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    La présidente du Collectif des naufragés français du Costa Concordia Anne Decré participera aux cérémonies sur l'île du Giglio. Et revient sur un drame devenu son combat.

    Le Costa Concordia, échoué au large de l'île de Giglio. (Luca Zennaro/MaxPPP)

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    Elle était partie en croisière, le 7 janvier 2012, avec ses parents, de 65 et 75 ans, et sa petite sœur de 32 ans, pour se retrouver en famille après le décès de son frère, quelques mois plus tôt. Depuis le naufrage du Costa Concordia, le 13 janvier 2012, qui s'est échoué près de l'île toscane de Giglio, Anne Decré, 42 ans, est à la tête du Collectif des naufragés français du Concordia, qui regroupe 360 personnes. Le soir du drame, elle s'était installée au théâtre, au pont 3, avec ses parents, pour assister à un spectacle de magie. Il avait débuté depuis peu quand elle a senti "un choc important, une sorte de tremblement très fort". Puis le bateau a chaviré à gauche.

    "J'ai d'abord reçu le verre de mon voisin sur les genoux, mais j'ai vraiment réalisé qu'on penchait énormément quand j'ai vu le rideau du spectacle, en face de moi, très incliné." L'électricité s'est coupée net. "Quand elle s'est brièvement rallumée, j'ai vu le visage terrorisé du magicien." Les passagers hurlaient, "c'était la panique". "J'ai dit à mes parents 'ne nous inquiétons pas, pour qu'un bateau comme celui-là coule, il y en a pour des heures'". Anne Decré ne "voulait pas céder à l'affolement général". Elle part récupérer sa sœur, restée à la cabine. Dans le noir cette fois, "seules les lumières de secours fonctionnaient". Aucun ascenseur ne marchait. "J'ai dit à mes parents de monter tranquillement les cinq étages à pieds et de me retrouver aux cabines."

    "Tout est sous contrôle, c'est un problème de générateur électrique"

    Un an après, ces "images" lui reviennent toujours régulièrement. Anne Decré se souvient encore d'avoir ensuite tenté de rassembler ses affaires, dans le noir, à la lumière de son téléphone portable. "Un message disant 'tout est sous contrôle, c'est un problème de générateur électrique' a été diffusé." Avant que la famille ne patiente sur le balcon d'une des cabines. Et qu'elle ne voie une falaise approcher de façon plus qu'inquiétante. "J'espère revoir cette falaise aujourd'hui" confie Anne Decré, comme pour se convaincre qu'elle ne l'a pas rêvée : "avec la panique, les souvenirs sont confus". La famille descend ensuite plusieurs étages pour rejoindre le pont d'évacuation. "On entend le signal d'alarme, on comprend qu'il faut évacuer". Un message d'information en anglais a bien aussi été transmis. "Avec le stress", elle l'a mal compris.

    Sur le pont d'évacuation, "les membres d'équipage avaient heureusement anticipé et commencé à déhousser les chaloupes et les préparer à être utilisées". Il leur faudra "une vingtaine de minutes qui paraissent interminables" pour en trouver une dans laquelle les quatre membres de la famille peuvent monter. "Je voulais ne pas monter tout de suite et essayer d'aider, mais je voyais mes parents et comprenais qu'il fallait qu'on monte avec eux. On venait de perdre mon frère, je regardais ma mère et me disais qu'il fallait que je monte avec elle" se remémore encore Anne Decré, qui ressent depuis "un sentiment de culpabilité" qui ne l'a jamais quittée. "On vit avec, et on pense à ceux qui ont disparu, comme Mylène et Mickaël, et qui ont, eux, sans doute tenté d'aider." Depuis le drame, Anne Decré tient le coup : "je pense que mon combat m'aide beaucoup. C'est toute ma vie depuis un an". Même s'il n'est "pas tous les jours facile d'écouter et d'essayer de comprendre" les nombreux naufragés.

    "Costa doit très rapidement prendre une décision sur les indemnisations"

    "Je suis dans l'action" poursuit-elle, confiant que sa mère, sous antidépresseurs depuis plusieurs mois, rencontre beaucoup plus de difficultés. Sur les 460 passagers français (six sont décédés), 170 ont accepté le dédommagement forfaitaire de 11.000 euros proposé par la compagnie Costa Croisières. 240 passagers qui l'ont refusé ont perçu la somme de "8.000 euros de provision hors coffres" précise la présidente du collectif. Comme d'autres, ils sont aujourd'hui "toujours en négociation" avec Costa en vue d'un "accord correct, humainement respectable", et d'une "indemnisation la plus individualisée possible". Ce n'est toujours pas le cas. "J'espérais qu'à l'approche de l'anniversaire, Costa s'active un peu" lâche-t-elle, sommant la compagnie "de prendre très rapidement une décision". Elle n'exclue pas, le cas échéant, "d'aller en justice dès la semaine prochaine."

