• 10h22le21.02

    le 21.01.2012 à 8h23 -orange.fr AFP.

    Naufrage du Concordia: reprise des recherches sur l'épave, les familles se recueillent

    Les recherches ont repris vendredi en début de soirée sur l'épave du Concordia, qui se déplace de plusieurs millimètres toutes les heures, tandis qu'une poignante cérémonie a réuni sur l'île du Giglio des proches des personnes mortes dans le naufrage.

     

    "Le navire s'est stabilisé et les recherches sont en train de recommencer dans la partie supérieure" du paquebot, celle qui est émergée, une vingtaine de personnes étant toujours portées disparues, a annoncé à l'AFP Alessandro Busonero, porte-parole de la marine italienne.

    La décision de reprendre l'exploration de l'épave, interrompue toute la journée, a été prise à l'issue d'une série de réunions qui ont permis de constater qu'elle s'était stabilisée.

    Nous avons vérifié que les oscillations qui ont eu lieu la nuit dernière n'étaient pas un mouvement continu", a indiqué aux journalistes sur place Cosimo Nicastro, porte-parole des garde-côtes.

    Pour la partie sous l'eau, qui est "plus dangereuse" et dont sont chargés notamment les scaphandriers de la marine de guerre, "nous évaluerons demain (samedi) les données sur la position du bateau, et s'il est toujours stable, les plongeurs entreront pour inspecter le pont numéro trois et voir si nous y trouvons encore quelqu'un".

     

    "Nous espérons qu'il y a encore des personnes vivantes, au moins dans la partie émergée du bateau. Si les recherches continuent, cela signifie que nous avons encore de l'espoir", a-t-il ajouté.

    Dans l'après-midi, une émouvante cérémonie s'est déroulée sur l'île toscane, où des familles de quelques-unes des victimes se sont rendues en bateau près de l'épave pour y lancer des fleurs avant de se recueillir pour des prières dans la petite église locale.

     

    Le bilan encore provisoire est de 11 morts, dont huit ont été identifiés (quatre Français, un Italien, un Espagnol, un Péruvien et un Hongrois), et 21 personnes sont portées disparues, dont une majorité d'Allemands, ainsi que des Italiens, des Français, des Américains, une Péruvienne et un Indien.

    M. Nicastro a aussi évoqué le risque de pollution lié à la présence de plusieurs milliers de tonnes de mazout dans les réservoirs du navire. "La première phase a été d'entourer le navire de bouées flottantes, puis arrivera dans les prochains jours un bateau-citerne pour pomper le fioul", a-t-il dit.

    Une troisième opération "encore à l'étude" pourrait consister en "un ancrage du navire pour éviter qu'il ne coule", a-t-il ajouté.

    Des experts de Smit Salvage, la société néerlandaise qui devra procéder au pompage du carburant, se sont déclarés prêts à entamer l'opération.

    "On était déjà prêt hier, mais on attend le feu vert des autorités. Nous sommes en train de procéder aux derniers réglages", a dit à l'AFP un de ses représentants, Rene Robben.

    Cette opération est urgente car, si elles se déversaient dans la mer, les 2.400 tonnes de carburant provoqueraient une marée noire dans l'archipel toscan, classé réserve naturelle pour la qualité de sa flore et de sa faune.

    En début de soirée, le conseil des ministres réuni à Rome a décidé de décréter l'état de catastrophe naturelle dans la zone.

    Le gouvernement, qui prévoit aussi un durcissement de la réglementation sur la circulation des navires aux abords des côtes, a nommé le chef de la Protection civile italienne, Franco Gabrielli, commissaire extraordinaire pour gérer la situation d'urgence liée au naufrage.

    "Nous devons nous préparer au pire", a averti Leonardo Marras, le président de la province de Grosseto, dont dépend l'île du Giglio, qui envisage de se constituer partie civile dans la procédure judiciaire en cours.

    Mais selon les spécialistes, il serait dangereux d'effectuer le pompage - une opération très compliquée - tout en réalisant les recherches.

    En attendant, la société propriétaire du navire, Costa Crociere, a continué d'accabler son commandant, Francesco Schettino, accusé par la justice italienne d'homicides multiples par imprudence, naufrage et abandon de navire, pour lesquels il encourt jusqu'à 15 ans de prison.

    Il a menti à ses responsables à terre en expliquant la situation, a estimé vendredi le patron de la société, Pier Luigi Foschi, qui a aussi annoncé la clôture d'une procédure d'embauche de 20 personnes.

    Le commandant "ne nous a pas dit la vérité", a déclaré M. Foschi. "Malheureusement, l'équipage lui non plus n'a pas reçu les informations exactes de sa part sur la gravité de la situation", a-t-il déploré.

