• Francesco Schettino se défausse. Prenant pour la première fois la parole au cours du procès dans lequel il est accusé de l'homicide involontaire de 32 passagers, l'ex-commandant du Costa Concordia a accusé le timonier indonésien Jacob Rusli Bin d'être à l'origine du naufrage. "J'ai ordonné au timonier de mettre la barre à gauche, mais il a fait le contraire. En mettant la barre à gauche, la vitesse du navire se serait abaissée. Le choc contre les rochers aurait pu être évité. Dans la pire des hypothèses, l'impact aurait été à la proue du navire et aurait été beaucoup moins violent."

     

    schettinoLes propos de Schettino sont partiellement confirmés par l'analyse de la boîte noire du Costa Concordia : le timonier a attendu treize secondes avant d'exécuter l'ordre du capitaine. Reste qu'il est aujourd'hui difficile d'évaluer le poids de ce retard. "Il est impossible de dire où se serait situé le point d'impact et la brèche qu'il aurait provoqué si l'ordre de virer à gauche avait été immédiatement exécuté, a affirmé devant la cour l'amiral Giuseppe Cavo Dragone. Mais, compte tenu de la taille du Costa Concordia et des conditions météo, il est certain que le navire aurait percuté les rochers."

     

    Nul doute que les avocats que Schettino vont exploiter ce retard de treize secondes et que le procès va se transformer en une bataille d'experts.

    "Même le Titanic a coulé droit !"

    Mais Schettino attaque également la compagnie Costa pour les avaries qui ont retardé et compliqué les opérations de sauvetage. Ainsi, le générateur de secours, pourtant situé au 11e étage et donc protégé des voies d'eau, n'est pas entré en fonction. Les portes étanches et les systèmes de mise à l'eau des chaloupes n'ont pas fonctionné. Schettino et ses avocats exigent donc de monter à bord de l'épave pour effectuer de nouvelles expertises.

    Enfin, le capitaine le plus détesté d'Italie met en cause la structure même du Costa Concordia. "Normalement, le navire aurait dû couler verticalement, a déclaré l'avocat de Schettino. Même le Titanic, qui avait lui aussi une brèche dans sa coque, a coulé droit. Si le Costa Concordia avait coulé verticalement, il se serait posé sur le fond et il n'y aurait pas eu de victimes. Personne ne sait dire pourquoi le navire s'est couché sur le flanc, mais ce n'est pas la faute de mon client."

    L'issue du procès se fait donc plus incertaine. Il sera toutefois impossible de retrouver Francesco Schettino sur la passerelle d'un quelconque paquebot, car le ministère des Transports lui a retiré son permis bateau. Il devra désormais se contenter d'un pédalo.

    Source : Le point


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    Naufrage du Concordia: début des audiences préliminaires

    concordia audiences

    Le coup d'envoi a été donné lundi aux audiences préliminaires pour déterminer, en vue du futur procès, les chefs d'accusation contre les six personnes dont l'ex-commandant Schettino poursuivies pour le naufrage du navire Concordia qui avait fait 32 morts en janvier 2012.

     

     

    L'ex-capitaine du bateau de croisière, le visage fermé et visiblement de mauvaise humeur, était présent au tribunal de Grosseto (Toscane), pour assister à une première audience, présidée par le juge Pietro Molino. Le procès lui-même n'est pas attendu avant l'automne prochain.

    Lors de l'audience -- la première d'une série de quarante -- 200 naufragés ou familles de victimes, associations de défense de l'environnement et institutions dont la mairie du Giglio qui réclame 80 millions d'euros de dédommagement, ont déposé des demandes pour être partie civile.

    Outre l'ex-commandant du navire poursuivi pour homicides multiples par imprudence, abandon de navire et dommages à l'environnement, le tribunal de Grosseto doit analyser les responsabilités de cinq autres membres d'équipage ou dirigeants de Costa (groupe américain Carnival).


    Le chef de la cellule de crise de Costa Croisières, Roberto Ferrarini, est soupçonné d'avoir contribué à ralentir les opérations de sauvetage, principale cause du lourd bilan du drame.Le juge Molino devra notamment analyser le rôle du timonier indonésien, Rusli Bin, mis en cause par Schettino pour ne pas avoir compris les ordres qu'il lui aurait donnés. Celui-ci est introuvable.

    "Mes clients voudraient comprendre ce qui s'est réellement passé, pourquoi et de qui c'est la faute", a expliqué à l'AFP Massimiliano Valcada, avocat de victimes françaises.

    "Ceci ne changera pas ce qui s'est passé lors de cette terrible nuit, mais ils ont besoin de savoir la vérité, pourquoi un proche parent est mort cette nuit-là probablement à cause d'une bêtise", a-t-il ajouté avant d'entrer à l'audience.

    L'enquête a montré que le Concordia qui transportait 4.229 personnes dont 3.000 touristes de 70 nationalités, a heurté à grande vitesse un récif devant l'île du Giglio avant de venir s'échouer à une cinquantaine de mètres de la rive.

    Le commandant voulait faire exécuter au paquebot un salut à la côte, une manoeuvre tous feux allumés spectaculaire pour les habitants et les passagers.

    La plupart des occupants du navire ont pu gagner le rivage grâce à des chaloupes de sauvetage et à l'intervention des garde-côtes. Mais 32 personnes dont une fillette de cinq ans sont mortes noyées quand le navire a basculé sur son flanc ou en tentant de rejoindre la côte à la nage.

