• Costa Concordia: Le capitaine jugé inapte à commander un paquebot de croisière

    Mis à jour le 16.05.12 à 21h57

    schettino sorti du poste de policeLa Cour de cassation italienne a jugé ce mercredi que Francesco Schettino, capitaine du Costa Concordia, victime d'un naufrage qui a coûté la vie à au moins 30 personnes en janvier au large de la Toscane, était inapte à commander un paquebot de croisière.

    Dans son arrêt, la haute juridiction considère que le capitaine a fait preuve d'une «résistance insuffisante dans l'exercice de ses fonctions de commandement ou dans l'exercice de sa responsabilité à l'égard de la sécurité des personnes sous sa protection».

    Francesco Schettino est accusé d'avoir provoqué le naufrage du navire en l'approchant trop près de la côte de l'île du Giglio. Le paquebot a heurté des écueils et s'est couché en partie immergé. Le capitaine est aussi soupçonné d'avoir retardé l'évacuation des 4.200 passagers et membres d'équipage et d'avoir abandonné le navire avant que toutes les personnes à bord aient quitté le bateau. Trente corps ont été récupérés et deux personnes sont toujours officiellement portées disparues.


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  • Vous trouverez ci-joint l'ordonnance que vient de rendre le Président du Tribunal de Grande de Nanterre suite à l'action que nous avons engagée pour le compte du Collectif, de certains passagers et de la FENVAC.

    Cette ordonnance est déterminante pour la suite et pour les droits des naufragés puisque :

    1) Le juge français se déclare compétent pour entendre les naufragés français alors que COSTA ...voulait les forcer à assigner en Italie ;

    2) Le juge a suspendu le délai donné aux naufragés pour prendre leur décision sur l'offre d'indemnisation de Euro 11.000 et l'a prorogé de trois mois. En clair, les naufragés ont jusqu'au 14 mai 2012 pour prendre leur décision. Ils ont le temps de réfléchir, de prendre du recul, de voir leur psychiatre ou psychologue et de prendre une décision moins précipitée.

    Les droits des naufragés par rapport à cette offre d'indemnisation sont sauvegardés jusqu'au 14 mai 2012.

    3) La société COSTA se voit ordonnée de publier un communiqué rappelant ces éléments, sur la page d'accueil de son site internet.

    Si elle ne le fait pas dans les 24 heures, elle sera condamnée à une astreinte, c'est à dire une sanction financière de Euro 100.000 par jour de retard.

    Ce dernier point est symboliquement très fort.

    La pression change de camp et nous allons maintenant poursuivre plus loin dans nos demandes de provision.

    Vous pouvez naturellement transmettre ces éléments à tous vos interlocuteurs.

    Bien cordialement,

    Bertrand COURTOIS
    Avocat à la Cour
     

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    Costa Concordia : le procès, pas avant 2014 ?

    samedi 03 mars 2012, 20:14

    Des centaines de rescapés du naufrage du Costa Concordia, encore traumatisés, ont exprimé leur colère samedi à l’occasion d’une maxi-audience, préliminaire au procès sur ce drame, organisée dans la ville toscane de Grosseto.

    Costa Concordia : le procès, pas avant 2014 ?

    © AFP

    « Se remémorer ces moments, ça fait mal… Il y avait tellement de confusion à bord, on a dû tout faire tout seul, tellement de choses ont été mal faites, en si peu de temps », se rappelle l’un d’entre eux, Giacomo Brignone.

    « Alors qu’on aurait eu tout le temps nécessaire pour organiser l’évacuation de manière plus calme et, j’en suis presque sûr, presque tout le monde aurait pu être sauvé », confie-t-il à l’AFP-TV.

    Des centaines de personnes -rescapés, mais aussi avocats et experts- ont participé à cette audience, étape judiciaire obligée avant un procès qui pourrait ne pas s’ouvrir avant deux ans.

    Une nouvelle audience a été programmée pour le 21 juillet, date à laquelle les experts devront rendre les conclusions de leurs analyses.