    La justice et la société-mère du navire, qui lui a retiré toute protection juridique (ce qui signifie qu'il doit désormais payer lui-même son avocat), reprochent aussi à M. Schettino d'avoir énormément tardé à reconnaître la gravité de la situation.

    Placé en détention peu après le naufrage, il a été assigné à résidence mardi, dans sa maison à Meta di Sorrento, au sud de Naples, sur la Côte amalfitaine. Son avocat a annoncé vendredi un recours contre cette décision.

    Depuis leur retour au pays natal, des membres philippins de l'équipage ont multiplié les témoignages accablants pour le commandant, qui selon l'aumônier de bord, le père Taffaele Malena, a "pleuré comme un enfant" dans ses bras après la tragédie.

    "Sa faute est d'avoir abandonné le bateau alors que l'équipage, dont nous les Philippins, s'efforçait de sauver les passagers", a déclaré Benigno Ignacio, un cuisinier du navire, au journal Philippine Daily Inquirer.

    Des passagers rescapés ont raconté que nombre de chaloupes surchargées n'avaient pu être manoeuvrées qu'avec l'aide de serveurs ou de cuisiniers - des "anges philippins", disent certains survivants - transformés en marins improvisés.

    Pour mieux comprendre le déroulement de la tragédie, la police a été chargée par le parquet de rechercher toutes les vidéos tournées à bord par des passagers avec leurs téléphones portables. Une dizaine ont déjà été récupérées.


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  • Costa Concordia : les recherches reprennent dans la partie émergée

    le 20 janvier 2012 à 08h47 , mis à jour le 20 janvier 2012 à 18h27 TF1

    L'espoir de retrouver des survivants dans le paquebout échoué, notamment un couple de Français dont on est toujours sans nouvelle, diminue d'heure en heure. Les recherches ont repris, vendredi, uniquement dans la partie émergée. Les scaphandriers ne pourront entrer en action que samedi matin.

     


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  • 20/01/2012 à 19:46 Orange.fr

    Naufrage du Concordia : reprise des recherches sur l'épave, les familles se recueillent

    Les recherches ont repris vendredi en début de soirée sur l'épave du Concordia, qui se déplace de plusieurs millimètres toutes les heures, tandis qu'une poignante cérémonie a réuni sur l'île du Giglio des proches des personnes mortes dans le naufrage.

    disparition

    "Le navire s'est stabilisé et les recherches sont en train de recommencer dans la partie supérieure" du paquebot, celle qui est émergée, une vingtaine de personnes étant toujours portées disparues, a annoncé à l'AFP Alessandro Busonero, porte-parole de la marine italienne.

    La décision de reprendre l'exploration de l'épave, interrompue toute la journée, a été prise à l'issue d'une série de réunions qui ont permis de constater qu'elle s'était stabilisée.

    "Nous avons vérifié que les oscillations qui ont eu lieu la nuit dernière n'étaient pas un mouvement continu", a indiqué aux journalistes sur place Cosimo Nicastro, porte-parole des garde-côtes.

    Pour la partie sous l'eau qui est "plus dangereuse" et dont sont chargés notamment les scaphandriers de la marine de guerre, "nous évaluerons demain les données sur la position du bateau et s'il est toujours stable, les plongeurs entreront pour inspecter le pont numéro trois et voir si nous y trouvons encore quelqu'un".

     

    Dans l'après-midi, une émouvante cérémonie s'est déroulée sur l'île toscane, où des familles de quelques-unes des onze personnes ayant péri se sont rendues en bateau près de l'épave pour y lancer des fleurs avant de se recueillir pour des prières dans la petite église locale.

    M. Nicastro a aussi parlé du risque de pollution lié à la présence de plusieurs milliers de tonnes de mazout dans les réservoirs du navire. "La première phase a été d'entourer le navire de bouées flottantes, puis arrivera dans les prochains jours un bateau-citerne pour pomper le fioul", a-t-il dit.

     

    Une troisième opération "encore à l'étude" pourrait consister en "un ancrage du navire pour éviter qu'il ne coule", a-t-il ajouté.

    Des experts de Smit Salvage, la société néerlandaise qui devra procéder au pompage du carburant, se sont déclarés prêts à entamer l'opération.

    "On était déjà prêt hier, mais on attend le feu vert des autorités. Nous sommes en train de procéder aux derniers réglages", a dit à l'AFP un de ses représentants, Rene Robben.

    Cette opération est urgente car, si elles se déversaient dans la mer, les 2.400 tonnes de carburant encore contenues dans les réservoirs provoqueraient une marée noire dans l'archipel toscan, classé réserve naturelle pour la qualité de sa flore et de sa faune.

