• Un couple d'Altiligériens

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    Par Stéphane Marcelot

    Un couple d'Altiligériens a survécu au naufrage du Costa Concordia

    Ils étaient partis pour une croisière de bonheur. Ils n'ont failli ne jamais revenir. Anne-Marie et Jean-Marc Royer ont vécu l'apocalypse, en Italie, sur le paquebot Costa Concordia. Ils racontent.

    « Plus nous y pensons, plus nous nous disons que, en 2012, cela n’aurait jamais dû arriver. Avec l’accent qui est mis sur la sécurité, toutes les instructions de navigation qui sont données… » Et pourtant. Anne-Marie Royer a bien vécu l’inimaginable, aux côtés de son mari Jean-Marc, dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 janvier.

    Originaire de Bas-en-Basset, le couple s’était offert un voyage de rêve en Méditerranée, à bord d’un gigantesque paquebot de luxe, le Costa Concordia. Partis avec deux amis Altiligériens, ils ont vu leur baptême de croisière stoppé net, alors qu’ils étaient en train de dîner, au restaurant. « Parfois, nous nous regardions lorsque nous sentions que des vagues secouaient le navire. Mais là, c’était différent, un énorme choc qui a bloqué le bateau.

    Des verres, des assiettes sont tombés par terre. Des gens se sont coupés, certains sont tombés. Beaucoup criaient et commençaient à paniquer ». Les quatre amis remontent dans leurs chambres et attrapent leurs gilets de sauvetage.

    « On nous avait promis un exercice d’évacuation sous 48 heures, que nous n’avons jamais vu », se remémore Anne-Marie Royer, pour qui les passagers étaient « livrés à eux-mêmes. Les membres de l’équipage, nous ne les avons jamais vu. On nous a juste dit de rester dans les chambres, les portes ouvertes. Pour nous, il n’en était pas question, car c’était rester dans un cercueil ».

    Peu à peu, géant paquebot s’incline dangereusement. « Certaines chaloupes étaient impossibles à décrocher. C’était impensable, mais nous avons fini à l’eau. Je ne le voulais pas, mon mari m’a pris par la main et m’a rassuré. 

    Nous avons nagé sur 200 mètres, avant d’atteindre un rocher. Nous n’avons pas été blessés en atteignant le rivage. C’est une chance, si je puis dire, que la mer était calme ce soir-là. Dès lors, nous nous sommes mis à chercher nos amis, que nous n’avons pas trouvés immédiatement. Dans ce cas-là, lorsque vous êtes à la recherche d’un proche, les minutes sont très longues.

    Et puis, il y avait ce monstre couché dans l’eau, nous voulions à tout prix fuir de là, car nous nous disions qu’il pouvait exploser à tout moment ».
    Moins d’une semaine après le drame, Anne-Marie et Jean-Marc Royer ne cachent pas leur colère, dénonçant notamment l’attitude du commandant de bord (lire encadré) : « Nous essayons de comprendre la violence de cette personne qui a voulu nous tuer ».

    L’avocat d’un couple varois a annoncé le dépôt d’une plainte contre le groupe Costa Croisières. Ses clients, Patrice et Tatiana Vecchi, ont lancé un collectif de victimes qui devrait réunir une centaine de noms. Anne-Marie Royer les a récemment contacté. « Ils nous ont donné les modalités de plainte à déposer. Ce qui s’est passé est indigne. Ce capitaine, il s’est pris pour Dieu le père ».

     

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