    Principal protagoniste de cette catastrophe qui a fait 32 morts, le commandant Francesco Schettino n’avait pas fait le déplacement.

    Assigné à résidence, celui que la presse surnomme « le capitaine-poltron » est « inquiet pour sa sécurité », a expliqué l’un de ses avocats.

    « C’est aussi bien que Schettino ne vienne pas », a réagi un rescapé, Sergio Amarotto. « Il n’a fait que dire un mensonge après l’autre pour se couvrir ».

    Une autre survivante, Francesca Bertaglia, ne décolérait pas : « C’est un imbécile et quelque part aussi un criminel. C’est impensable qu’il n’ait pas déclenché l’alarme ».

    Devant les juges, l’avocat du capitaine, Me Bruno Leporatti, a répété la thèse de son client : « il n’a pas volontairement quitté le navire » (Schettino a affirmé avoir glissé dans une chaloupe), et « la compagnie Costa a été constamment et complètement informée de ce qui se passait à bord du navire ».

    Neuf employés de la compagnie Costa sont poursuivis pour homicide par imprudence, naufrage et défaut de communication aux autorités maritimes. Le capitaine est poursuivi en outre pour avoir abandonné son navire alors que l’évacuation des passagers était en cours. Et samedi, le procureur Francesco Verusio l’a également accusé de « destruction de l’environnement dans un site protégé ».

    La compagnie Costa s’est vu refuser le statut de « partie lésée » qu’elle revendiquait. Mais elle « reste dans le procès comme partie qui a subi un dommage avec la perte du navire », a expliqué l’avocat de Costa Crociere, Marco De Luca.

    L’avocat s’est par ailleurs félicité que, « contrairement à ce que réclamaient les parties civiles, la responsabilité pénale de la compagnie n’ait pas été reconnue ». En revanche, la compagnie « reconnaît sa responsabilité civile pour les dommages causés par ces employés. » Plusieurs collectifs de naufragés se sont créés et des plaintes ont été déposées en Italie, en France et aux Etats-Unis contre le plus grand croisiériste européen, basé à Gênes et filiale du géant américain Carnival. Aux Etats-Unis, 39 passagers réclament à Carnival 520 millions de dollars de dommages et intérêts.

    Au cours de l’audience, à huis clos, les avocats des survivants ont demandé des expertises et analyses supplémentaires. Me Giulia Bongiorno, qui représente 67 passagers italiens, allemands et brésiliens, a réclamé « une vérification des flux de communications entre le poste de commandement du navire et la salle des machines ».

    De son côté, Carlo Rienzi, président de Codacons (association de défense des consommateurs), a affirmé en avoir « assez d’entendre qu’une heure après l’accident, Costa ne savait rien ». « C’est inacceptable qu’ils mettent tout de ce « pauvre » commandant – et je mets entre guillemets le « pauvre » bien sûr – », a-t-il dit aux journalistes lors d’une interruption de séance.

    Le Costa Concordia transportait 4.229 personnes, dont 3.200 touristes de 60 nationalités différentes et un millier de membres d’équipage, lorsqu’il a heurté un rocher. La catastrophe a fait 32 morts, dont 25 ont été retrouvés.

    (AFP)


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    INTERNATIONAL

    Le capitaine du Costa Concordia sèche la première audience

    Créé le 03/03/2012 à 09h47 - Mis à jour le 03/03/2012 à 09h51 RTL

    Des centaines d'avocats, de scientifiques et de survivants du naufrage du Costa Concordia sont attendus samedi à Grosseto en Toscane pour une première audience destinée à examiner les preuves du procès de cette tragédie qui a fait 32 morts le 13 janvier sur l'île italienne du Giglio. Certains des neuf employés de la compagnie Costa poursuivis dans le cadre de l'enquête devraient être présents lors de cette audience avant tout procédurale, mais pas le commandant Francesco Schettino. Assigné à résidence et figure emblématique de ce drame, celui que la presse surnomme "le capitaine-poltron" est "inquiet pour sa sécurité", a expliqué l'un de ses avocats. De quoi énerver encore un peu plus les passagers.