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    La présidente du collectif sera ce dimanche sur l'île du Giglio. Bien que la compagnie ait déconseillé aux familles n'ayant pas perdu de proche de s'y rendre. "Ils ont osé nous dire qu'en terme de logistique ils ne pouvaient pas accueillir tout le monde, et ont convié les autres à une messe œcuménique à l'église de la Madeleine à Paris !" livre-t-elle, furieuse. Quelques 70 membres du collectif sont aujourd'hui à ses côtés : "on a tous payé de notre poche pour être là" insiste la présidente, "certains ne peuvent pas financièrement, d'autres ne peuvent pas psychologiquement." Elle, en tout cas, n'imaginait pas ne pas faire le déplacement.

    "Pour être ensemble, et surtout pour les victimes"

    "Je ne dis pas que ça ne m'angoisse pas. Se rendre sur place peut sembler destructeur, mais pour moi c'est reconstructeur". Elle ne sait "pas trop" ce qu'elle peut attendre de cette cérémonie : "peut-être changer ces images qui me hantent, revoir cette île autrement,..." Mais Anne Decré est certaine, en revanche, de l'importance d'être présente sur l'île : "Pour être ensemble, se dire que depuis un an on ne s'est pas lâché la main et qu'on n'est pas prêt de le faire. Pour remercier les habitants, et, surtout, être là en mémoire des victimes, de ceux qui n'ont pas eu la même chance que nous." Et tenter de tourner la page ? "Impossible, on ne pourra jamais" confie encore celle qui espère par ailleurs "que Costa reconnaisse enfin son erreur et assume ses responsabilités", que "les règles de sécurité changent" et que "des normes d'évacuation soient imposées."


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    A l’occasion du triste anniversaire du naufrage du navire de croisière Costa Concordia survenu le 13 janvier 2012, France 4 propose une soirée spéciale avec la diffusion de deux documentaires inédits le mardi 15 janvier 2013.

     

    Dès 20h45, le documentaire Le naufrage du Costa Concordia, réalisé par Lynda Featherstone, reviendra sur cet évènement. Les séquences filmées par les passagers du Costa Concordia pendant le naufrage seront dévoilées à travers ce premier reportage.

    Enfin, la soirée se poursuivra à 21h30 avec Les naufrages qui ont fait l'histoire réalisé par Pioneer Productions et produit par Christopher Amess.

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    caissons
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    projet

    parbuckling

    Cette étape devrait prendre environ deux jours, le mouvement doit être extrêmement délicate et contrôlées en permanence. La parbuckling sera effectuée en utilisant des câbles de liaison attachés à la partie supérieure des caissons et des plates-formes, qui seront tirés vers le large, tandis que les câbles reliés aux tourelles de tribord sera utilisée pour l'équilibrage. C'est une phase très délicate, au cours de laquelle les forces en présence doivent être compensés avec soin pour faire pivoter l'épave sans déformer la coque.

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    Par tous les comptes, le Costa Concordia - le paquebot semi-enterrée abandonné au large des côtes de la Toscane - est un spectacle surréaliste.

     

    "Vous avez ce truc géant qui est trois terrains de football à long assis sur un flanc de montagne sous-marine bridés», explique 60 Minutes producteur Rich Bonin, dont l'histoire sur le projet Costa Concordia sauvetage diffusé sur l'émission cette semaine. «C'est comme vous n'en avez jamais vu auparavant."

    Mais peut-être encore plus surréaliste sont les images prises à bord du navire. Dans la vidéo de fonction 60 heures supplémentaires Procès-verbal de cette semaine, vous verrez quelques-unes des premières images vidéo tournées connues à bord du navire depuis l'accident.

     

    "On pouvait voir les gens marcher dans ce qui était autrefois le côté du navire - et c'est maintenant le haut du navire», dit Bonin.

     

    "Et les travailleurs de sauvetage accrocher leur équipement sur le sol même où les passagers ont utilisé pour prendre le soleil ou siroter leurs cocktails Tout est sens dessus dessous -. Et ces images n'ont jamais été vu auparavant."

     

    Deux fois la taille du Titanic, le navire reste à l'endroit où il a coulé environ 11 mois, et pour l'équipage de 60 minutes, le défi était d'obtenir que nos caméras à proximité de l'épave flandrin que possible.

     

    Une équipe de tournage Bonin manière de ce que fut accompli par des éclats de caméras miniatures au-dessus du navire, en utilisant des drones télécommandés. Les opérateurs de caméras dirigé les drones avec un joystick depuis un canot ou à proximité du rivage.

     

    Pour voir les caméras volantes en action - et les images imprenable sur le navire capturé par les drones en vol stationnaire - voir la vidéo ci-dessus, et dites-nous ce que vous pensez dans les commentaires ci-dessous.

     

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