    En début de soirée, le conseil des ministres réuni à Rome a décidé de décréter l'état de catastrophe naturelle dans la zone. Le gouvernement devait aussi annoncer un durcissemnt de la réglementation sur la circulation des navires aux abords des côtes.

    "Nous devons nous préparer au pire", a averti Leonardo Marras, le président de la province de Grosseto, dont dépend le Giglio, qui envisage de se constituer partie civile dans la procédure judiciaire en cours.

    Mais selon les spécialistes, il serait dangereux d'effectuer le pompage - une opération très compliquée- tout en réalisant les recherches.

    Car 24 personnes au total manquent encore à l'appel : 12 passagers allemands, cinq Italiens, deux Français, deux Américains et trois membres de l'équipage, un Italien, un Péruvien et un Indien.

    Les sauveteurs n'ont pour l'instant récupéré que onze corps dont huit ont été formellement identifiés: il s'agit de ceux de quatre touristes français, d'un Italien, d'un Espagnol, et de deux membres de l'équipage, un Péruvien et un Hongrois.

    En attendant, la société propriétaire du navire, Costa Crociere, a continué d'accabler son commandant, Francesco Schettino, accusé d'homicides multiples par imprudence, naufrage et abandon de navire, délits pour lesquels il encourt jusqu'à 15 ans de prison.

    Il "n'a pas été honnête" avec ses responsables à terre en expliquant la situation, a estimé vendredi le patron de la société, qui a aussi annoncé la clôture d'une procédure d'embauche de 20 personnes.

    "Il y a une enquête. Personnellement, je pense qu'il n'a pas été honnête avec nous. Je n'ai pas d'éléments pour dire s'il était lucide ou non. Je pense qu'il était perturbé d'un point de vue émotionnel, il voyait sa créature, son navire, couler devant lui", a déclaré Pier Luigi Foschi.

    La justice et la société-mère du navire qui lui a retiré toute protection juridique (ce qui signifie qu'il doit désormais payer lui-même son avocat) reprochent aussi à M. Schettino d'avoir énormément tardé à reconnaître la gravité de la situation.

    Placé en détention peu après le naufrage, il a été assigné à résidence mardi, dans sa maison à Meta di Sorrento, au sud de Naples, sur la Côte amalfitaine, mais son avocat a annoncé vendredi un recours contre cette décision.

    Depuis leur retour au pays natal, des membres philippins de l'équipage ont multiplié les témoignages accablants pour le commandant, qui selon l'aumônier de bord, le père Taffaele Malena, a "pleuré comme un enfant" dans ses bras après la tragédie.

    "Sa faute est d'avoir abandonné le bateau alors que l'équipage, dont nous les Philippins, s'efforçait de sauver les passagers", a déclaré Benigno Ignacio, un cuisinier du navire, au journal Philippine Daily Inquirer.

     

    Des passagers rescapés ont raconté que nombre de chaloupes surchargées n'avaient pu être manoeuvrées qu'avec l'aide de serveurs ou de cuisiniers -des "anges philippins", disent certains survivants- transformés en marins improvisés.

    Pour mieux comprendre le déroulement de la tragédie, la police a été chargée par le parquet de rechercher toutes les vidéos tournées à bord par des passagers avec leurs téléphones portables pendant la tragédie. Une dizaine ont déjà été récupérées.

    L'Union européenne s'est récemment dotée d'une législation qui rend les armateurs directement responsables en cas d'accident de leurs navires, mais elle n'entrera pas en vigueur avant fin 2012 et ne sera donc pas applicable dans le cas du Concordia.

     


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  • 14h34 vendredi 20 janvier 2012 - orange.fr

    Naufrage : réunion d'urgence après la suspension des recherches

    recherche20janvier2012Une réunion d'urgence s'est ouverte vendredi sur la petite île italienne du Giglio pour décider de la suite des opérations autour de l'épave du Concordia, où les recherches ont dû une nouvelle fois être suspendues en raison de mouvements dangereux du navire.

     

     

    Marine de guerre, garde-côtes, pompiers, carabiniers, policiers... Toutes les autorités concernées sont réunies pour déterminer la marche à suivre au sujet de ce navire échoué depuis son naufrage il y a une semaine, dans la soirée du 13 janvier, qui a fait onze morts et une vingtaine de disparus.

    "La poupe se déplace d'environ 7 mm par heure, tandis que la proue se déplace d'environ 15 mm/h", a indiqué vendredi à l'AFP le service de presse de la Protection civile.

    "Il y a une instabilité du navire, donc les sauveteurs ne peuvent pas descendre", a expliqué à l'AFP un représentant de la Marine, Alessandro Busonero.

    "Les sauveteurs étaient au travail sur le navire pendant la nuit quand le bateau s'est déplacé. Les recherches ont été immédiatement suspendues", a ajouté un autre porte-parole des garde-côtes, Filippo Marini.