    L'acteur principal du premier acte de cette pièce sera absent : Francesco Schettino a décidé de ne pas assister à cette première audience

    Tous les instruments de bord fonctionnaient-ils ?

    Pour accueillir la foule, le théâtre de Grosseto a été réquisitionné, alors que la ville toscane, dont dépend la petite île du Giglio, sera envahie par des médias du monde entier.
      
    Cette audience mettra en présence le parquet, la défense et les représentants des parties civiles ainsi que des experts qui décideront ensemble quels types d'analyses doivent être menées sur les instruments de bord, notamment la boîte noire.

    "Nous essayerons de déterminer ce qui n'a pas fonctionné aussi rapidement que possible", explique Bruno Neri, professeur d'électronique à l'uiversité de Pise, qui sera lui-même présent en tant qu'expert pour le compte de l'association de consommateurs Codacons. "Nous voulons nous assurer que tous les instruments de bord fonctionnaient correctement", ajoute-t-il, alors que Schettino fonde en partie sa défense sur l'absence de fiabilité de certains instruments.
      
    Le parquet de son côté souhaite une analyse détaillée des minutes durant lesquelles le commandant a réalisé que le Concordia ne répondait plus aux commandes, afin de pouvoir déterminer s'il a ordonné trop tard l'évacuation du navire.

    Cette audience, à huis clos et interdite aux médias, ne devrait pas apporter de révélations fracassantes, mais elle constituera une sorte de répétition avant le procès proprement dit.
      
    Répartir les responsabilités

    Trois dirigeants de Costa, dont Manfred Ursprunger, vice-président exécutif, et Roberto Ferrarini, chef de l'unité de crise de la compagnie, sont poursuivis pour homicide par imprudence, naufrage et défaut de communication aux autorités maritimes.

    Outre Schettino, également accusé d'abandon de navire, cinq membres de l'équipage, dont son second Ciro Ambrosio, font l'objet de poursuites. Pour se défendre, le commandant affirme qu'il est tombé dans une chaloupe et n'a pas pu remonter à bord.
      
    Bien qu'il ait admis avoir fait une erreur lors de l'impact initial, il a affirmé aux enquêteurs avoir sauvé des milliers de vies en effectuant une manœuvre qui a permis de rapprocher le navire de la côte.
     
    Costa et un groupement d'associations de consommateurs italiens ont prolongé jusqu'au 31 mars le délai pour les passagers souhaitant adhérer à un accord d'indemnisation conclu fin janvier, prévoyant 11.000 euros par personne pour le naufrage, plus les frais (prix de la croisière, éventuels frais de transport ou médicaux).

    Aux Etats-Unis, 39 passagers réclament à Carnival 520 millions de dollars de dommages et intérêts.
      
    Vendredi, la Stampa a révélé que le capitaine Schettino avait déjà provoqué un accident en 2010 en faisant entrer à trop vive allure dans un port allemand le paquebot qu'il dirigeait à l'époque, le Costa Atlantica.

    Naufrage du Costa Concordia


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  • Naufrage du Concordia: première audience samedi

    Par LEXPRESS.fr, publié le 02/03/2012 à 16:28

    Cette audience mettra en présence le parquet, la défense et les représentants des parties civiles ainsi que des experts.

    afp.com/Filippo Monteforte

     

    Les preuves du procès du naufrage du Costa Concordia doivent être examinées au cours d'une première audience, samedi en Toscane. Le type d'analyses à mener sur la boîte noire doit notamment être décidé. 

    Répétition générale. Des centaines d'avocats, de scientifiques et de survivants du naufrage du Costa Concordia sont attendus samedi à Grosseto en Toscane pour une première audience destinée à examiner les preuves du procès de cette tragédie qui a fait 32 morts le 13 janvier sur l'île italienne du Giglio.  

