• recherches suspendues

    Dans les motivations de sa décision de le faire relâcher, la juge Valeria Montesarchio relève le maintien de "graves indices de culpabilité", notant qu'il n'a fait "aucune tentative sérieuse" de retourner "au moins à proximité du navire", après l'avoir quitté en pleine évacuation.

    Une fois descendu, a-t-elle noté, il est resté pendant des heures sur les rochers avec l'équipage à regarder les opérations de sauvetage.

    Pour sa part, le commandant a reconnu, selon les médias, avoir voulu faire effectuer au navire une sorte de parade aux abords de la côte. Il a nié toutefois avoir abandonné le bâtiment, disant, selon le Corriere, être tombé dans une chaloupe de sauvetage qu'il était en train de manoeuvrer pour aider les passagers dans l'évacuation et n'avoir pas pu remonter à bord.

    Afin d'expliquer son assignation à résidence, la juge a estimé qu'il n'y avait pas de risques de fuite, mais seulement de "dissimulation de preuves".

    A Meta di Sorrento, au sud de Naples, personne n'a vu rentrer chez lui Francesco Schettino, vers 02H30. Il s'est reclus dans son appartement à l'intérieur d'un petit immeuble dans une rue piétonne.

    Au village, la majorité de la population a pris fait et cause pour le commandant, issu du côté de sa mère d'une longue lignée de "loups de mer".

    Le journal Corriere della Sera a sorti de nouveaux éléments de l'enquête en vertu desquels il lui est reproché d'avoir "abandonné 300 personnes incapables de s'occuper d'elles-mêmes", dans une allusion aux enfants, handicapés et personnes âgées qui faisaient partie des 3.200 touristes à bord.

    Au Giglio, dès l'aube, deux équipes de plongeurs-scaphandriers de la marine avaient repris leur activité d'exploration de la partie submergée en perçant des trous à l'aide de mini-charges explosives. "Nous prévoyons d'ouvrir trois nouvelles brèches aujourd'hui", a indiqué à l'AFP le commandant Cosimo Nicastro, porte-parole des garde-côtes.

    Le capitaine d'un remorqueur, que des images télévisées ont montré immobilisé sur un brancard, a fait "un malaise sans doute dû au stress et à la charge de travail", selon Filippo Marini, un porte-parole des garde-côtes.

    Lundi, l'exploration de l'épave avait déjà dû être interrompue pendant trois heures à cause des vagues qui avaient fait glisser le Concordia, couché en équilibre sur des rochers, d'une dizaine de centimètres.

    Le bilan est actuellement de 11 morts dont cinq ont été formellement identifiés : deux touristes français, un Italien et un Espagnol, ainsi qu'un membre péruvien de l'équipage .

    Les autorités ont publié la liste de 28 personnes manquant encore à l'appel, 24 passagers - 13 Allemands, cinq Italiens, quatre Français, deux Américains - et quatre membres de l'équipage : un Italien, un Hongrois, un Péruvien et un Indien. Ce total inclut les six corps non identifiés dont un serait celui d'une touriste allemande.

    En raison notamment des oscillations du navire, les travaux de pompage des 2.400 tonnes de mazout, carburant dense et lourd, dont la présence fait craindre une marée noire, n'ont pas débuté.

    Max Iguera, porte-parole de la société Smit Salvage, chargée de pomper les 2.380 tonnes de carburant dans les vingt réservoirs, a "espéré pouvoir entamer dans quelques jours le pompage".

    "L'opération pourrait durer quelques semaines. C'est une opération compliquée, nous travaillons avec des mesures de sécurité rigoureuses", a-t-il averti.

    La société Costa Crociere a exprimé sa volonté de "continuer à collaborer avec les autorités pour soutenir les opérations de sauvetage, de mise en sécurité du navire, en s'assurant qu'il n'y ait aucun impact environnemental".

    Une tempête continuait de se déchaîner sur le web contre le commandant du Concordia, décrit par d'autres officiers de marine comme "trop exubérant et casse-cou".

    Des extraits de l'enregistrement d'une de ses conversations téléphoniques avec la capitainerie du port au moment de la catastrophe sont diffusés partout.

    D'une voix hésitante, il fait d'abord croire à son interlocuteur qu'il est à bord alors qu'il a déjà quitté le navire, puis il refuse de remonter.

    "Remontez à bord, bordel de merde", lui intime Gregorio De Falco, de la capitainerie du port de Livourne, exaspéré et scandalisé.

    Le Concordia qui avait commencé deux heures et demie plus tôt une croisière en Méditerranée à partir de Civitavecchia, au nord de Rome, a heurté un rocher vendredi vers 21H30 (20H30 GMT), à moins de 500 mètres de l'île du Giglio.

     

    orange.fr 18/01/2012 à 16:47

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