• Sabine témoigne - sa nuit d'horreur

    Sa nuit d'angoisse sur le paquebot

    naufrage du concordia, la passagère de simorre témoigne

    Les 
rescapés gersois du Costa Concordia, de gauche à droite, Philippe 
Siria-Rocca, Sabine Gastambide (tous deux de Simorre), Cédric et 
Nathalie Pastre, de Pellefigue./Photo DDM, Marc Gianetti.
    Les rescapés gersois du Costa Concordia, de gauche à droite, 
Philippe Siria-Rocca, Sabine Gastambide (tous deux de Simorre), Cédric 
et Nathalie Pastre, de Pellefigue./Photo DDM, Marc Gianetti.
    Les rescapés gersois du Costa Concordia, de gauche à droite, Philippe Siria-Rocca, Sabine Gastambide (tous deux de Simorre), Cédric et Nathalie Pastre, de Pellefigue./Photo DDM, Marc Gianetti.
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    Sabine, une Simorraine, était sur le Concordia qui, en fin de croisière, s'est échoué près des côtes italiennes de Giglio. Elle raconte sa nuit d'angoisse, de peur et d'horreur… abandonnée par l'équipage du paquebot.

    Elle parle, s'emballe parfois, laisse échapper sa colère à d'autres moments…

    la voix est cassée par l'émotion, par instants les sanglots la rendent inaudible : Sabine Gastambide s'exprime sans retenue, pour évacuer le stress, dit-elle.

    Elle n'oubliera jamais sa terrible nuit sur le Costa Concordia. Cette Simorraine, avec trois autres Gersois et deux amis de la Creuse, auraient dû terminer leur croisière hier soir. Tout s'est arrêté dans la peur, la violence et la tragédie, vendredi, vers 21 h 30.

    « Nous avions mangé au premier service et nous étions dans un bar du côté du théâtre. Il y a eu un bruit sourd. Tous les verres, les tables et les chaises sont tombés. On a paniqué. » Sabine, qui à l'habitude des croisières, a aussitôt compris qu'il ne s'agissait pas de houle. « On est vite monté au dernier étage.

    On était incrédule. La côte était toute proche, pas plus de 300 m. S'il n'y avait pas eu le rocher, je crois qu'on aurait percuté le petit port de l'île de Giglio. » Aussitôt, Sabine a revu les images du Titanic.

    Le groupe d'amis a décidé de ne pas se séparer. Ils passent chercher Nathalie, enceinte, qui dort dans sa cabine. « On était dans le noir, on a pris les escaliers, les ascenseurs étaient bloqués avec des gens à l'intérieur. » Le groupe n'a pas oublié de prendre ses gilets de sauvetage. « Notre référent sur le bateau a parlé d'une petite avarie, et puis le capitaine l'a appelé et il est parti, comme tous les gradés. »

    Le groupe des six Français remonte sur le pont, s'approche d'une chaloupe. Il n'y a plus de marin, seulement les serveurs et les cuisiniers des restaurants. Ce sont eux qui vont s'occuper des embarcations de sauvetage. Une heure trente après le choc, la descente commence. « C'était l'horreur. On a cru mourir à plusieurs reprises. La chaloupe se coinçait contre le paquebot. On poussait avec des rames.

    On est monté, redescendu. C'était interminable. » Finalement, au bout d'une heure d'efforts, l'embarcation, dont le moteur a eu des difficultés pour démarrer, se dirige vers le port de Giglio avec 150 personnes à bord. A terre, l'accueil n'est pas ce que pourraient espérer des naufragés.

    « Aucune porte ne s'ouvre, les habitants nous ignorent. Un bar a levé son rideau. Il nous vendait le café 3 €, ceux qui ne pouvaient pas payer devaient reposer la tasse. Des Français qui étaient sur un voilier, dans le port, ont été les premiers à nous porter secours. On a tout de même eu droit à une couverture en fin de nuit. »

    Ces images d'horreur tournent en boucle dans sa tête. « Même en le racontant, on ne peut pas s'imaginer ce que c'était… » Sabine ne peut s'empêcher d'égrainer des chiffres, vendredi 13, les 100 ans du Titanic. Mais aussi cette indignation de n'avoir jamais vu le moindre marin ou officier leur venir en aide. Aussi, lorsque, à Nice et Marseille, elle est prise en charge, elle a presque eu peur de voir autant de sauveteurs.


    L'autre couple

    Nathalie et Cédric Pastre, qui vivent à Pellefigue, étaient avec Sabine et son compagnon sur le Concordia, ils y avaient fait la connaissance de Fabien et Aurélie, originaires de la Creuse. Pour Nathalie, qui attend un enfant dans quelques semaines, l'angoisse a été multipliée et se poursuit toujours. Les six Français vouent une éternelle reconnaissance à ces serveurs et cuisiniers, qui leur ont permis de quitter le bateau, eux, les exploités dans leur travail.

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