     

    La réunion doit permettre aussi d'étudier les pistes en vue de stabiliser l'épave. En attendant, un robot sous-marin explore ses alentours pour "déterminer les points d'appui du navire", selon Luca Cari, porte-parole des pompiers : les images qu'il enregistre seront ensuite analysées à terre.

    Des experts de Smit Salvage, la société néerlandaise qui devra procéder au pompage du carburant, participent également à cette réunion.

    "Nous sommes prêts à entamer les opérations. On était déjà prêt hier, mais on attend le feu vert des autorités. Nous sommes en train de procéder aux derniers réglages", a dit à l'AFP un de ses représentants, Rene Robben.

    Cette opération est urgente car, si elles se déversaient dans la mer, les 2.400 tonnes de carburant encore contenues dans les réservoirs provoqueraient un désastre écologique dans l'archipel toscan, classé réserve naturelle, pour la qualité de sa flore et de sa faune.

    Mais selon les spécialistes, il serait dangereux d'effectuer le pompage -une opération très compliquée- tout en réalisant les recherches.

    Or, 24 personnes au total manquent encore à l'appel : 12 passagers allemands, cinq Italiens, deux Français, deux Américains et trois membres de l'équipage, un Italien, un Péruvien et un Indien.

    Les sauveteurs n'ont pour l'instant récupéré que onze corps dont huit ont été formellement identifiés : il s'agir de ceux de quatre touristes français, d'un Italien, d'un Espagnol, et de deux membres de l'équipage, un Péruvien et un Hongrois.

    Des familles angoissées -dont plusieurs ont fait vendredi le voyage jusqu'au Giglio- attendent donc toujours de connaître le sort de leurs proches.

    En attendant, la société propriétaire du navire, Costa Crociere, a continué d'accabler son commandant, Francesco Schettino, accusé d'homicides multiples par imprudence, naufrage et abandon de navire, délits pour lesquels il risque jusqu'à 15 ans de prison.

    Il "n'a pas été honnête" avec ses responsables à terre en expliquant la situation, a estimé vendredi le patron de la société.

    "Il y a une enquête. Personnellement, je pense qu'il n'a pas été honnête avec nous. Je n'ai pas d'éléments pour dire s'il était lucide ou non. Je pense qu'il était perturbé d'un point de vue émotionnel, il voyait sa créature, son navire, couler devant lui", a déclaré Pier Luigi Foschi dans une interview accordée au Corriere della Sera.

    La justice et la société-mère du navire reprochent à M. Schettino d'avoir énormément tardé à reconnaître la gravité de la situation.

    Placé tout d'abord en détention, il a été depuis assigné à résidence, dans sa maison à Meta di Sorrento, au sud de Naples, sur la Côte amalfitaine, mais son avocat a annoncé vendredi son intention d'intenter un recours contre cette décision.

    Depuis leur retour au pays natal, des membres philippins de l'équipage ont multiplié les témoignages accablants pour le commandant.

    "Sa faute est d'avoir abandonné le bateau alors que l'équipage, dont nous les Philippins, s'efforçait de sauver les passagers", a déclaré Benigno Ignacio, un cuisinier du navire, au journal Philippine Daily Inquirer.

    Eugen Pusyo, steward sur le Costa Concordia, a admis que le commandant Francesco Schettino avait sauvé des vies en amenant le bateau tout près du rivage après l'accident. Mais "il a commis l'erreur de quitter le navire immédiatement, bien avant que tous les passagers aient été évacués", souligne l'homme au Manila Bulletin.

    "Les passagers commençaient à paniquer et la plupart ne portaient pas de gilet de sauvetage", a-t-il ajouté, décrivant des scènes de chaos sur les ponts.

    "On avait l'impression d'être sur le Titanic (...). On a balancé quelques enfants dans les canots afin qu'ils puissent être sauvés", a précisé le steward.

    Des passagers rescapés ont raconté que nombre de chaloupes surchargées n'avaient pu être manoeuvrées qu'avec l'aide de serveurs ou de cuisiniers -des "anges philippins" disent certains survivants- transformés en marins improvisés.

    Des témoins ont raconté aux magistrats la décision de Francesco Schettino de changer d'itinéraire pour se rapprocher du Giglio, "une manoeuvre gravement imprudente et inconsidérée", dénonce la juge Valerio Montesarchio, dans l'acte officiel assignant le commandant à domicile.

    Le conseil des ministres italien devrait adopter dans la journée des mesures pour réglementer plus sévèrement la circulation des navires aux abords des côtes. Il devrait également officiellement prononcer l'état de catastrophe naturelle dans cette zone.


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    le 19 janvier 2012 les recherches continuent

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