• Costa Concordia : Une rescapée raconte à melty.fr l'enfer du naufrage

    par le 2/03/2012 15:56 | Dans l'actualité Infos

     

    Lors de la conférence de presse sur le Costa Concordia, melty.fr a pu interviewer Geneviève Bourgeois, qui était à bord du navire lors du drame. Elle nous a raconté l'enfer du naufrage, voici ses propos.

    Lors de la conférence de presse qui s'est tenue aujourd'hui à propos du Costa Concordia, une rescapée du naufrage a raconté à melty.fr son expérience du drame. Ce 13 janvier 2012, Geneviève Bourgeois dinait aux alentours de 21h au restaurant du navire de croisière, en compagnie de son mari. Un premier choc se fait sentir, mais le discours des membres de l'équipage se fait rassurant.

    "Tout va bien" entend-on dans les haut-parleurs. Mais soudain, le navire bascule et c'est alors que "tout a valsé", raconte-t-elle, "Gens, tables, chaises entassées les uns sur les autres". "L'horreur", dit-elle encore. La panique commence à gagner Geneviève Bourgeois. Elle se retrouve sur le pont n°4, devant les chaloupes qui sont fermées par un cadenas, c'est alors que l'électricité s'éteint. Quand on lui demande si l'équipage l'a aidé à évacuer, elle répond : "les cuisiniers".

    Les officiers, le commandant en tête, n'étaient pas là, et n'ont même pas donné l'ordre d'évacuation. Enfin, les chaloupes se sont ouvertes, et l'enfer commence : "les gens hurlaient, ils se sont jetés dessus".

    Très émue, Geneviève nous raconte comment, une fois installée dans un de ces canots bondés, "des jeunes hurlaient, et ont refoulé une femme avec son enfant", une image qui la hante encore. De plus, l'équipage ne sait pas manier les chaloupes, "on a été projeté dans le vide en deux étapes". C'est une image qui ne la quitte plus. Le drame a commencé vers 21h15, ce n'est qu'à minuit et demi qu'elle parvient à la terre ferme.

     Costa  Concordia conférence de presse Paris Croisère Croisière 
naufrage indemnité procès justice

    Geneviève Bourgeois a raconté cette terrible expérience à Melty.fr

    Quand on lui demande pourquoi elle s'est associée à la procédure américaine qui réclame 400 millions d'euros à Costa Croisière, une indemnité beaucoup plus forte que celle prévue par la société, elle dit à propos de l'offre de la compagnie de payer 11 000 euros par passagers : "Aucune considération avec cette somme". On lui demande alors si c'est une affaire d'argent ? "Je vous le donne si vous voulez ".

    Non, ce qu'elle veut, c'est "taper là où ça fait mal", les faire "cracher", pour que les gens soient "considérés", pour montrer qu'une "vie humaine, ça compte". En effet, elle raconte qu'arrivée à terre, elle n'a même pas eu de chaussures sèches, ni de la nourriture, ni vêtements, "on n'est pas des bêtes" commente-t-elle.

    Après ce drame, Geneviève Bourgeois a eu huit jours d'arrêt de travail de la part de son employeur, mais cela n'a pas suffi. En effet, elle confie avoir eu des problèmes pour se concentrer au travail parfois, ainsi que des troubles du sommeil qui l'ont forcé à prendre un traitement. Pour elle, le commandant du Costa Concordia est "responsable des 32 morts, il aurait fallu nous faire évacuer". Elle conclut ainsi : "on a souffert, et on souffre encore". A côté d'un tel traumatisme, l'indemnisation de Costa Croisière apparait en effet bien maigre, qu'en pensez-vous ?


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique