences pour l'environnement et les habitants», a-t-on souligné pour justifier les différents retards enregistrés dans l'opération. Même écho chez le directeur du projet de l'enlèvement du navire, lancé en mai dernier, vice-président du groupe Costa, propriété de la société américaine Carnival corporation. «C'est un projet unique au monde», a justifié à l'AFP, Franco Porcellacchia. Selon lui, les opérations se poursuivent «à un rythme satisfaisant»même si le plan initial prévoyait un enlèvement de l'épave en février.

    Le coût estimé de l'opération est déjà passé de 300 millions à 400 millions de dollars (300 millions d'euros), a-t-il précisé.

    Au total 420 personnes travaillent sur le site sept jours sur sept, a précisé Nick Sloane, l'un des responsables de Titan, l'entreprise américaine chargée du renflouement avec l'italienne Micoperi.

    Le maire Sergio Ortelli confie espérer que sa petite île, située au coeur d'une réserve naturelle en Toscane, puisse bientôt tourner la page. La première cérémonie de dimanche consistera d'ailleurs à repositionner sur son site d'origine, «Le Scole», le rocher que le Concordia a violemment heurté et arraché. Dimanche, les familles des victimes qui participeront au repositionnement de l'écueil, jetteront des couronnes de fleurs sur l'épave du Concordia, puis une messe sera célébrée. «Sous la statue de la Vierge (sauvée du naufrage, ndlr), on mettra un gilet de sauvetage et plein d'objets que nous ont laissées les naufragés, mais pas avant car on a peur qu'on nous les vole», explique le père Pasquotti qui avait généreusement ouvert les portes de son église aux rescapés la nuit du naufrage.

    Dimanche soir, à l'heure du naufrage (20h45 GMT), une minute de silence sera observée avant le retentissement des sirènes des bateaux présents dans le port et la mise à l'eau de 32 lanternes lumineuses. Dix personnes, dont de hauts reponsables de la Costa, font l'objet d'enquêtes depuis le naufrage, au premier rang desquelles le capitaine Francesco Schettino, considéré comme le principal responsable de la catastrophe, et aujourd'hui assigné à résidence. «Je n'attends pas de réponses de Schettino, dit Kevin Rebello. Je lui ai déjà pardonné».

    (AFP)

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