    Au terme des audiences préliminaires, le juge devra définir les chefs d'accusation et fixer la date du procès.

    Grosseto est la ville la plus proche du site de la tragédie où plus d'un an plus tard, le navire fait l'objet d'une opération sans précédent destinée à le redresser, à le faire flotter et à le ramener jusqu'à un port pour le démanteler.

    Des dizaines de rescapés ont aussi lancé des poursuites devant des tribunaux civils contre Costa.

    La plupart de ceux qui n'ont pas été blessés ni n'ont perdu de proches ont accepté une indemnisation standard d'environ 11.000 euros proposée par Costa.

    La compagnie été condamnée mercredi dernier à verser une amende d'un million d'euros au terme d'une procédure négociée où elle a reconnu sa responsabilité administrative (en tant qu'employeur des personnes à l'origine du naufrage) mais qui lui permet de sortir d'un éventuel procès au pénal.

    Le pool d'avocats "Justice pour le Concordia" qui représente une centaine de passagers a demandé à être partie civile lundi et réclame 500.000 euros de dédommagement pour chacun des rescapés défendus.

    Selon l'un des avocats du collectif, Cesare Bulgheroni, "les procureurs de Grosseto devraient élargir leur enquête aux compagnies" car de son point de vue, le personnel de bord du navire était mal entraîné et la compagnie a trop tardé à déclarer l'abandon du navire, des accusations que Costa a déjà rejetées.

    "La compagnie a négligé la sécurité de ses passagers pour augmenter ses profits", a dénoncé lundi John A. Eaves, avocat américain d'environ 150 naufragés.

    L'organisation de consommateurs Codacons qui poursuit aussi Costa a rendu public un rapport qui montre que certains équipements dont le système de fermeture des portes permettant de séparer le navire en compartiments étanches n'ont pas fonctionné.

    Pour Bruno Neri, un professeur chargé par Codacons de l'expertise, l'ex-commandant Schettino "a été transformé en bouc émissaire".


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    Le procureur de Grosseto a demandé que soit traduit devant le tribunal, Francesco Schettino pour, homicide multiple involontaire, de blessure par négligence, de naufrage et d’abandon du navire.

    meretmarine

    Doivent être aussi traduits devant le tribunal, l’officier Ciro Ambrosio, l’officier Silvia Coronica, le timonier Jacob Rusli Bin, le commissaire de bord Manrico Giampedroni, le responsable de l’unité de crise Costa Croisière Roberto Ferrarini

    Costa Croisières est aussi coupable et doit répondre devant le tribunal, d’infractions administratives qui ont entraîné des homicides involontaires, aggravés par la violation des règles de sécurité. Costa Croisières encourt une amende d’un million d’euros…

    Pour le délit de refus de coopérer avec les autorités maritimes, Francesco Schettino, l'officier Andrea Bongiovanni, le cartographeSimone Canessa et le vice-président de Costa Croisières Manfred Ursprunger

    Pour l’infraction de destruction et de détérioration de site protégé, le commandant Francesco Schettino, les officiers de bord Ciro Ambrosio, Salvatore Ursino, Silvia Coronica et le timonier Jacob Rusli BinCosta Croisières doit aussi répondre de l’infraction administrative de destruction et de détérioration de site protégé…


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    Jeudi 28 février 2013, vif succès pour la page Facebook du Tribunal de Grosseto :

    (Voir la liste des mis en examens)

    Alessandro Leopizzi, Maria Navarro et Stephen Pizza juges d’instruction et Francesco Verusio procureur de la république de Grosseto sont à l’origine de la création de la page Facebook du "Costa Concordia Palais de Justice de Grosseto", traduite en cinq langues...

    Cette page Facebook rencontre un vif succès auprès des parties lésées identifiées dans l’enquête du naufrage du Concordia. Ils se connectent du monde entier, comme de la Nouvelle-Calédonie ou du Japon, ils veulent tous vérifier s’ils sont bien présents dans la liste des 4229 passagers et membres d’équipage…

     
    Mercredi 27 février 2013, Francesco Schettino refuse les conclusions du procureur de Grosseto :

    Francesco Schettino rejette en bloc les conclusions de l’enquête du procureur de Grosseto Francesco Verusio, "la reconstitution du naufrage a démontré que si je n’avais pas réussi cette manœuvre pour échouer le navire, il aurait sombré par la poupe et avec lui des milliers de personnes. Il est donc inacceptable de parler de crime."

    L’audience préliminaire aura lieu le 15 avril 2013…

     
    Mercredi 27 février 2013, la page Facebook du Tribunal de Grosseto :

    La page Facebook Officielle du Tribunal de Grosseto, pour suivre en permanence l'évolution de la procédure judiciaire. Cette page est traduite en plusieurs langues : https://www.facebook.com/pages/Costa-Concordia-Uffici-Giudiziari-di-Grosseto/393426420753778?ref=stream

    http://www.leconcordia.fr


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    Déclaration de Maître Paroletti (Costa Croisières) sur le procès de licenciement de Francesco Schettino - 12h30 (CET)

    Nous nous trouvons au Tribunal de Gênes pour la procédure de licenciement de Francesco Schettino, puisque Schettino a contesté la légitimité de son licenciement. La position de la société est que, étant donné la gravité du comportement du commandant, son licenciement est légitime et incontestable.


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