    Certains des neuf employés de la compagnie Costa poursuivis dans le cadre de l'enquête devraient être présents lors de cette audience avant tout procédurale, mais pas le commandant Francesco Schettino.

    Assigné à résidence et figure emblématique de ce drame, celui que la presse surnomme "le capitaine-poltron" est "inquiet pour sa sécurité", a expliqué l'un de ses avocats.  

    Pour accueillir cette foule, le théâtre de Grosseto a été réquisitionné, alors que la ville toscane, dont dépend la petite île du Giglio, sera envahie par des médias du monde entier.  

    Répétition d'avant procès

    Cette audience mettra en présence le parquet, la défense et les représentants des parties civiles ainsi que des experts qui décideront ensemble quels types d'analyses doivent être menées sur les instruments de bord, notamment la boîte noire.  

    "Nous essayerons de déterminer ce qui n'a pas fonctionné aussi rapidement que possible", explique Bruno Neri, professeur d'électronique à l'université de Pise, qui sera lui-même présent en tant qu'expert pour le compte de l'association de consommateurs Codacons.

    "Nous voulons nous assurer que tous les instruments de bord fonctionnaient correctement", ajoute-t-il, alors que Schettino fonde en partie sa défense sur l'absence de fiabilité de certains instruments.  

    Le parquet de son côté souhaite une analyse détaillée des minutes durant lesquelles le commandant a réalisé que le Concordia ne répondait plus aux commandes, afin de pouvoir déterminer s'il a ordonné trop tard l'évacuation du navire.  

    Cette audience, à huis clos et interdite aux médias, ne devrait pas apporter de révélations fracassantes, mais elle constituera une sorte de répétition avant le procès proprement dit. 

    Coup dur pour Costa

    Trois dirigeants de Costa, dont Manfred Ursprunger, vice-président exécutif, et Roberto Ferrarini, chef de l'unité de crise de la compagnie, sont poursuivis pour homicide par imprudence, naufrage et défaut de communication aux autorités maritimes.  

    Un coup dur pour Costa, le plus grand croisiériste européen basé à Gênes dans le nord de l'Italie, dont la réputation déjà écornée a encore pris un coup après la croisière-calvaire du Costa Allegra qui s'est achevée aux Seychelles suite à un incendie. Costa appartient au géant américain Carnival.  

    Outre Schettino, également accusé d'abandon de navire, cinq membres de l'équipage, dont son second Ciro Ambrosio, font l'objet de poursuites. Pour se défendre, le commandant affirme qu'il est tombé dans une chaloupe et n'a pas pu remonter à bord. Bien qu'il ait admis avoir fait une erreur lors de l'impact initial, il a affirmé aux enquêteurs avoir sauvé des milliers de vies en effectuant une manoeuvre qui a permis de rapprocher le navire de la côte.  

    Dommages et intérêts

    Le Costa Concordia transportait 4 229 personnes, dont 3 200 touristes de 60 nationalités différentes et un millier de membres d'équipage, lorsqu'il a heurté un rocher. La catastrophe a fait 32 morts, dont 25 ont été retrouvés et sept sont encore portés disparus. 

    Plusieurs collectifs de naufragés se sont créés et des plaintes ont été déposées en Italie, en France et aux Etats-Unis contre Costa Crociere. Costa et un groupement d'associations de consommateurs italiens ont prolongé jusqu'au 31 mars le délai pour les passagers souhaitant adhérer à un accord d'indemnisation conclu fin janvier, prévoyant 11 000 euros par personne pour le naufrage, plus les frais (prix de la croisière, éventuels frais de transport ou médicaux).

    Aux Etats-Unis, 39 passagers réclament à Carnival 520 millions de dollars de dommages et intérêts.  

    Vendredi, la Stampa a révélé que le capitaine Schettino avait déjà provoqué un accident en 2010 en faisant entrer à trop vive allure dans un port allemand le paquebot qu'il dirigeait à l'époque, le Costa Atlantica. 

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