• Charm el-Cheikh : Plusieurs morts dans une collision sur le Costa Europa

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    Le Costa Europa à Charm el-Cheikh, vendredi
    crédits : JEROME LOUFIAT
     
    26/02/2010

    Ce vendredi 26 février, peu avant 4 heures du matin (heure locale), le paquebot Costa Europa a violemment heurté un quai lors d'une manoeuvre d'accostage dans le port égyptien de Charm el-Cheikh, où les conditions météo étaient mauvaises. L'accident, qui a provoqué un black-out électrique, a fait trois morts parmi les marins et plusieurs blessés chez les passagers. L'équipage est immédiatement intervenu, rétablissant le courant et évacuant les 1500 passagers, qui ont été transférés dans le calme dans un hôtel à terre. Ils ont ensuite été rappatriés par vols spéciaux, les Français rentrant à Paris le 28 février.


    Le Costa Europa vendredi (© : JEROME LOUFIAT)

    Sur le navire, les dégâts sont importants, avec une brèche de plusieurs mètres dans la coque. Dans le port de Charm el-Cheikh, le Costa Europa a pris de la gîte, afin que les dégâts puissent être mieux appréciés depuis le quai. Selon un témoin contacté par Mer et Marine, aucun remorqueur ne participait à la manoeuvre, la météo étant caractérisée par de fortes rafales de vent. Le Costa Europa était parti de Dubaï le 14 février pour rejoindre Savone le 3 mars. Il s'agit de l'une des ultimes traversées du navire aux couleurs de Costa Croisières. La compagnie italienne va, en effet, le verser en avril à Thomson Cruises, qui va continuer de l'exploiter sous le nom de Thomson Dream.
    Construit en 1986, l'Europa mesure 243 mètres de long et affiche une jauge de 54.000 tonneaux. Il peut transporter jusqu'à 1700 passagers.


    Le Costa Europa vendredi (© : JEROME LOUFIAT)


    Le Costa Europa vendredi (© : JEROME LOUFIAT)

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  • La croisière ne s’amuse plus

    Vendredi 13 janvier 2012. Le Costa Concordia, un géant des mers avec plus de 4’200 passagers à bord, touche un rocher proche de l’Ile du Giglio en Toscane. Bilan à ce jour : 32 morts, dont 2 disparus. Que s’est-il vraiment passé cette nuit-là ? Un tel accident pourrait-il survenir à nouveau ? Les marchands de rêves en ont-ils tiré des leçons ? Une enquête dans le monde des croisières qui ne s’amusent plus.

    Cent ans après le Titanic, le naufrage du Costa Concordia est également entré dans la mémoire collective. Les images de cet énorme bateau échoué à quelques mètres du port d’une minuscule île italienne ont tourné en boucle sur les chaînes tv du monde entier. Le public s’est ému et passionné pour l’histoire de ces naufragés, dont 69 Suisses, qui se sont retrouvés pour certains prisonniers d’un navire transformé en cercueil.

    Quatre mois après, Temps Présent revient sur ce drame avec des témoignages et des vidéos exclusives de passagers rescapés. Une enquête pour comprendre comment le Concordia a pu s’échouer alors qu’il était garanti comme l’un des plus sûrs navires au monde. Est-il un exemple isolé ? Ou ces gros paquebots qui se multiplient sont-ils des cimetières potentiels ? Aujourd'hui rien n’est trop beau, rien n’est trop grand dans un secteur touristique en pleine expansion où l’argent coule à flots et la concurrence entre armateurs fait rage.

    Rediffusion le vendredi 18 mai 2012 à 0h25 et le lundi 21 mai 2012 à 16h05 sur RTSdeux.

    Générique

    Un reportage de Peter Berni et Michel Heiniger Image : Jean-Dominique De Weck Son : Gianni Del Gaudio

    Voir la vidéo


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  • Costa Concordia : le paquebot devrait quitter la côte italienne

     

    Depuis 4 mois, l'épave du Costa Concordia gît sur les côtes italiennes. Le paquebot devrait disparaitre de l'île de Giglio d'ici février 2013. L'armateur qui a présenté vendredi le plan du renflouement du paquebot a promis que les travaux commenceront dans quelques jours.

    Autour du Costa Concordia règne une atmosphère bien tranquille. Et pourtant,  les apparences sont trompeuses car à tout moment ses 4400 tonnes d’acier risquent de glisser dans les profondeurs. Il faut donc au plus vite le retirer des côtes italiennes.

    Le navire sera donc enlevé. Pour se faire, des plateformes seront installées sous l’eau, à 20 mètres de profondeur. A l’aide de grues, le paquebot devra être redressé dans sa position initiale, puis avec des boues géantes, il devra être stabilisé. Ainsi, le Costa Concordia pourra être remorqué.

    Une fois redressé,  le navire sera transporté vers un port italien.

    Ces prochains mois, le lieu de remorquage de l’épave devrait être identifié. Enfin, le Costa Concordia devrait être détruit.

    Aussi, pour protéger la flore marine, les coraux du littoral seront déplacés dans un aquarium puis réimplantés une fois le chantier terminé.

    Le cout des travaux est estimé à près de 230 millions d’euros.


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  • Costa Concordia: Le capitaine jugé inapte à commander un paquebot de croisière

    Mis à jour le 16.05.12 à 21h57

    schettino sorti du poste de policeLa Cour de cassation italienne a jugé ce mercredi que Francesco Schettino, capitaine du Costa Concordia, victime d'un naufrage qui a coûté la vie à au moins 30 personnes en janvier au large de la Toscane, était inapte à commander un paquebot de croisière.

    Dans son arrêt, la haute juridiction considère que le capitaine a fait preuve d'une «résistance insuffisante dans l'exercice de ses fonctions de commandement ou dans l'exercice de sa responsabilité à l'égard de la sécurité des personnes sous sa protection».

    Francesco Schettino est accusé d'avoir provoqué le naufrage du navire en l'approchant trop près de la côte de l'île du Giglio. Le paquebot a heurté des écueils et s'est couché en partie immergé. Le capitaine est aussi soupçonné d'avoir retardé l'évacuation des 4.200 passagers et membres d'équipage et d'avoir abandonné le navire avant que toutes les personnes à bord aient quitté le bateau. Trente corps ont été récupérés et deux personnes sont toujours officiellement portées disparues.


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  • Naufrage du Concordia: Costa verse 9000 euros d'indemnités à 235 passagers

    L'Expansion.com avec AFP - publié le 09/05/2012 à 10:03

    Costa Croisière, propriétaire du paquebot Concordia qui s'est échoué le 13 janvier près d'une île italienne en faisant 32 morts, a versé 9000 euros d'indemnités à 235 des 456 naufragés français, soit un total de 2,115 millions.

    Le Costa Concordia échoué le 14 janvier 2012 près d'une île de Toscane.
    Le Costa Concordia échoué le 14 janvier 2012 près d'une île de Toscane.
    REUTERS/Remo Casilli

    En acceptant de verser quelque 2 millions d'euros à 235 des 456 naufragés français, la compagnie Costa Crociere, propriétaire du paquebot Concordia qui s'est échoué le 13 janvier près d'une île italienne en faisant 32 morts, a choisi de solder la majeure partie de ses comptes de manière apaisée.

    Cet accord, qui prévoit le versement de 9000 euros à chacun des 235 naufragés du collectif, règle quasiment le contentieux entre la compagnie et les victimes françaises. Six Français avaient péri dans l'accident et 456 en avaient réchappé.

    Cet accord a permis de "trouver des solutions définitives, acceptables pour Costa ainsi que pour une immense majorité des naufragés, avant le premier anniversaire du drame", a expliqué Me Bertrand Courtois à l'AFP, satisfait que la compagnie soit entrée "dans une logique de solution apaisée".

    Les passagers ne renoncent pas à une action en justice

    Selon le décompte de Me Courtois, quelque 180 familles ont déjà accepté l'indemnisation de 11.000 euros proposée par la compagnie italienne, en échange de l'abandon de toute poursuite pénale ou civile, une vingtaine se sont jointes à une "class action" (plainte en nom collectif) aux Etats-Unis et une autre vingtaine poursuivent leur chemin seules.

    Les 235 naufragés restants, qui ont conclu un accord avec Costa Crociere le 17 avril, ont négocié une provision de 8.000 euros d'indemnité chacun, plus 1.000 euros de prise en charge de leurs frais de défense ou d'expertise. La compagnie a versé cette somme le 4 mai.

    Le protocole prévoit durant cinq mois une analyse des dossiers au cas par cas, afin d'évaluer plus précisément les préjudices subis par chacun.

    Par cet accord, les passagers gardent la possibilité de se tourner in fine devant les tribunaux. "Il n'y a aucune renonciation à rien, ils pourront tout à fait assigner la compagnie en justice s'ils le décident", a confirmé l'avocat.

    Quant à la proposition de 11 000 euros, en échange de l'abandon des poursuites, elle reste valable durant encore au moins sept mois, soit jusqu'à fin novembre, pour ceux qui ne parviendraient pas à trouver une meilleure indemnisation d'ici là.

    L'accord signé par le collectif risque fort d'influer sur une audience prévue mercredi devant le juge des référés du tribunal de grande instance de Nanterre.

    Quatorze naufragés qui avaient refusé l'indemnité de 11 000 euros et ne font pas partie du collectif ont en effet saisi le tribunal afin qu'il ordonne une expertise psychologique et le versement d'une provision de 50 000 euros chacun.

    Ces victimes, qui n'ont pas subi de dommage corporel lors de l'accident, souffrent d'un sérieux stress post-traumatique, selon leur avocate Me Laurie Franchitto.

    "Certains ont essayé de reprendre le travail mais n'y sont pas parvenus", expliquait-elle lundi à l'AFP. "Des enfants font des cauchemars. L'un de mes clients n'arrive pas à dormir plus de quatre heures la nuit."

    Au vu de l'accord rendu public mardi, l'audience risque fort d'être renvoyée.

    Neuf personnes poursuivies en Italie

    Lorsqu'il avait heurté un écueil devant l'île du Giglio en Toscane, en s'approchant trop près de la côte, le Costa Concordia transportait 4229 personnes de 60 nationalités différentes, dont 3200 touristes et un millier de membres d'équipage. La catastrophe a fait 32 morts, dont six Français.

    En Italie, où est conduite l'enquête principale, neuf personnes sont poursuivies dont le commandant du navire Francesco Schettino et son second, Ciro Ambrosio, pour homicides multiples par imprudence, naufrage et abandon de navire.

    En France, le parquet de Paris a diligenté une enquête préliminaire.


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